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mercredi 29 juin 2011

l'Opus Dei (merci au journal L' UNION)

Procès de l'Opus Dei : une affaire née dans l'Aisne


Neuf ans d'enquête pour aboutir à un renvoi en correctionnel. L'avocat de Catherine déplore que certains chefs de poursuite n'aient pas été pris et que des personnes aient pu bénéficier d'un non-lieu.


COUVRELLES (Aisne). Beaucoup pensaient, à tort, que la plainte resterait lettre morte. L'Opus Dei et l'Acut, dont dépendent le Centre international de rencontre de Couvrelles et l'École d'hôtellerie Dosnon, sont ainsi assignés en justice grâce aux efforts d'une Axonaise, à l'issue de neuf années d'instruction.


UNE première en France et même une première au monde, l'Opus Dei va se retrouver au cœur d'un procès, en septembre. Un procès où, sur le banc des prévenus, en bonne place, se trouvera Claire de Segonzac, directrice de l'École privée d'hôtellerie de Dosnon et Mme Duhail, la fondée de pouvoir de l'Acut pour le Centre international de rencontre de Couvrelles, ainsi que le responsable moral de l'Acut. L'Acut, l'association de culture universitaire et technique, n'a toujours reconnu un lien spirituel avec l'Opus Dei.
De son côté, Claire de Segonzac, dans nos colonnes, en 2005, ne disait pas autre chose pour l'établissement scolaire qu'elle gère depuis 2002 : « L'école n'appartient pas à l'Opus Dei, mais à l'Acut. Il y a un aumônier qui appartient à l'Opus Dei, ce qui est très différent. » Le site Internet de l'école stipule d'ailleurs : « Les élèves qui le désirent peuvent recevoir une formation chrétienne confiée à la Prélature de l'Opus Dei. »
Les 22 et 23 septembre, au tribunal correctionnel de Paris, ces personnes devront répondre de « rétribution contraire à la dignité » et de « travail dissimulé ».
À l'origine de la procédure judiciaire, la plainte d'une Axonaise, Catherine T. Le point avec son avocat, Me Rodolphe Bosselut, du barreau de Paris et spécialiste des questions sectaires.



« Esclavagisme moderne »



Ce procès qui se profile correspond-il à vos attentes ?

« Dans une certaine mesure, mais pas tout à fait. En 2002, ma cliente a déposé plainte pour conditions contraires à la dignité, mais toutes les infractions évoquées n'ont pas été retenues. On évoquait une situation de dépendance économique, il n'y a pas d'abus de faiblesse relevés. J'aurais souhaité que le médecin, qui s'occupait régulièrement de ma cliente et membre de l'Opus Dei, soit poursuivi pour non-assistance à personne en danger mais il a fait l'objet d'un non-lieu. Et puis, il faut bien le dire, dans tout autre dossier, les éléments découverts auraient débouché sur une enquête pour blanchiment d'argent. »
(NDLR : à la suite de perquisitions à l'école, la juge d'instruction, Dominique Talancé, voulait s'assurer qu'il n'y avait pas de blanchiment d'argent et avait demandé, le 4 janvier 2005, un réquisitoire supplétif du parquet, mais elle n'a pas été autorisée à mener plus en avant les investigations.)
« Je constate, mais n'en tire aucune conclusion. Ces neuf années d'instruction n'ont pas été simples, il y a une forme de retenue, de crainte vis-à-vis de l'Opus Dei. Il a fallu aux enquêteurs exploités une quantité importante de documents provenant des perquisitions, mais nous voici arrivés à une première étape du combat judiciaire. »



Qu'est ce que vous attendez du procès ?

« Une condamnation d'abord et puis la réparation du préjudice subi par ma cliente. Ce procès unique est l'occasion de mettre en lumière le statut des numéraires auxiliaires et le manque de considération du droit social. Elles vivent au sein d'un centre, elles ont l'obligation de travailler uniquement pour les centres de l'Œuvre, avec des amplitudes horaires énormes, sans congés et parfois sans contrat de travail. J'appelle cela de l'esclavagisme moderne. Ce procès n'est pas que celui de Catherine mais de dizaines de jeunes femmes qui ont subi la même chose à l'école privée. Elles servaient de main-d'œuvre pour le centre juste à côté. Elles faisaient le ménage : rien à voir avec leur formation suivie en hôtellerie. Elles ont été entendues, mais aucune n'a souhaité déposer plainte. »



« Recrutée alors qu'elle est mineure »



Qu'elle était exactement le quotidien de votre cliente ?

« Elle est arrivée à l'école sans connaître l'existence d'un lien spirituel avec l'Opus Dei et a été recrutée à l'Opus Dei alors qu'elle était encore mineure. De 1985 à 2001, elle a fait des tâches domestiques, essentiellement au centre de l'Aisne, mais aussi dans d'autres, ponctuellement, qui sont situés en région parisienne. La situation à l'école d'hôtellerie aurait changé depuis que Catherine a dénoncé les pratiques existantes et c'est d'ailleurs l'angle de défense actuel de leurs avocats. »



Que devient votre cliente ? Comment a-t-elle vécu ses longues années de procédure ?

