mardi 3 novembre 2020

Au sujet de notre billet du 26 octobre 2020 - la Mascarade : voici notre après-coup.





Nous avions annoncé à nos lecteurs que nous reviendrions sur le récent billet consultable ci-dessous en date du 26 octobre.

Voici alors le second temps. C’est le temps de la réflexion, du partage de nos interrogations, et des mises au point.

Ce billet sur un groupe de parents de la région lyonnaise qui avait réalisé un clip joué par des enfants majoritairement et qui se terminait  par une vue de tous ces personnages jetant à terre  leurs masques destinés à une poubelle a été très lu, et très reproduit sur les réseaux sociaux.

Nous nous étions efforcés, comme habituellement, de susciter la réflexion du lecteur plutôt que d’agresser en mots. Nous citions et nous restions sur du factuel. Nul jugement, nul qualificatif de notre part mais un partage d’interrogations sur cette vidéo qui nous avait interpellés.

Fidèles à notre souci d’exactitude, nous avons quelques heures à peine après la mise en ligne, rajouté le lien qui précisait quelle était la nature exacte du rapport de ce collectif de parents avec le mouvement colibris.

Ce groupe de parents, sur lequel nous n’avons trouvé aucune  information, a publié sur une plate-forme que le mouvement colibris met à disposition de toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans ses valeurs.

Cette plateforme, « La Ferme à Wiki », précise bien ici : https://colibris-wiki.org/?CestQuoi

« Colibris n'est en rien responsable des contenus postés dans les wikis créés sur ce site. L'association se permettra de supprimer des contenus voire des wikis qui lui paraîtront inappropriés. »

Puisqu’elle y a perduré, cette vidéo n’a donc pas paru inappropriée à l’association Colibris. Ce qui a priori ne signifie pas que l’ensemble de cette association cautionne les refus de contraintes sanitaires.

A voir, à suivre…

Ce groupe de parents rhodaniens renvoie également à Silvano Trotta, que nous avions évoqué lors de l'émission youtube avec Crèvecœur, Tal Schaller et Casasnovas, et à son association bon sens.

A noter que le groupe colibri d'Orléans, via sa page Facebook, promeut avec vigueur ce collectif de parents lyonnais dans des termes sans équivoque : bravo et merci. 

Le groupe colibri de Toulouse reprend également le même clip avec un commentaire dénué de toute ambiguïté : face à cette folie délirante, s’unir, agir, vivre.

Sur d’autres pages Facebook géré par des groupes colibris, il n’était pas fait mention de ce collectif de parents ni du clip.

Notre conclusion: nous n’irons pas affirmer que l'association colibris est engagée en tant que telle dans ce refus des mesures sanitaires, mais nous ne pouvons que constater qu'il  lui a quand même rendu service en l'hébergeant sur sa plate forme et que parmi les groupes colibri, l'appel rencontre un certain écho qu’il est toutefois difficile de mesurer avec exactitude.

Devons-nous faire d’autres évocations ?

Une personnalité importante du mouvement anthroposophique, qui dirige une structure conforme aux enseignements de Steiner, a publié sur sa page Facebook une affiche au contenu très  comparable, celle d’un collectif de parents  opposé aux précautions sanitaires. Il y ajoute la photographie d’une affiche instituant le couvre feu… du temps de l’occupation allemande .

Un étudiant qui se réclame de la doctrine de Steiner prône quant à lui la désobéissance civile et le refus du port du masque, de l’interdiction des regroupements, assimilés d’après ses dires, à un délire. À cet appel à la « désobéissance civile », il  joint une recommandation de ne pas payer les amendes.

Une troisième personne, qui défend la mouvance steinerienne, membre ou sympathisant des institutions anthroposophes, reproduit également cette affiche placardée... en 1944.

Nous ne mentionnons pas ici pas les identités des personnes physiques: car si nous réfutons vigoureusement un contenu et un mode d'action, en toutes circonstances nous respectons les personnes et nous nous interdisons toute attaque ad hominem.

Nous remarquons par ailleurs que sur la crise sanitaire en cours le site du Goetheanum fournit un avis inspiré de la médecine Steinerienne , Nous notons que la page en question ne comporte pas d’appel à la désobéissance. 

