mardi 29 septembre 2026

Thérapies de conversion : une étude du Centre intercantonal d'Information sur les Croyances (Genève).


Le Centre intercantonal d'Information sur les Croyances (CIC), à Genève, n'a pas exactement les mêmes objectifs que nous. Ce n'est pas une association, mais une fondation publique.

Accueil - CIC

Il dispose d'une abondante documentation et il n'est pas rare que certains de ses travaux nourrissent nos recherches ; nous l’en remercions.

Pour nos lecteurs, nous reproduisons ci-dessous un communiqué de presse daté du 8 septembre 2026 et le lien vers la synthèse d'un rapport que le centre vient de rendre public.

Il s’agit des «thérapies de conversion» en contexte religieux et spirituel:


"CIC  COMMUNIQUÉ DE PRESSE 8 septembre 2026 

 Une recherche inédite du CIC confirme l’existence de « thérapies de conversion » en contexte religieux et spirituel dans les cantons de Vaud et de Genève. Le Centre intercantonal d’information sur les croyances (CIC) publie la synthèse et le rapport d’une recherche menée entre 2023 et 2026, dans le cadre d’un mandat de l’État de Vaud, du Canton de Genève et de la Ville de Genève. 

 L’étude établit l’existence de pratiques visant à modifier ou à réprimer l’orientation affective et sexuelle ou l’identité de genre en contexte religieux ou spirituel. Depuis 2019, ces pratiques font l’objet d’un débat croissant dans les sphères médiatiques, politiques et législa tives suisses. 

 Pour objectiver le phénomène, le CIC a mené 41 entretiens semi-dirigés, une quinzaine d’observations directes et une ethnographie en ligne portant sur plus de 70 vidéos et 30 podcasts, complétés par une analyse documentaire approfondie. Par ailleurs, 18 personnes ayant subi ces pratiques et des proches ont témoigné directement auprès du CIC. « Notre étude établit sans ambiguïté que des pratiques visant à modifier ou à ré primer l’orientation affective et sexuelle ou l’identité de genre existent bel et bien dans les cantons de Vaud et de Genève », relève Dre Manéli Farahmand, directrice de la recherche. Aucune tradition religieuse ou spirituelle n’est totalement à l’abri, mais l’enquête relève une prédominance dans certains milieux chrétiens (évangéliques, ou réformés d’orientation évangélique, catholiques traditionalistes et charismatiques) — cette prédominance chrétienne traduisant avant tout les réalités démographiques et institutionnelles suisses au regard du religieux —, ainsi que dans des espaces à tendance New Age ou de spiritualités holistiques, tels que des « soins » visant des « réaligne ments énergétiques ». 

 Les témoignages recueillis révèlent un impact humain sévère et durable – ce que corroborent les études scien tifiques internationales. « Le mécanisme à l’œuvre est celui d’une culpabilité redoublée. Nombre de victimes arrivent déjà habitées par un sentiment de faute lié à leur orientation sexuelle, sentiment que vient redoubler l’échec des tentatives de modifications », soulignent les auteurs et autrice du rapport, Philippe Gilbert, Dr Mischa Piraud et Dre Manéli Farahmand. Ce mécanisme peut conduire, dans les cas les plus graves, jusqu’à des idées suicidaires voire des suicides. 

 Le rapport souligne en outre que ces pratiques ne forment pas un bloc homogène, mais s’inscrivent dans un continuum. Dans les représentations courantes des « thérapies de conversion », l’attention se porte principalement sur les dispositifs les plus visibles et médiatisés, tels que le programme Torrents de vie. Ceux ci ne constituent toutefois que la partie émergée d’un ensemble plus vaste de pratiques, souvent moins visibles. Elles prennent notamment la forme de lectures dirigées ; de prières avec imposition des mains ; d’accompagnements spirituels où, sous couvert d’écoute, la personne est amenée à percevoir son orientation comme le « symptôme d’un traumatisme » ou d’un « dysfonctionnement affectif » ; de séances de délivrance ou d’exorcismes ; de « soins énergétiques » ou holistiques censés « réaligner » les énergies masculines et féminines ; ou encore de cercles de parole qui renforcent une vision essentialiste et exclusive du genre. En érigeant la binarité de genre et l’hétérosexualité en normes naturelles ou divines, cette vision conduit à traiter toute orientation ou identité non conforme à ces normes comme un « désordre », un « déséquilibre », un « non-alignement » ou une « blessure ». Elle exclut et pathologise ainsi les personnes concernées, et peut produire des effets réprimants dont les témoignages recueillis par le CIC documentent l’impact. 

