lundi 25 février 2019

ésotérisme, thérapies non conventionnelles...

Afin de ne pas alourdir nos informations, nous regroupons certaines sous le signe de la même problématique.


A Aubenas en Ardèche, nos correspondants nous signalent la tenue du salon du bien-être sous l'égide d'Ardèche bien-être .
Sont annoncés nombre de praticiens donc pour la plupart nous ne comprenons pas a priori la spécialité. Puis des plus connues: Entre autres, psycho généalogie, géobiologie . Pour la plupart, il est difficile de se faire une idée devant la complexité des dénominations des spécialités.

Il s’est tenu également à Paris un Salon vivez nature, l’un de nos adhérents s'y est rendu. Astrologie, géobiologie, EFT, des disciplines que nous connaissons et sur lesquels nous nous sommes déjà interrogés.

Nous signale également en Haute Saône l’association RAYONNANCE
Dans le Haut-Rhin, Eveillance 
 Dans le Jura, Metanoia39
En Meuse, FAYLINN 

Parfois on nous signale une immixtion des thérapeutes dans la vie privée, parfois on nous signale, seulement si l'on peut dire par inquiétude face a des méthodes thérapeutiques non conventionnelles.

Les témoignages d’intrusion dans la vie privée restent exceptionnels et ne nous permettent absolument pas, vu leur nombre infime d'en tirer des conclusions.

Nous l'avons rappelé, lors d’un dernier conseil d’administration, la liberté de conscience est énoncée par les rédacteurs de la déclaration universelle  des droits de l'Homme. Et nous avons été unanimes à constater que l'ésotérisme n’était pas constitutif d’un délit.

Cependant, devons nous estimer que lorsque l'ésotérisme guide des soins à la personne, nous  devons intervenir afin d’éviter que des êtres humains soient exposés à un danger pour leur santé ? 

Ou devons-nous nous en tenir à la situation exposée par l’expert au procès de la ferme des deux soleils : toute thérapie d’ordre psychologique induit une relation d’emprise mentale.  Quand on entre en thérapie, on se met dans une situation de faiblesse, on raconte sa vie, ce qu’on garde pour soi, ses faiblesses. Cette relation d’emprise doit s’accompagner de la confiance dans son thérapeute. Il y a abus de faiblesse quand le thérapeute se mêle de la vie réelle du patient en dehors des séances.

Devons-nous dans ce cas considérer que  notre domaine d’action doit se limiter à ce type d’emprise ? Et considérer que d’autres organismes ont pour mission de traiter des thérapies non scientifiques ? 



Ce pourrait être une piste pour notre prochaine rencontre le 11 mai ? 

1 commentaire:

  1. Bonjour,
    Je me suis rendu en octobre 2018 dans un salon du bien-être, qui se tenait dans le cadre d'Octobre Rose!!!! Il y a avait des représentantes de 2 associations contre le cancer à qui j'ai remis une texte de l'UNADFI, un autre de la Miviludes et demandé si cela ne les dérangeait pas trop de cautionner ce type de manifestation qui met carrément des malades du cancer ou les membres de leur famille en danger avec toutes ces charlataneris. J'ai interrogé chaque participante (il n'y avait pas d'hommes, excepté celui qui vendait du thé avec son épouse, et d'un adjoint au maire qui se "bidonnait" devant le stand de sous-vêtements destiné aux femmes opérées d'un cancer du sein). L'une d'entre elles a eu un grand-père qui les soignait en leur palpant le cou, et a pris la suite, soit elles ont suivi des formation ultra courtes et coûteuses, comme cette jeune femme qui pratique l'anneau gastrique "virtuel" après une demi-journée de stage vendue 600 euros ou cette autre qui me met dans les mains un livre écrit par un physicien sur l'énergie quantique....Comme cette autre jeune femme qui après un burn out professionnel vend de l'énergie et les fleurs de Bach. Il faut aller dans ces salons, enregistrer discrètement les entretiens et distribuer les textes mettant en garde contre ces pratiques, relever les brochures et flyers puis faire un topo de la visite et le poster à la Miviludes. A partir du moment où un maire autorise ce type de manifestation, on ne peut rien faire juridiquement. Par contre, si on envoie des comptes-rendus à la Miviludes, ils vont peut-être finir par se bouger..Cela ne sert à rien de se plaindre que ces salons existent sans rien faire. Il faut agir devant leur multiplication due à la loi LOLF qui oblige les municipalités et tous les lieux associatifs à trouver des financements pour bénéficier d'un certain nombre de subventions. Par exemple, les directeurs d'auberge de jeunesse accueillent des cours de méditation organisés par des groupes signalés par la Miviludes et rattachés à une religion alors que dans la charte, il est bien spécifié que la neutralité ou la laîcité est la régle pour tous.FRODON

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