 "Mais pourquoi les virus liés au monde animal deviennent-ils dangereux pour l’homme ? Nous faisons actuellement subir aux animaux d’indicibles souffrances : les abattages massifs, les expériences menées sur les animaux de laboratoire, entre autres, engendrent des douleurs auxquelles est livré sans défense le monde animal. Cette souffrance peut-elle avoir des conséquences qui modifient les virus indigènes de l’organisme animal ? Nous avons l’habitude de ne prendre en considération que le plan corporel et de le voir en général séparé du plan de l’âme".

Nous ne pouvons pas affirmer que l’ensemble du mouvement anthroposophique   appellerait es-qualité à une action de désobéissance face aux contraintes sanitaires. 

Aether news traite également du coronavirus sans préconiser la désobéissance mais promeut les préceptes anthroposophiques à partir de l'exemple d'une clinique:   

« La médecine conventionnelle continue majoritairement à se laisser guider par la pathogenèse : c’est ce qui nous rend malades, donc le virus, qui doit être anéanti. Dans la perspective salutogénique, ce dont il s’agit, c’est de développer l’immunité en face de la maladie. Nous devrions passer du concept pathogénique au concept salutogénique. Dans cette perspective familière à la médecine anthroposophique, il est bon que les personnes plus jeunes soient contaminées les premières, pour construire une immunité collective et à terme, protéger les personnes plus âgées. Les arguments avancés dans de nombreux débats sur la vaccination sont la clé, ici aussi. »

Alors nous nous interrogeons.

Si formellement, ni l’association Colibris, ni la mouvance steinerienne en elle-même, ne peuvent être taxés de réticence militante aux directives des autorités sanitaires, il nous semble fondé de s’interroger sur l’existence possible d’une certaine porosité aux thèses anti-directives sanitaires.

Ainsi leur accueil sur une plateforme Colibris relève-t-il d’une très, très grande ouverture d’esprit ou d’une plasticité torsadée ?

Nous restons pour aujourd’hui avec cette interrogation sans à-priori et invitons nos lecteurs à s’interroger avec nous.

Nous y reviendrons.

jeudi 29 octobre 2020

rencontre du CLPS, l'enseignement hors contrat, la convention internatio...

L'intervention d'Hélène LECLERC , de la Ligue des droits de l'Homme à notre rencontre annuelle est maintenant disponible en format vidéo, plus facile à consulter.

 LA VOICI..

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lundi 26 octobre 2020

utilisation d’enfants pour un appel anti-masques. La Mascarade

Lundi 26 octobre 2020

Hier il y a eu 52010 cas positifs au coronavirus signalés en France



Colibris : utilisations d’enfants pour un appel anti-masques.



Aujourd’hui nous vous proposons un arrêt sur image. Ou plutôt un arrêt sur clip vidéo.

Nous invitons nos lecteurs à se rendre sur ce site

https://colibris-wiki.org/mascarade/?PagePrincipale


et à visionner cette séquence vidéo à visée militante dans laquelle des enfants chantent et dansent :



LA MASCARADE


Evolution des distanciations
Abolition de ces masques bidons
On en a marre
de ces lois bizarres
Révolution contre les canulars
Révolution contre les canulars

Et Ho Ha HA Ha HA
Et Ho Ha Ha HA HA

Nous étouffer et nous renfermer
Les masques sont là pour nous diviser
Personne ne doit nous l’imposer
Oser l’enlever c’est la liberté
Oser l’enlever c’est la liberté

Et Ho Ha Ha HA HA
Et Ho Ha Ha HA HA

La télé n’est pas vérité
Réfléchissez, réfléchissez
Voir des sourires et nous embrasser,
Nous embrasser, c’est bon pour la santé
Nous embrasser, c’est bon pour la santé

Et Ho Ha Ha HA HA
Et Ho Ha Ha HA HA

Nous chantons cette nouvelle chanson
Pour tous reprendre à l’unisson
Enlevons nos masques on aura gagné
Enlevons nos masques et la loi va changer
Enlevons nos masques et la loi va changer



A la fin du clip, en appui de l’appel, les enfants se débarrassent de masques chirurgicaux et les jettent dans une poubelle.

