mercredi 12 juillet 2017

lundi 3 juillet 2017

école L'ANGELUS, l'avis de GOLIAS




Golias Hebdo n' 485 semaine du 15 au 21 juin 2017




Les méthodes particulières
de l'Angélus



Gino 

Hoel



On peut comprendre la volonté
du précédent gouvernement de
contrôler davantage les écoles
hors contrat ! La Conférence
des évêques de France (CEF)
s'y était opposée car se voulant
défenseuse de la liberté en
matière d'enseignement (quel
discernement !). Ces écoles hors
contrat dans la sphère catholique
sont en vérité de réels refuges
intégristes où la République
est vomie. Pétain loué,
l'Ancien Régime magnifié...


L’Obs (01/06) a consacré un dossier

conséquent, du reste, à ces établissements

qui ressemblent comme deux gouttes d'eau bénite à ceux du XIXe siècle, dans lesquels une idéologie anti-Lumières" et une relecture - pour ne pas dire une révision -de l'Histoire sont enseignées. Ce qui était en tout point mis en place par le P. Spinoza, 46 ans, dans son école L'Angélus de Presly (Cher) où il sévissait comme responsable. Avec malgré tout certaines spécificités : des faits de « maltraitances et d'abus sexuels »2 perpétrés sur des jeunes, selon le procureur de la République de Bourges. Résultats ?

Le bahut est fermé et les élèves en vacances. Mais cela ne fait pas les affaires de Mgr Maillard, archevêque couard de Bourges, 74 ans, lequel avait donné quitus à cet établissement il y a dix mois après avoir incardiné le prêtre accusé en 2015 et qu'il continue de défendre (en bottant en touche) ! Vivement la retraite l'année prochaine ! D'autant que le P. Spinoza n'est pas un inconnu ! Il était le « directeur pédagogique » de l'école Saint-Projet de Bordeaux, au coeur de la polémique en 2010 dans l'émission diffusée sur France 2, « Les Infiltrés ». Mgr Maillard devrait ou aurait dû regarder un peu plus la télévision... Hors contrat et aux mains de l'Institut du Bon Pasteur (IBP) de l'abbé Laguérie, lefebvriste rallié à Rome. cette école - en raison de ses enseignements erronés et négationnistes -suscita quantité de questionnements sans

trop faire réagir la hiérarchie, en premier lieu le cardinal-archevêque de Bordeaux­-Bazas, Mgr Ricard, la main bénissante en toutes circonstances pour tous. Vannée de cette diffusion, le P. Spinoza fut expatrié dans le Cher, dans le diocèse de Bourges, repaire de ce que l'intégrisme et le traditionalisme catholiques font de mieux. Le Berry est si tranquille! Dans un bâtiment appartenant à le P. Spinoza mit en place une école hors contrat - L'Angélus -, qui accueillait une centaine de garçons de la primaire à la terminale lors de sa fermeture. Mais en 2013, on ne sait trop ce qui arrive : le P. Spinoza rompt avec l'IBP, crée la Fraternité enseignante des Coeurs de Jésus et Marie (FECJM) sous la coupe de l'abbaye bénédictine archi-tradi de Randol (Puy-de-Dôme) et le bâtiment passe de l'IBP à la FECJM ! Que de miracles accomplis en si peu de temps !

En 2015. le P. Spinoza fut incardiné à Bourges et son archevêque donna sa bénédiction à son école l'été dernier, la reconnaissant comme catholique. Cela dura moins d'une année : elle a désormais baissé I:, rideau sur décision administrative. En effet, la préfecture de Bourges, « au titre de la protection de l'enfance »' a fermé l'établissement en raison de « caresses et massages pour le moins inappropriés » sans compter les « coups de la gifle à un peu plus», des « privations de nourriture» et la punition du « poireau » : « On laisse un jeune d un endroit, avec obligation de rester là on il est debout sans bouger et peut-être même la nuit ». dixit le procureur.

Mais si l'on en croit Mgr Maillard, très en-deçà de ce que l'on aurait pu attendre de la part d'un évêque dans le contexte ambiant et visiblement ignorant des pratiques de cet établissement en dépit de son autorisation, « quand même ému et déçu parce que cela touche à une école (...). il ne faut pas non plu; qu'on se projette en justicier avant que l'enquête n'ait pu avoir lieu », expliquant le plus sérieusement possible à propos des faits relatés par le procureur pourtant étayés visiblement : « Alors tout de suite, le gros mot "agressions sexuelles", très lourd dans le climat actuel dès qu'on parle des prêtres te ne dis pas que ce n'est pas grave ! Faudra voir " Cela parait pourtant tout vu! Manifestement, l'archevêque de Bourges est totalement dépassé par les événements, presque indifférent par rapport à ces faits, alors qu'il s'agit de ses ouailles malmenées par un prêtre qu'il a lui-même cautionné. A moins qu'il ne s'agisse de camoufler ses propres imperfections, pour ne pas dire son inaptitude à discerner convenablement ce qui est catholique ou non ? Il est, finalement, à l'image de beaucoup d'évêques qui s'aperçoivent bien que les prières pour les vocations ne fonctionnent pas et font donc appel à des communautés tradi et charismatiques (parfois les deux en même temps, comme à Cambrai la maison diocésaine a été confiée à une communauté brésilienne de laïcs consacrés aux visées conservatrices), pour sauver les apparences et maintenir des structures inadaptées au temsp présent. Pauvre Eglise encore et toujours prisonnière de ces clercs dépourvus d'imagination !
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