 L’enquête révèle enfin des réseaux transnationaux, constitués d’une mobilité vers la France ou les États-Unis, et des figures internationales invitées à donner des confé rences en Suisse romande. Elle souligne aussi une présence en ligne déterminante, vecteur de standardisation et de diffusion de ces discours à l’échelle transnationale, où les algorithmes de recommandation renforcent mutuellement les contenus au sein d’une même bulle internet. 

 Le Canton de Vaud a interdit ces pratiques et leur promotion par l’article 71a de la loi sur la santé publique, entré en vigueur le 1er février 2025 ; Neuchâtel (2023) et le Valais (2024) ont légiféré dans le même sens. À Genève, un amendement au projet de loi a été présenté par le Conseil d’État en mai 2026 et doit être examiné par le Grand Conseil. 

 Au niveau européen, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté, en janvier 2026, une résolution invitant ses États membres, dont la Suisse, à interdire ces pratiques. Sur la base de ces résultats, le CIC prépare une brochure de sensibilisation ainsi que des recommandations à l’intention des autorités religieuses, des membres de communautés religieuses ou spirituelles, des proches et des professions de la santé et du social. « Reconnaître l’existence de ces pratiques conduit enfin à penser l’ac cueil des personnes qui en sont victimes », conclut l’équipe du CIC. 

 RENSEIGNEMENTS Dre Manéli Farahmand, direction de la recherche, CIC maneli.farahmand@cic-info.ch Dr Mischa Piraud, coordination scientifique, CIC mischa.piraud@cic-info.ch Philippe Gilbert, chercheur principal, CIC philippe.gilbert@cic-info.ch COMITÉ SCIENTIFIQUE Marta Roca i Escoda (Professeure, SSP-Unil) Philippe Gonzalez (Professeur, SSP-Unil) ANNEXE • Synthèse du rapport de recherche • Rapport de recherche complet (accessible sur demande)" 






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mardi 18 août 2026

Enseignement hors contrat, quelques décisions de justice récentes.

 

Au cours du mois de juillet 2026, deux établissements appliquant la méthode Steiner Waldorf ont fait l'objet de décisions de la juridiction administrative.

Tout d'abord, nous avions avisé nos lecteurs de la suppression par la mairie de Strasbourg des subventions accordées à l’« école Michaël » et à la crèche associative « Les bons amis ». Ces deux suppressions ont fait l'objet de procédures distinctes. Concernant l'école, la procédure en cours ne répondait pas à une situation d'urgence et il n'y a pas encore de jugement.

En revanche, la crèche s'est pourvue devant le juge des référés qui a suspendu la décision de la ville de Strasbourg. L'affaire n'est pas encore jugée sur le fond mais, dans l'urgence, le juge a estimé que le retrait du financement était entaché d'illégalité.

« En l’état de l’instruction, le moyen tiré de ce que le conseil municipal était seul compétent pour refuser de subventionner l’association le Jardin d’enfants « Les Bons Amis » est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige. Par suite, il y a lieu d’ordonner la suspension de son exécution. »

En effet, l'acte administratif n'avait pas été précédé d'une délibération du conseil municipal. Nous tiendrons nos lecteurs au courant des développements ultérieurs.

Nous avions rendu compte il y a quelques mois des procédures consécutives à l'arrêté de fermeture de l'école « l'Arrosoir » en Ardèche, pris par le préfet du département.