Il s’agit d’un site se réclamant très explicitement du mouvement Colibri. Cette page (lien) précise la nature des liens de ce collectif de parents avec le mouvement Colibri.

Ainsi donc, ces jeunes enfants ont eu à apprendre et mettre en chorégraphie ce texte d’appel dans l’orbe du mouvement anti-masque, fut-il apparemment plus ou moins cantonné ici au refus du port par les enfants.

Ils ont été filmés et la vidéo diffusée sur un site tout public.

L’analyse approfondie des ressorts et des effets de cette méthode d’appel demanderait davantage de temps que celui dont nous disposons aujourd’hui.

Nous y reviendrons.


Prenez soin de vous et des autres.



mercredi 21 octobre 2020

TRIBUNE LIBRE: un courrier de Catherine Picard


 

 



La dilution de la Miviludes: transformation ou suppression à terme ?



Vernon, octobre 2020.




Après un engagement d’une vingtaine d’année de travail sur les sectes et la défense de leurs victimes, je me devais de faire le bilan alors que je me suis retirée de la présidence de l’UNADFI. Il est triste et amer.

C’est la transformation de la MIVILUDES en sous service d’un Comité au sein du ministère de l’Intérieur qui m’amène à remonter le temps pour tenter une explication au désengagement de l’Etat face aux sectes. J’ai opéré un relevé factuel qui me semble significatif de la désagrégation du sujet secte. J’ai certainement omis des faits mais tout texte est amendable.

A ce jour je n’ai pas de propositions mais je sais que malgré tout il faut poursuivre ce que nos convictions et nos valeurs nous ont poussés à faire.



***


Le 5 octobre 1994, 48 adeptes de la secte de l’Ordre du Temple Solaire sont retrouvés morts en Suisse. Le 23 décembre 1995, c’est au tour de 13 adeptes et trois enfants de deux, quatre et six ans d’être assassinés en France.

En trois ans, de 1993 à 1995, il y aura eu à travers le monde pas moins de 155 morts (suicidés ou assassinés), victimes des activités néfastes de gourous.


Depuis vingt ans les associations de victimes de pratiques sectaires se débattaient pour faire reconnaître la dangerosité de ces groupes aux pratiques attentatoires à la dignité de leurs proches. Il aura fallu ces drames pour que leurs alertes, leur travail de recherche, leur compilation de documents internes de ces sectes, soient pris en compte par les pouvoirs publics. Des élus politiques ont relayé le fruit de trop longues années d’indifférence.


Les années 1995-2002 ont été les plus offensives contre les sectes. Un consensus s’est établi de gauche à droite pour donner à cette problématique une visibilité, un cadre législatif, une organisation dans les services publics pour mailler le territoire et informer les différents secteurs d’activité (santé, éducation, justice, services de police…).


A cette époque on appelait « un chat, un chat ». Le titre du premier rapport parlementaire illustre cette volonté de nommer au plus juste le sujet : Les sectes en France. Le gouvernement engageait sa responsabilité en créant auprès du Premier ministre, la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS). Une offensive clairement énoncée. En 2002, la MILS deviendra MIVILUDES, Mission interministérielle de lutte contre les dérives sectaires, un glissement sémantique qui a donné lieu à débat.


Les grandes sectes ont été plus distantes à défaut d’être plus discrètes, elles ont modifié leur contenu en l’adaptant aux demandes de la société et de fait, leur manière de recrutement, et en s’aidant des nouvelles technologies de communication.

Leurs cadres et adeptes se sont éparpillés en créant à leur tour des groupes plus fluides, plus restreints et surtout en capacité de s’adapter aux modes d’une société qui s’individualise et se cherche : désir de bien être, soucis d’améliorer des traitements ou de les alléger, engagement militant contre les vaccins et la médecine, engagement politique dans le domaine de l’écologie… Baigné dans une atmosphère complotiste, il n’en fallait pas plus pour créer des officines tant lucratives que dangereuses pour les personnes les plus vulnérables.


