dimanche 29 novembre 2015

l'agriculture biodynamique et les médias, communiqué de plusieurs associations laïques

Les associations soussignées ont pris connaissance de la diffusion sur plusieurs stations régionales de FR3 et sur la chaîne nationale du documentaire LE VEAU LA VACHE ET LE TERRITOIRE, petit précis de biodynamie.

Ce film est un éloge permanent de la biodynamie présentée implicitement comme la seule alternative à l'agriculture conventionnelle. Cette méthode est issue du cours de Rudolf Steiner aux agriculteurs, le document le mentionne mais en minimisant les aspects les plus ésotériques et les plus spiritualistes de cette doctrine.

Surtout, le téléspectateur aura la sensation, après avoir vu le film, qu'agriculture biodynamique et agriculture biologique sont deux expressions qui désignent la même réalité. Or, la grande majorité sont les agriculteurs biologiques (qui pratiquent une agriculture biologique innovante issue des données de la recherche et d’expérimentation scientifiques) dont la pratique ne requiert nul recours au rythme des planètes ou à l'utilisation de cornes remplies de bouse de vache. L'un des personnages, par ailleurs épouse du principal agriculteur filmé dans ce  documentaire a été élu au  poste de présidente de la Fédération nationale de l'agriculture bio; cette élection, bien relayée par le documentariste, contribue à entretenir la confusion. Mais cette distinction n'est nullement mentionnée dans le documentaire.

Respectueuses de la liberté et de l'indépendance de la presse, les associations signataires ne demandent pas la suspension de telles émissions. Elles ne se prononcent pas non plus sur la qualité des produits issus de la biodynamie. Mais elles lancent un appel pressant aux responsables des médias écrits et audiovisuels en vue de laisser un espace d'expression aux courants de pensée qui contestent la validité des thèses sur l'agriculture issues des ouvrages de Rudolf Steiner. Les présentations qui en sont faites sont tellement unilatérales et récurrentes tant dans la presse écrite qu'audiovisuelle, que le citoyen et le consommateur ne disposent pas de la possibilité de se forger leur opinion.


CNAFAL   Conseil national des associations familiales laïques
ANDPS     Association noiséenne de défense et de protection contre les sectes
CLPS      Cercle laïque pour la prévention du sectarisme


Notre ami pierre Chol a publié sur son blog médiapart un billet qui a enflammé les commentaires.

Enfin le documentaire est visible en accès gratuit quelque temps après la diffusion et en accès payant, après, consulter la page de FR3.

mercredi 25 novembre 2015

MARSEILLE: la table de la Bonne Mère sous surveillance, un article de LA PROVENCE



Nos remerciements à LA ¨PROVENCE!


Les conditions de travail des Travailleuses missionnaires sont toujours dans le collimateur de la Miviludes

Le charmant restaurant de L’Eau vive, au sein même de la basilique Notre-Dame de la Garde. Plusieurs religieuses qui y ont servi ont dénoncé leurs conditions de travail. D.TA.

Rappel des faits


En 2014, une association consacre un "livre noir" aux conditions de travail des Travailleuses missionnaires, qui gèrent des restaurants attachés aux diocèses, dont celui de L’Eau Vive, à Notre-Dame de la Garde. Alors que les plaintes se multiplient, leur regroupement au tribunal de Caen est demandé par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.



Non, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France ne "parlera pas". C'est que le sujet est, depuis plus d'un an, un bien gênant caillou dans la chaussure de l'Eglise et de ses représentants. A-t-on laissé, depuis des années, des femmes travailler dans des conditions "proches de l'esclavage", dans des restaurants sous contrat avec les diocèses ? La charmante cafétéria de L'Eau vive, au coeur même de Notre-Dame de la Garde, abrite-t-elle ainsi une réalité plus sombre que ses nappes aux fleurs passées, que les sourires doux de ses employées en tenues traditionnelles ?


De cela, l'Avref, qui a, la première, donné l'alerte, est convaincue. En 2014, l'association publiait un "livre noir" des Travailleuses missionnaires de l'Immaculée. Intégrées au sein de la Famille Donum dei, un ordre créé en 1950 et ne rendant toujours de comptes qu'au Saint-Siège, celles-ci ont généralement été recrutées jeunes filles au Burkina Faso, dans les îles Wallis, au Vietnam et au Pérou, pour travailler dans ces cafétérias jusqu'à 15 h par jour, "pour 10 à 15 € par mois".



Ebranlé par les plaintes, l’ordre a entrepris une régularisation




Souvent sans papiers ni Sécurité sociale, certaines se sont enfuies à Caen, à Paris, à Versailles, à Marseille ou Toulon. L'été 2014, nous avions retrouvé, à Aix-en-Provence, certaines de ces femmes, des laïques et non des religieuses, qui dénonçaient l'isolement, le manque de soins et d'accès à la formation, le travail harassant et continuel, une expérience de "soumission totale", loin de ce qui avait été présenté aux recrues, dans leur pays d'origine.