Nous redonnons ci-dessous le lien vers notre billet de blog qui comportait les décisions judiciaires du tribunal administratif de Lyon et du conseil d'État en procédure d'urgence. L'arrêté préfectoral fermait purement et simplement l'ensemble de l'établissement. Le préfet s'appuyait sur les rapports d'inspection et sur la constatation que les visites de l'administration n'avaient pas permis que l'établissement remédie aux manquements constatés. En conséquence, seul le niveau correspondant à l'école maternelle pouvait continuer à fonctionner, les inspecteurs n'y ayant pas relevé de manquement. Dans l'urgence toujours, le Conseil d'État avait confirmé le jugement pris à Lyon.

https://pedagogie-waldorf.fr/2026/07/24/une-victoire-trop-tardive-pour-lecole-larrosoir/

 Ci-dessus le lien vers la page où la fédération des écoles Steiner Waldorf explique la procédure.

Elle fournit un extrait de la mise en demeure que l'école l’Arrosoir a reçu le 4 décembre 2024 :

« Concernant le domaine des langages pour penser communiquer, rendre quotidiennes les activités de lecture, écriture, de grammaire, orthographe de vocabulaire et les relations entre elles permanente de la classe de CP. Ces activités systématiques permettent d'acquérir et de perfectionner la maîtrise du code alphabétique et la mémorisation des mots. La place de l'écrit, dès le CP, doit être renforcé, les élèves doivent copier davantage, écrire des textes de nature différente (rédaction d'une phrase en réponse à une question, formuler une question, rédiger un texte court dans différentes disciplines), être capable de réviser améliorer l'écrit qu'ils ont produit ».

La fédération cite également un rapport d'inspection consécutif à une visite en mars 2025 :

« Or, en classe de CM2, les élèves doivent maîtriser le geste d'écriture, progressivement appris par des activités de motricité fine et de graphisme maternel et l'apprentissage du geste d'écriture dès le CP, écrire sur des cahiers de lignage Seyes ordinaire. Ces constats attestent d'un manque d'apprentissage progressif dans l'écriture depuis le CP, et donc le manque d'activité systématique permettant d'acquérir et de perfectionner la maîtrise du code alphabétique et la mémorisation des mots ».

 

Le désaccord entre la fédération et l'administration nous semble pouvoir se résumer ainsi : aux yeux de l'administration, il est impossible que les enfants puissent acquérir à l'issue de leur scolarité le socle de connaissances prévues par le code de l'éducation.

 

Mais la fédération des écoles Steiner Waldorf reproche à l'administration de ne pas respecter la liberté pédagogique qui devrait être la sienne du fait qu'elle n'a pas contracté avec l'État. Selon elle, l'administration exige qu'il n'y ait pas trop d'écart entre les méthodes utilisées dans les écoles publiques et celles pratiquées par les écoles indépendantes.

Le conseil d'État avait statué en procédure d'urgence en novembre 2025 :

« Il ressort que l'enseignement dispensé ne garantissait pas l'acquisition progressive par les élèves de cette école du socle commun de connaissances requis. »

Voilà pour le premier point.

La fédération soulève une autre question : le jugement du tribunal administratif de Lyon aurait constitué une victoire judiciaire, l'illégalité de l'arrêté préfectoral de fermeture ayant été reconnu sur le fond. Nous ne ressentons toutefois pas la teneur de cette décision judiciaire de cette manière. Elle nous semble dans le droit fil de celles prises auparavant en référé, c'est-à-dire en procédure d'urgence. En effet, la fermeture du niveau un (maternelle) est le seul point qui a permis d'annuler l'arrêté préfectoral. La fermeture des niveaux supérieurs n'est pas remise en cause.

C'est l'ensemble de cette procédure qui a fini par décourager l'équipe de l'école l’Arrosoir qui a décidé de fermer ses portes justes avant la publication du jugement.

En voici un extrait :

https://www.doctrine.fr/d/TA/Lyon/2025/TA2732099E9AFD4CDE72BE

« Pour décider de fermer l’école associative l’Arrosoir, le préfet de l’Ardèche s’est fondé sur le constat, notamment lors d’un contrôle du 25 mars 2025, de la persistance de différents manquements relatifs à l’enseignement dispensé par l’établissement qui avaient précédemment été identifiés et ayant fait l’objet d’une mise en demeure du 6 novembre 2024. Toutefois, les motifs de l’arrêté en litige comme d’ailleurs la mise en demeure sur laquelle cet arrêté se fonde n’ont trait qu’à des insuffisances prêtées aux enseignements dispensés aux élèves de l’établissement relevant des cycles 2 et 3 de l’école élémentaire. Alors que les activités et apprentissages destinés à près de la moitié des élèves de l’école qui sont scolarisés en maternelle ne font ainsi pas l’objet de griefs et que les dispositions de l’article L. 442-2 du code de l’éducation citées au point précédent permettent de ne fermer que certaines classes d’un établissement, les requérants sont fondés à soutenir qu’en prononçant la fermeture de toute l’école, le préfet de l’Ardèche a fait une inexacte application de ces dispositions. »