A partir de 2004, on ne peut que constater un délitement du soutien institutionnel à toutes actions de vigilance vis-à-vis des phénomènes sectaires. . Le mouvement est lancé, le ton change au plus haut du sommet de l’État. Depuis les attaques n’ont cessé pour en arriver à la dislocation de la Mission, l’étouffement des associations par la coupe des subventions, l’abandon de la presse sur le sujet et sa banalisation dans la société. Que faire quand on perd à la fois l’action des pouvoirs publics, le soutien des médias et de la société dans un contexte ou d’autres fléaux se sont fait jour ?


C’est en 2004 que Nicolas Sarkozy affiche une réelle complaisance envers les mouvements sectaires, invitant même à la reconnaissance des « nouveaux mouvements spirituels ».1 La scientologie se frotte les mains, D. Gounord, porte-parole de cette « Église » auto proclamée, se félicite alors de la relation qu'elle est parvenue à instaurer avec l'État ; de même une partie des sociologues des religions qui n’ont de cesse de nommer les sectes de « mouvements religieux » ou de « minorité de conviction ». Un contresens car peu de sectes se réclament d’être « religieuses ». Le lobbying auprès du chef de l’État a fonctionné, une interprétation de la liberté de conscience et de l’ordre public amène le ministre Sarkozy à écrire :« Je crois à la liberté individuelle : si les gens ont envie d’être témoins de Jéhovah, c’est tout à fait leur droit. Tant que leurs activités ne sont pas contraires à l’ordre public, je ne vois pas au nom de quoi on le leur interdirait ». 


Quid de l’intérêt porté aux victimes, de la reconnaissance de ce statut, de leur protection ? Cette conception très anglo-saxonne de la liberté , amène au débat sur le consentement et à la négation de la réalité du statut de victime sectaire.

Cette vision est le fruit de dix ans de lobbying sectaire et de pressions des États-Unis dont le Congrès épingle chaque année la politique française vis-à-vis des sectes dans son rapport.


En 2006 lors de la commission d’enquête sur les mineurs, Didier Leschi, chef du Bureau central des cultes au ministère de l’Intérieur du temps de Nicolas Sarkozy, admet qu’il accorde systématiquement ce statut cultuel aux associations de Témoins de Jéhovah, car "en l’état actuel de la jurisprudence, ils ont le droit de bénéficier du statut d’association cultuelle ".2

Il affirme "qu’il n’y a aucune preuve du danger encouru par les enfants chez les témoins de Jéhovah, et que le conseil d’état a déjà tranché cette question (...), qu’il ne voit aucun dossier de trouble à l’ordre public." 


Un autre personnage influent va soutenir le travail de sape qui s’engage, le pasteur de Clermont, président du Conseil de la Fédération protestante de France. En 2007 il se fait le chantre de la liberté religieuse, «et à plus forte raison de celle des autres ». « D’abord parce qu’il n’est pas tolérable que notre pays puisse mettre en cause cette liberté qu’il garantit constitutionnellement, mais surtout parce que la liberté des autres, c’est inévitablement la nôtre. Quand la liberté de se réunir ou d’évangéliser, qu’il s’agisse des témoins de Jéhovah ou de groupes évangéliques, même très éloignés de nous, est mise en question, nous n’avons pas à hésiter ; demain il s’agira de notre liberté à évangéliser ou à nous réunir », fustigeant « l’incompétence de beaucoup d’acteurs publics quant à la gestion des cultes ». 

A la fin de son mandat il laissera la place au pasteur Claude Baty, de l'Union des Églises Évangéliques Libres de France. Comment s’étonner qu’un des leviers influents pour la disparition de la MIVILUDES soit le lobby évangélique, mouvement exponentiel ces dix dernières années.


En 2008, Emmanuelle Mignon, collaboratrice de Nicolas Sarkozy enfonce le clou et déclare que les sectes sont « un non-problème en France », évoquant notamment la Scientologie. Elle pointe du doigt la Miviludes en expliquant que le gouvernement allait la transformer "en quelque chose de plus efficace et en finir avec le bla-bla". Un nouvel organisme répressif, relié au ministère de l'Intérieur, pourrait voir le jour, « l'idée serait de rattacher ce nouvel organisme au ministère de l'Intérieur, afin de collaborer plus étroitement avec les services de police. Le reste doit relever de la justice ».