Ces témoignages ont alerté jusqu'au sommet de l'Etat. La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), directement rattachée aux services du Premier ministre, a ces derniers mois auditionné six anciennes travailleuses et relevé "des éléments qui caractérisent la déstabilisation mentale", pointant "la diabolisation du monde extérieur, les ruptures avec l'environnement d'origine, l'absence de soins et les atteintes à l'intégrité physique." L'affaire "est prise très au sérieux", confirme t-on dans l'entourage de Serge Blisko, le président de la Miviludes, qui est d'ailleurs venu à Marseille en mai dernier.




Aujourd'hui, une demi-douzaine de plaintes ont été déposées dans toute la France. En juillet, Serge Blisko a défendu auprès de la garde des Sceaux leur regroupement au tribunal de Caen, afin "d'augmenter les chances de (les) faire aboutir". Selon la Miviludes, "les responsables de la communauté sembleraient entretenir volontairement une ambiguïté sur le statut des membres". L'organisation décrit, elle, "la tâche librement acceptée" comme "une offrande" et qualifie les critiques de "caricature outrancière". Cependant ébranlée par la révélation de certaines pratiques, la Famille Donum dei a entrepris depuis janvier une régularisation de ces femmes. Elles ont ainsi, en France, reçu... la première carte Vitale de leur vie.



Delphine Tanguy

vendredi 13 novembre 2015

SALONS A PARIS

Des sympathisants du CLPS parcourent les salons qui nous posent problème; comme à l'accoutumée, nous y rendons compte de découvertes, sans forcément émettre un jugement de valeur. 

Premier salon auquel nous étions présents déjà l'an dernier, le SALON DU ZEN. Dans notre documentation JEÛNE ET RANDONNEE, nous avons un peu détaillé en 2014, donc nous ne nous étendons pas. C'est dans les Alpes de Haute Provence avec notamment bausack, puzzle géant, jacuzzi, massages, dominos, pétanque.

On y retrouve également la propagande de l'association CIRIS qui promeut les méthodes de Mirko BELJANSKI. Nous nous efforçons de prendre appui sur des documents officiels ou des décisions de justice. Voici un arrêt de la Cour européenne des droits de l'Homme qui expose le début de l'affaire jusqu'à la préiode prcédant l'audience. Les minutes de l'audience figurent sur un site internet dont nous donnons le lien. Ce site n'est pas officiel.


Puis toujours comme l'an dernier la BIODANZA et nous renvoyons les internautes vers le commentaire précédent. Des projets en Normandie dans l'ouest et ... dans le désert marocain.
On la retrouve également à Palaiseau, aux côtés de l'Ecole du cirque, au sein d'une structure à Palaiseau ou encore dispensée dans le premier arrondisseent de Paris, par une musicienne et une assistante sociale.
La était présente avec l'école française de géobiologie auquel est lié sur le même dépliant, la bioénergie avec l'Institut de recherche en géobiologie et bioénergie.Il est possible de devenir géobiologue. 
Puis voici HAPPY SCIENCE qui nous laisse perplexe.


Ou encore sur le même dépliant,


Impossible d'aller plus loin sans risquer de se tromper!
Ou encore BELLHENA qui fait réagir votre corps énergétique  et se présente comme thérapeute psycho-émotionnelle et corporelle... Impossible également d'en dire plus sinon de laisser au lecteur le soin de se faire sa propre opinion.


Puis le SALON DU YOGA; nous sommes tout aussi perplexes mais nous ne pouvons que constater de l'irrationnel. Mais irrationnel n'est pas automatiquement sectarisme même si les deux notions se recoupent souvent; ici pas d'anathème sans preuve !



Une conférence sur "le phénomène de la peur" mais dont on ne sait rien sur l'intervenant sur le tract qui l'annonce. 
Dans le quatorzième arrondissement de PARIS, un atelier pratique sur LA MEDITATION, UN ART DU BONHEUR et une autre dans le centre sur LA MEDITATION UNE FORCE DE GUERISON, par un maître d'une école du Bouddhisme tibétain.

Un tour enfin au SALON DE LA MARJOLAINE.Y étaient annoncés des stands des mouvances de Pierre Rabhiet de l'anthroposophie. Encore JEÛNE ET RANDONNEE, sa fédération nationale, et la pratique dans les ALPILLES, à Majorque et en Provence, encore la kinésiologie, "harmonie du corps et de l'esprit",  et le "kinésio-coaching" dans le nord parisien, nous renvoyons au compte rendu du salon du zen 2014. 
Que dire le l'équilibrage crânio-sacré?




Ou du chant vibratoire AEOLIA ?