Nous comprenons une confirmation de la légalité de l’arrêté de fermeture des classes supérieures au niveau de la maternelle, mais l'illégalité de la fermeture complète de l'établissement. C'est tout.

 

À bientôt.

dimanche 19 juillet 2026

Scolarité en établissement d'enseignement privé hors contrat et défiscalisation : notre questionnement.

 

 

 

Notre attention a été attirée sur le fonctionnement financier de l’académie Saint-Louis, financée principalement par la Fondation du Bien Commun, présidée par Monsieur Stérin. Le directeur de cette structure n’est autre que le président du conseil d’administration de l’académie Saint-Louis. 

Lors d'une audition (lien ci-dessous), un sénateur s'est étonné du fait que le président du conseil d'administration n'était présent qu'à titre exceptionnel au sein de l'établissement. Il lui a été répondu, clairement, que la fonction de président du conseil d'administration se distinguait de celle de directeur, et que la responsabilité opérationnelle était déléguée à ce dernier.


Le quotidien suisse Le Temps a ouvert très récemment une édition française. 

Le 2 juillet dernier, il y a publié sous le titre :  "Je suis allée à l'étrange journée portes ouvertes de l' "école libre" du milliardaire ultra-conservateur français Pierre-Edouard Stérin", le reportage d'une journaliste qui s'est rendue à une journée destinée aux parents d'élèves .  La journaliste qui a visité l’établissement et posé ses questions de parent interessé, cite ainsi une réponse obtenue : ... les frais d'inscription réglés par les familles ne sauraient faire l'objet d'une déduction fiscale...  « Mais payer une association caritative, oui. (…) L'association récipiendaire accorde une bourse à l'un des élèves de Saint-Louis de Chales. Pas mon fils, un autre dont les parents auront fait la même chose que moi. Leur don servira, lui, à financer mon fils. Selon les revenus, cette défiscalisation peut donc réduire de 66 % l'addition en fin d'année pour les parents. "Le contact, c'est moi", m'a ainsi expliqué mon interlocutrice. Lorsque l'académie reçoit la bourse de l'association partenaire, "c'est moi qui me débrouille, je sais que ça vient de chez vous", insiste-t-elle en me lançant (…) ça ne vous fait payer que 34 % de la scolarité de votre enfant au lieu de payer 100 %". (…) Par le jeu des crédits d'impôt, l'État français aura donc financé aux deux tiers la scolarité de l'internat traditionaliste de mon fils » (…)

Le journal Libération a également traité le même sujet le 7 janvier 2026 : « À la différence du privé sous contrat, tenu de suivre les programmes officiels et de respecter le principe de laïcité en classe, le hors contrat ne reçoit pas de financement public. Même si en réalité, il en perçoit de manière indirecte, via les défiscalisations accordées aux dons. L’Académie Saint-Louis, comme d’autres établissements hors contrat, est soutenue financièrement par plusieurs fondations ».

Par ailleurs, dans le cadre d'une audition devant une commission sénatoriale, le président du conseil d'administration de Saint-Louis – directeur général de la Fondation du Bien Commun – arguait de son adhésion aux valeurs de la République et de son respect des lois en vigueur :

« Dans le cadre de la liberté d'enseignement que nous offre l'État français et dans le plein respect de la loi du 13 avril 2018 visant à simplifier et mieux encadrer le régime d'ouverture et de contrôle des établissements privés hors contrat, dite Gatel, nous sommes fermement attachés aux principes de la République française - liberté, égalité, fraternité. Depuis la genèse du projet, nous travaillons en lien étroit avec le rectorat de l'académie, la préfecture et le diocèse concernés. Nous entretenons d'ailleurs de bonnes relations avec l'administration, qui illustrent notre volonté constante de coopération, ainsi que la qualité du projet que nous portons, sous le contrôle rigoureux et régulier des autorités compétentes ».