La ministre de la justice Michèle Alliot Marie se défausse : « Ce n'est pas à elle (la justice) de définir une politique, ni de mener des actions de répression. C'est le rôle des pouvoirs publics. Je dois assurer la liberté de croyance de tous », affirme-t-elle. Une illustration concrète de la « laïcité ouverte » qu'entend promouvoir Nicolas Sarkozy.


L’idée maintes fois amorcée de ce transfert au ministère de l’Intérieur, prend corps. Mais devant le tollé général, elle se transforme au profit de la création d'une entité unique de « défense de tous les droits » qui accueillerait également la Haute Autorité de lutte contre les discriminations. Le projet tombe à l’eau grâce à l’intervention du président de la MIVILUDES, le Préfet J-M. Roulet, ardent défendeur de sa mission auprès du Premier ministre et de son inter ministérialité.


Parallèlement, le gouvernement Sarkozy au motif de l’application de la RGPP (réforme générale des politiques publiques), dissout les Renseignements généraux et disperse ses effectifs dans différentes administrations. Cette dissolution a mis à mal l’ex Sous-direction « sectes » des Renseignements généraux. En effet, « du temps des RG, six personnes à Paris œuvraient à temps plein sur le sujet. En province, elles étaient une cinquantaine. Désormais, la SDIG se contente de trois fonctionnaires à Paris pour surveiller les sectes et on ne compte plus personne à temps plein dans les départements ». La diminution des effectifs qui l’accompagna – fut d’autant plus dommageable que les RG avaient, en deux décennies, significativement perfectionné leurs outils de connaissance du phénomène.


Lors du remplacement en 2014 de la SDIG par le Service central du renseignement territorial (SCRT), aucune référence explicite à la surveillance des sectes n’est mentionnée dans les missions du « nouveau » service. Le gouvernement Valls minimise à nouveau le sujet, la priorité est donnée à la lutte contre le djihadisme.


Ainsi il aura fallu 25 ans pour sensibiliser les pouvoirs publics au fait que les sectes œuvrent contre les intérêts de la République, en attaquant la laïcité, en bafouant ses lois, en exerçant des pressions fortes auprès de ses dirigeants, en malmenant des individus trop crédules. De même il aura fallu 25 ans pour que ces dirigeants reculent sur leurs positions concernant le phénomène sectaire.

Depuis le 15 juillet 2020, la MIVILUDES est rattachée au ministère de l’Intérieur et placée sous l’autorité du Secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation…Une fusion préconisée dès 2017 par un rapport de la Cour des comptes. Pour rappel le budget de cet office était de 130 000 euros, le personnel est un personnel détaché de l’administration et les locaux sont ceux du Premier ministre.


La MIVILUDES devient une officine sans président, sans secrétaire général, dotée de la moitié de ses agents, la dilution parfaite avant sa disparition. Celle des associations de défense de victimes suivra à terme et 40 ans d’engagement de bénévoles ne seront plus que souvenirs.


Le Premier ministre Édouard Philippe en se désengageant, pressé par le Secrétaire général au gouvernement et quelques ministres, a abandonné la lutte contre les sectes et de fait les victimes. Les anthroposophes, les évangéliques, les Témoins et les scientologues seront venus à bout subtilement et patiemment d’un combat porté par la France contre l’obscurantisme, l’aliénation organisée et les abus de faiblesse de toutes sortes. Dont acte.


Catherine Picard.




1 N. Sarkozy, La République, les religions, l’espérance », éditions du Cerf, 2004.

2 Le Monde du 19 octobre 2006)


MAHIKARI : un dossier



Avec ce billet, nous avons l'ambition de vous présenter un dossier sur Mahikari.

Le centre pour l'Europe et l'Afrique de ce groupe est situé au Grand-Duché du Luxembourg.  Une de nos amies a eu l'occasion d'assister à une initiation. Et sans être pour autant convaincue…
Elle a tout pris en note, et nous a transmis  tout ce qu'elle avait pu retenir.