« La procédure entamée lui a permis de se reconstruire. Elle vit maintenant normalement. Ce n'était pas gagné, vu l'état dans lequel elle se trouvait quand elle est sortie : très amaigrie, en proie à des spasmes… »
Dossier : Aurélie BEAUSSART

jeudi 10 mars 2011

articles du Dauphiné libéré

Nous publions ci-dessous deux articles parus récemment dans les colonnes du DAUPHINE LIBERE (édition pour l'Ardèche et la Drôme).
En remerciant encore cet organe de presse, nous tenons à apporter deux précisions: d'une part, l'article sur le Hameau des Buis est extrait d'un dossier qui comporte plusieurs textes, d'autre part, et cela concerne tous les articles de presse que nous reproduisons sur notre blog, la diffusion d'un texte ne saurait signifier que nous affirmons le caractère sectaire d'un groupe; la secte ne fait l'objet d'aucune définition en droit français, et surtout si une enquête est en cours et a fortiori s'il n'ya pas eu d'enquête, notre association ne saurait émettre des affirmations péremptoires!
Mais, sans apporter de réponse à l'emporte-pièce, rien n'interdit à notre cercle de poser des questions et de susciter la réflexion!
Les mêmes remarques sont valables pour les articles -d'ailleurs fort neutres- que nous avons tirés du JOURNAL DE SAÔNE ET LOIRE suite à la perquisition à l'Université Terre du Ciel.



article du Dauphiné libéré sur le Hameau des buis;

article du Dauphiné libéré , avec nos remerciements pour l'autorisation de reproduction!

jeudi 17 février 2011

décès de Jacques Trouslard




Jacques n'est plus.
C'est un militant hors normes qui nous quitte, nul n'oubliera son petit bureau dans lequel il accumulait une fantastique documentation à l'Evêché de Soissons.
Nous nous connaissions de longue date. J'ai le souvenir du temps, déjà bien lointain, où je comparais sa conviction et sa véhémence à celle de Roger Ikor (l'un était homme d'Eglise, l'autre membre de l'Union rationaliste).
Nous discutions souvent avec passion et ne partagions pas toujours les mêmes idées; il était partisan d'une définition juridique de la secte et d'une législation spécifique, moi pas. Nous nous retrouvions sur les droits de l'Homme, sur la laïcité. Mais il fallait être de mauvaise foi pour ne pas reconnaître son sens de l'observation, sa perspicacité et son engagement entier dans la cause à laquelle il avait consacré les dernières décennies de sa riche existence.
Son humour redoutable, sa chaleur et sa serviabilité nous manqueront.
GK

vendredi 14 janvier 2011

A vos agendas!!





CERCLE LAÏQUE POUR LA PREVENTION DU SECTARISME

Bonjour à toutes et à tous!
Notre réunion annuelle dans les Vosges se prépare comme tous les ans.
Le thème retenu cette année
LA PREVENTION DU SECTARISME:
Une priorité en déclin au regard des droits de l'Homme? 

SAMEDI 26 MARS
 De 10h à 12h et de 14h à 17h.


Au cours de cette  journée plusieurs tables rondes sont prévues:

les droits de l'enfant à partir du témoignage de Catherine

la prise en charge du phénomène sectaire par l'administration à partir de la recherche
menée au cours de son master par une psychologue auprès de plusieurs préfectures
de Bretagne (introduction par la chercheuse)

Comment accroître notre efficacité dans le contexte actuel?
Cette journée se déroulera à Arches, à la salle des associations dans la banlieue sud d'Epinal.
Pour s'inscrire envoyer un chèque de 16 euros qui est le prix du repas.
à l'ordre de CLPS
à JEAN RACINE
379 LE CLOS BENITCHAMP
88380 ARCHES
Tél 03.29.32.61.78 ou 06.30.17.82.10

A bientôt!             






mercredi 8 décembre 2010

conférence de William Bowen devant l’ADED: deux vidéos

conférence de William Bowen devant l’ADED

William Bowen, ancien surveillant-président étatsuniens chez les Témoins de Jéhovah, a démissionné de sa charge en raison du silence des autorités jéhovistes à l’égard des nombreux drames de pédophiles non dénoncés et pour protéger les victimes (voir sa lettre de démission ) A travers ses actions de protestations et l’organisation de « Silent Lambs » (agneaux silencieux), il a enclanché un phénomène d’importance mondiale. A ce titre, sa venue en Alsace et son intervention devait être offerte au public.
Toutefois, le CLPS, rappelle que, pour les Témoins de Jéhovah, la pédophilie n’est en aucun cas un élément doctrinal et qu’elle n’est ni approuvée, ni tolérée. Dans d’autres organisations où le secret est important, ces situations existent : milieu carcéral, milieu sportifs de compétition.
Ici, deux causes majeures expliquent ce nombre de victimes :
Un isolement social est facteur de dérapage (Cf l’article de Dianne Casoni, professeur à Montréal (2000). The Relation of Group Philosophy to Different Types of dangerous Conduct in Cultic Groups. Cultic Studies Journal , 17, pp. 143-167.) : Les relations sociales privées hors du mouvement sont réduites.
Le traitement des cas : seulement en interne et avec le secret pour protéger la congrégation, en application de consignes jéhovistes (qui bougeraient), au détriment de la victime qui est niée de fait.