Lors de la même audition, il s'est référé à l'éducation intégrale :

« Il m'a semblé important de rappeler, en toute transparence, notre vision de l'éducation intégrale, qui ne se limite pas aux résultats académiques, mais inclut le sport, les arts, les activités manuelles et la dimension religieuse, dans le cadre d'une école d'inspiration chrétienne. Elle vise l'épanouissement et le plein potentiel de l'élève ».

Mais en même temps, on ne sait trop si, du fait de l'érection en principe à valeur constitutionnelle de la liberté d'enseignement, il préfère le cadre du hors contrat qui préserve totalement sa liberté pédagogique, ou s'il envisage de solliciter la contractualisation qui lui permettrait de recevoir le financement public. « Lorsque les Académies Saint-Louis auront atteint cinq ans d'existence, nous pourrons envisager de déposer une demande de contrat avec l'État ».


Ces informations nous amènent à quelques questionnements.

Est-ce que l'éducation intégrale dont se prévaut le président du conseil d'administration de l'académie serait compatible avec les contraintes qui s'imposent à un établissement sous contrat ? Dès le moment où des financements publics sont accordés, l'école est tenue d'accueillir tous les enfants sans discrimination et à garantir leur exercice de la liberté de conscience.

Par ailleurs, si le quotidien Le Temps évoque un mécanisme de défiscalisation suspecté de contourner la loi, et Libération le principe des financements indirects par les dons, nous ne disposons pas des précisions nécessaires. Quelle association caritative couvrirait ce circuit ? Nous n'avons donc pas été en mesure de vérifier les dires de ces deux organes de presse. D'après le directeur de la Fondation du Bien Commun, interrogé par la même commission sénatoriale, ni Saint-Joseph Éducation, ni la Fondation pour l'École, n'apporteraient de concours financiers à l'académie, mais ils seraient représentés au conseil d'administration.

Le dispositif décrit par le journal Le Temps pourrait être considéré comme illégal dans la mesure où un don ne peut donner lieu à un avantage fiscal que s'il est effectué sans contrepartie. En l'état, nous ne disposons pas des éléments de preuve nécessaires pour affirmer qu'il y aurait eu une irrégularité dans le financement. Nous n'avons pas été témoins, notamment, de la tenue des propos rapportés par la journaliste. De plus, l'existence d'un procédé qui permettrait de contourner la loi interdisant le financement d'établissements hors contrat n'a pas été évoquée lors de l'audition devant les sénateurs par le président du conseil d'administration.

Cependant, comme toujours, nous partageons nos questionnements avec nos lecteurs. 

Comme nous ne manquerons pas de partager aussi tout complément d'information qui nous parviendrait.

Lien vers l'audition devant la commission du Sénat :

Audition des Académies Saint-Louis

Commission d’enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé et des risques en matière d’influence, d’absence de transparence financière et d’entrave au fonctionnement de la démocratie.

Mardi 31 mars 2026 :



À bientôt.



dimanche 12 juillet 2026

Au salon du paranormal et du bien-être.


6 et 7 juin 2026.

Dans une grande salle en périphérie de Vesoul (Haute-Saône), un salon du paranormal et du bien-être.

Nous nous y trouvons dans une ambiance d'ailleurs tout à fait calme, devant les exposants aux profils fort divers. Des voyants, kinésiologue, praticiens d'une méthode de massage qui prodigue des soins sur des tables qu'on trouve généralement dans les cabinets de kinésithérapeutes…

Nous y sommes allés pour vous renseigner sur les « disciplines » présentées.

Tout d’abord, une praticienne s'adresse aux femmes et aux enfants de zéro à 12 ans. Sur le tract qu'elle met à disposition des visiteurs, un message : elle est là pour libérer l'individu de ses chaînes invisibles. Il est question de « transgénérationnel », « corps », et « énergétique ». C'est sommes toutes un discours souvent entendu. Nous avons consulté son site Internet pour en savoir plus. Oui, elle se définit comme une thérapeute, elle se réfère aux constellations systémiques et familiales. À côté de son activité thérapeutique, elle propose également une « boutique bien-être ». Sur sa page Facebook, elle offre la possibilité de participer à des cercles de femmes, mais rien ne laisse supposer le moindre lien avec le « féminin sacré ». Ces cercles semblent plutôt avoir un objectif à allégation thérapeutique.