La documentation accessible la plus abondante se trouve dans le rapport parlementaire belge. Nous avons assemblé tout ce qui dans ce rapport concerne ce mouvement . Vous pourrez le lire sur ce lien.



un exemple!



 
 
Enfin, elle vient de nous faire parvenir la totalité de son récit d'immersion dans l'initiation à l'enseignement de ce groupe mais expurgé de tous éléments susceptibles de permettre l'identification des participants. Ce document est long mais nous nous devons de le mettre en ligne pour le mettre à disposition des associations et des chercheurs... voire des lecteurs particulièrement motivés!


Merci pour cette communication de documents !

mardi 20 octobre 2020

Les mouvements sectaires savent exploiter la peur et les incertitudes interview de Mme JOSSO de la MIVILUDES dans le journal de la MGEN

 

Propos recueillis par CAROLE HAHN - in Valeurs mutualistes, magazine des adhérents de la Mutuelle générale de l’Education nationale (MGEN) N°321 août septembre octobre 2020

Nous remercions Valeurs Mutualistes

 

 


Mme JOSSO en 2016, représentant la MIVILUDES  à notre rencontre annuelle à Arches

vendredi 16 octobre 2020

L'AVENIR DE LA MIVILUDES: COMMUNICATION DU PRESIDENT DU CONSEIL NATIONAL DES ASSOCIATIONS FAMILIALES LAÏQUES AU CLPS

 

Notre ami Jean-Marie Bonnemayre, président du Conseil national des associations familiales laïques, aurait dû participer à notre rencontre nationale  en visioconférence.
Empêché au dernier moment, il a écrit le texte de l’intervention qu’il aurait prononcée à notre assemblée et l’a publié sur le site du CNAFAL.
Nous l’en remercions, la Ligue des droits de l'Homme à œuvré dans le même sens que le nôtre, le conseil national des associations familiales laïques participe aussi à notre défense de la mission interministérielle.
Nous rajoutons également le lien vers le communiqué que l’association a fait publier au moment des premières rumeurs de restructuration de la mission.
Merci Jean-Marie!
 
 

Intervention pour l'Assemblée générale du Cercle Laïque pour la prévention du sectarisme.

 

Le CNAFAL a réagi vigoureusement à l’annonce de la suppression de la MIVILUDES (Mission de Vigilance et de Lutte contre l’Emprise des Sectes). L’ensemble des partis politiques, ont protesté ainsi que de nombreuses associations laïques, de défense des droits de l’Homme. Il faut souligner aussi que cette mesure représente une économie de bout de chandelles, alors que des milliards continuent à s’évaporer dans les paradis fiscaux. Cette mesure de suppression est grave, parce qu’elle enlève toute visibilité à la lutte contre les dérives sectaires et pour ceux qui en sont les victimes ! La MILILUDES était un repère pour le grand public. A l’heure où, du fait de la grave crise économique et sociale, qui traverse de nombreux pays, des courants irrationalistes, régressifs, pseudo-psychologisants, pseudo-médicaux, favorisent l’émergence de gourous et de fausses « recettes de vie », nous, organisations laïques, devons dénoncer ce mauvais coup porté à la protection des personnes !

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Pour rappel le communiqué du CNAFAL du 4 octobre 2019

La mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires disparaît

Créée en novembre 2002, par un décret du Président de la République, Jacques Chirac, la MIVILUDES était rattachée directement au Premier Ministre et placée sous l'autorité d'un parlementaire.

Cette instance de protection des personnes de défense des Droits de l’Homme et des Libertés Publiques, avait en charge l’analyse des phénomènes sectaires, leur dénonciation et la transmission des dossiers les plus saillants, au Ministre de la Justice et de l’Intérieur, pour une dissolution éventuelle.

Le monde laïque connaissait très bien cette instance, car au-delà de la séparation des églises et de l’Etat, au-delà de la liberté de pratiquer la religion de son choix ou de ne pas en pratiquer, le phénomène sectaire porte gravement atteinte à l’intégrité physique et mentale des personnes, sans compter parfois le détournement des biens de personnes.