Sont également proposées plus loin, des séances de « constellations familiales », pour un nombre restreint de participantes. Il s'agit selon l'organisatrice de « thérapie émotionnelle énergétique ». Elle présente sur son site, cette fois-ci, son parcours : elle aurait travaillé dans le secteur médico-social avant d'être attirée par « la compréhension de l'humain ». Elle ne semble pas se prévaloir d’une formation professionnelle validée ou universitaire

Une autre exposante est spécialisée en « accompagnement féminin ». Elle propose notamment des parcours bien-être, quelle que soit la météo, en début de nuit à la lampe torche, des « cercles de femmes autour du feu », ou des « stages ritu'elles femmes sauvages ». Son objectif étant également de « libérer des peurs, blocages et croyances limitantes ». Pour en savoir plus, nous avons consulté sa page Facebook. Elle propose de l'art thérapie et du modelage. Elle promeut la sylvothérapie en montrant une personne en train d'éteindre un énorme arbre. Nous n'avons pas non plus trouvé de référence académique, cela ne signifie pas qu'il n'y en ait aucune mais elles ne sont pas visibles. Sur le flyer distribué sur son stand, il est également question de « cercle de femmes autour du feu ». Et sur sa table d'exposition, près de ce slogan, « osez briller » une petite pancarte, « féminin sacré ».

Une autre exposante propose la « formation conscience énergétique ». Chacun (e) et invité à découvrir son « propre cheminement intérieur ». Trois modules sont proposés, au sein de chacun d'entre eux, on retrouve le pendule, des exercices de sophrologie, de la géobiologie, des voyages astraux. Elle propose également sur son site de soigner les animaux avec la nature, mentionnant notamment la naturopathie, la communication animale et le magnétisme. Toujours sous toutes réserves, nous n'avons pas trouvé de formations académiques ou universitaires.

Un autre « énergéticien » propose thérapie familiale, coaching de vie, connexions avec les éléments et les êtres de la nature visible et invisible, initiation à la kabbale (connexions au divin) etc. Sur sa page Facebook, il propose également des journées de développement personnel, des retraites spirituelles et des séances énergétiques magnétisme.

C'est plus qu'un stand que propose la « technique manuelle somato émotionnelle » qui semblerait se rattacher à une conception « holistique » : « le corps vu dans sa globalité physique, mentale et émotionnelle ». Plusieurs modules sont proposés, notamment « mémoires émotionnelles actuelles et passées ». Nous ne pouvons ici insister sur les diverses phases de cette thérapie. Nous conclurons sur une interrogation : plusieurs tables de massage étaient adjacentes au stand et des praticiens manipulaient des visiteurs allongés. Nous ne disposons pas des compétences médicales pour déterminer s'il existait un danger lorsque des massages étaient pratiqués par des non professionnels. C'est un ancien kinésithérapeute qui a créé la méthode. La formatrice qui semble la référente dans la région est restée longtemps pédicure podologue en libéral. Au fil des années, elle a eu « envie d'approfondir la notion de globalité dans le soin » nous ne pouvons savoir a priori si elle a été formée dans une école de kinésithérapie.

Le site Internet mentionne la compréhension des « problématiques liées au transgénérationnel » les « tracas liés au mal-être, deuil, enfant intérieur (?) » Le stress, les émotions. La méthode est censée agir sur quatre plans, physiques, neurovégétatif, émotionnel et mental. L'objectif est une « reprogrammation positive » du sujet. Sur la page Facebook de l'intervenante qui se présente comme thérapeute psycho corporel, il est fait mention d'un salon en Saône-et-Loire en 2024 ou sa technique voisinait avec le Reiki, les bols tibétains ou la kinésiologie. Si le concepteur de cette méthode a pratiqué la kinésithérapie, est-ce que cette référence prouve l'innocuité ou l'efficacité de cette pratique ? Quelles sont les compétences des thérapeutes qui la proposent au public ? Nous n'avons pas en l’état les moyens de donner une réponse claire.