 

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mercredi 14 octobre 2020

NOMINATION DU SECRETAIRE GENERAL DU COMITE INTERMINISTERIEL DE PREVENTION DE LA DELINQUANCE ET DE LA RADICALISATION

 


Nous apprenons, ce 09 octobre 2020, la nomination au poste de secrétaire général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation du préfet Christian Gravel. De fait il assume donc les fonctions auparavant dévolues au président de la MIVILUDES.

Nous l’en félicitons et ne doutons pas de son intérêt pour cette instance très récemment intégrée à  ce Comité Interministériel. Il nous sera précieux de maintenir et conforter la qualité des échanges de travail que nous avons toujours eus avec la MIVILUDES.

A NOTRE RENCONTRE ANNUELLE (par visioconférence), LE MESSAGE DE LA MIVILUDES

A l’attention des membres du Cercle laïque pour la prévention du sectarisme



Exceptionnellement cette année, l’équipe de la Miviludes ne peut pas vous rejoindre et elle vous adresse ce message écrit et amical.

Durant une période compliquée par l’absence de président pendant un an et une autre année où l’horizon du transfert vers le ministère de l’intérieur restait flou, votre soutien a été très précieux.

Je peux aujourd’hui vous apporter de bonnes nouvelles pour la Mission, mais surtout pour la poursuite de nos objectifs communs de prévention du phénomène sectaire et de soutien à ceux qui en sont les victimes directes ou moins directes.

Les ressorts de l’emprise sectaire se renforcent des fragilités d’un monde complexe et hyper-connecté, et de notre société qui laisse certains sans repères, qui cherchent du sens et doutent des valeurs qui les dirigent. Tous les doutes et les vulnérabilités sont exploitables et l’habileté des personnalités toxiques qui en tirent profit est de les repérer et de les amplifier tout en promettant d’y remédier. A cet égard, la crise sanitaire est hélas une aubaine dont on voit déjà certains profiter.

La Miviludes vient de s’installer dans les locaux du CIPDR dans le 7e arrondissement, non loin de son ancienne adresse. Dans le même temps, la nomination vendredi du Préfet Christian Gravel, secrétaire général du CIPDR, qui assume désormais la présidence de la Miviludes, va permettre de donner une impulsion nouvelle dans la conduite de l’action publique préventive et répressive à l’encontre du phénomène sectaire.

Le rapprochement de la Miviludes et du SG-CIPDR, avec la mutualisation des moyens et le développement de synergies, doit conduire à une amélioration du service rendu au public, une coordination renforcée sur le terrain, un enrichissement dans l’appréhension et la prévention des nouvelles formes de radicalité et des phénomènes d'emprise et d'enfermement qui minent la cohésion sociale. Il doit aussi permettre de mieux soutenir les associations spécialisées, et d’encourager la recherche dans ses domaines.

Clairement identifié au sein du SG-CIPDR, la Miviludes, préserve l’expertise de la dizaine de fonctionnaires spécialisés mis à disposition par les ministères les plus concernés (santé, éducation nationale, justice, économie) et le travail interministériel lié à la transversalité des sujets traités. Le transfert de l’intégralité de la documentation et l’accès facilité du public à ce service spécialisé par le biais de télé-procédures, assurent la prise en compte de la spécificité de l’emprise sectaire et l’adaptation des actions aux réalités de terrain.

Sous l’autorité du préfet, un nouveau plan d’action sera prochainement élaboré pour la Miviludes, la coopération avec l’ensemble des partenaires institutionnels sera renforcée avec notamment une nouvelle circulaire aux préfets, et une refondation du conseil d’orientation permettra d’éclairer l’administration sur ces sujets sensibles car étroitement lié à l’exercice des libertés individuelles. La publication plusieurs fois reportée du rapport d’activité 2018-2019 devrait aussi intervenir rapidement.

La Miviludes est donc confortée dans ses missions et c’est avec grand plaisir qu’elle poursuivra une coopération avec le CLPS.

Pour finir, l’équipe de la Miviludes vous adresse ses sincères remerciements pour l’ensemble de vos actions.