Citons encore une kinésiologue, une neuro thérapeute qui pratique l'EMDR pour détacher les traumatismes et la libération des sentiments négatifs, et… des voyants.

Sans compter une mutuelle d'agents de la fonction publique territoriale, dont la présence en ce lieu nous interroge. 

L'ambiance était fort calme et on aurait du mal à déceler le moindre trouble à l'ordre public. Mais le moins qu'on puisse dire, c'est que l'absence de références scientifiques, universitaire ou académique étonne. Nous n'avons pas l'habitude d'affirmer sans preuve tangible. Dans un sens comme dans l'autre, nous n'en avons pas eu. Alors, des questions restent sans réponse. Est-ce que les « thérapies » proposées sont de nature à retarder éventuellement le recours aux soins qui ont reçu une validation universitaire ? Et est-ce que la relation qui s'instaure entre tout soignant et tout patient lors d'une prise en charge thérapeutique est susceptible, en l'absence de cette validation scientifique, de donner lieu à une emprise ? La question, même si nous n'apportons pas de réponse péremptoire faute de connaître le parcours de clients de ces « thérapeutes », se pose et il était dans notre mission d'en rendre compte à nos lecteurs.

Nous ne nous sommes pas intéressés à la partie « paranormal » « esprits et entités ».

Organisé par la société d’événementiel Heleanoe, le salon du bien-être & du paranormal tourne dans tout l’est de la France.

Salon Bien-Être & Paranormal de Vesoul à Vesoul du 6 au 7 juin 2026 | HarmoniPro

Le paranormal au salon de Vesoul - HELEANOE

HELEANOE - Organisateurs d'événements


À bientôt.

 

 


vendredi 26 juin 2026

Un communiqué de la Ville de Strasbourg - subventions aux établissements relevant de la pédagogie Steiner-Waldorf -




La Ville de Strasbourg communique : une crèche qui met en œuvre la pédagogie Steiner Waldorf et l'école Michael, qui applique la même méthode, voient leurs subventions municipales annulées. L'école est sous contrat simple. Contrairement aux établissements qui ont signé un contrat d'association, les écoles sous contrat simple peuvent bénéficier de subventions de la part des communes, mais ces subsides restent facultatifs.


Ci-dessous le communiqué de la mairie :  (lien vers le site)

 

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Le compte rendu du conseil municipal du 18 mars 2024 révèle une subvention à hauteur de 42 104 € accordée à l'école Michael.

 

 

Un an après, le 17 mars, le même compte rendu ne mentionnait plus cette école. La précédente municipalité, qui n'a pas été reconduite cette année, l'avait suspendue.




La municipalité récemment élue a donc supprimé une subvention déjà suspendue.


La fédération des écoles Steiner et l'établissement scolaire concerné contestent la légalité de cette décision. "L’École Michaël et le Jardin d’Enfants Les Bons Amis prennent acte de la décision de la Ville de Strasbourg, notifiée le 4 juin 2026, de mettre fin à leurs subventions municipales. Convoqués dès le lendemain matin à une réunion avec les services municipaux, les deux établissements contestent fermement la légalité de cette décision municipale et y voient une rupture d'égalité de traitement".


France3 grand-Est : 

Pourquoi la ville de Strasbourg retire des subventions publiques à une école dispensant la pédagogie alternative Steiner

ici Strasbourg :

Strasbourg : après la fin de la subvention de la ville, le jardin d'enfants "les bons amis" peut perdre son agrément - ICI

Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) :

Strasbourg. École Michaël : un recours contre la fin des subventions municipales


Nous vous tiendrons informés des suites.

À bientôt.




samedi 20 juin 2026

L' exposition duplicable du CLPS circule, nous pouvons toujours la mettre à disposition !

 



Au forum de l'accès au droit, 21 mai 2026, cité judiciaire de Mont-de-Marsan




Le 6 juin 2026, au siège du Conseil national des associations familiales laïques, exposition affichée depuis plusieurs mois




Hôpital de Vallon Pont d'Arc (Ardèche), 23 avril 2026
 

Clic ci-dessous:

 



À bientôt.