Dans cet amoncellement de propositions qui peuvent faire souffrir notre bon sens, la multiplicité nous incite à la prudence. Si certaines d'entre elles sont bien connues et ont suscité ders recoupements et des commentaires, d'autres, même si elles peuvent, subjectivement, paraître farfelues, ne laissent pas poindre des traces d'emprise et à l'inverse rien ne prouve qu'elles soient inoffensives. Le questionnement, le doute m^me ne sont pas étrangers à la démarche du CLPS.

jeudi 5 novembre 2015

La rougeole dans une école Waldorf, un sujet de FR3



L'an dernier une épidémie de rougeole se diffusait parmi les élèves de l'école Steiner de Colmar.

Toutefois, nous nous devons de rappeler que se vacciner contre la rougeole n'est pas une obligation légale et que le refus des vaccinations n'est pas la panacée de la mouvance anthroposophique, d'autres courants de pensée savent fort bien s'en charger.

jeudi 8 octobre 2015

Serge BLISKO reconduit à la tête de la MIVILUDES


Nos félicitations à M.Blisko que nous remercions pour la présence régulière de la MIVILUDES à nos réunions annuelles dans les Vosges

lundi 14 septembre 2015

P.Gumbel, CES ECOLES PAS COMME LES AUTRES, à la rencontre des dissidents de l'éducation, NOTE DE LECTURE (ed.Vuibert)


Il y a très peu de temps un ouvrage a été publié. Son titre, ces écoles pas comme les autres. Son auteur, P.Gumbel a donné comme sous-titre à ce livre à la rencontre des dissidents de l'éducation.

Précisons d'emblée que nous ne partageons pas ses idées. Cependant avant de présenter une analyse critique de ce livre nous allons essayer d'en extraire quelques citations caractéristiques en voulant nous mettre dans la peau de l'auteur. Nous avons tenté d'en faire un résumé bienveillant. Nous ne souhaitons pas fournir des informations unilatérales et ce n'est qu'en conclusion que nous procéderons à la critique des idées. 

L'auteur dénigre le gigantisme du Ministère de l'éducation nationale, il met l'accent sur le malaise enseignant. Pour lui il faut s'inspirer des modes d'éducation parallèles. Ecoutons-le dans le texte. Cette éducation parallèle ou n'est pas à la seule portée des familles aisées qui ont les moyens de confier leurs enfants à des écoles privées. Il ajoute un peu plus loin: chacune  leur manière , toutes ces écoles, toutes ces méthodes nous disent qu'il est possible d'éduquer les enfants dans la joie. Elle cherchent à ajouter le plaisir d'apprendre à la liste des compétences élémentaires que sont lire écrire et compter.

Le journaliste décrit ensuite des méthodes d'éducation dont les noms sont familiers à tous : Montessori, Freinet, Decroly.  Le tout sur fond de critique de l'éducation nationale. 

Il relate ensuite les efforts de la Fondation pour l'école et de sa fondatrice Anne Coffinier. Cet organisme a permis à des Ecoles dépourvues de financement public direct de recevoir des fonds par le biais de dons soumis à réductions d'impôts. Comme le dit l'auteur l'action de la fondation  mènera à construire une infrastructure qui aboutira à une école d'un type très différent de celle créée par JULES FERRY il y a plus d'un siècle.

Anne Coffinier considère qu'il n'y a aucune raison pour que les écoles d'aujourd'hui continuent de s'inscrire à l'intérieur d'un modèle aussi rigide et dépassé que celui de l'éducation nationale qui met tant l'accent sur la massification de l'enseignement

Dans le même chapitre l'auteur décrit un établissement où se déroule un petit cérémonial qui voit chaque matin les élèves hisser le drapeau tricolore avant le début des cours ; ce cérémonial, c'est une marque de respect pour nos parents et pour la France. On trouve un peu plus loin la description de famille heureuses d'avoir scolarisé leurs enfants dans cette école. Le directeur  est un ancien séminariste. les enfants portent tous un uniforme. Les méthodes d'enseignement sont traditionnelles. D'après l'auteur la majorité des élèves sont de confession musulmane. 

Toujours dans le même chapitre le journaliste décrit deux écoles qui refusent la mixité. Les cours d'instruction religieuse ainsi que l'aumônerie sont assurés par des membres de la prélature de l'Opus Dei. La directrice de l'école de filles a travaillé auprès de Philippe de Villiers avant de se consacrer à l'établissement.

Un des derniers chapitres de cet ouvrage est consacré aux écoles Steiner et au choix fait par  les parents d'y scolariser leurs enfants. L'auteur précise que de nombreuses personnalités des arts, des lettres et du spectacle ont eux-mêmes été scolarisés dans ces établissements. Il s'attarde notamment sur une école dont nous avons sollicité en vain les rapports d'inspection. Il reproduit une récitation dont il précise lui-même qu'elle a des allures de prière et que Steiner a écrites en personne. Cette récitation se termine ainsi : vers toi Esprit de Dieu je me tourne et demande que forces bénissantes pour apprendre et pour travailler grandissent dans mon âme.

L'auteur ne nie pas les influences ésotériques que subissait Steiner. Il faut attendre sept ans avant d'apprendre à lire et à écrire car c'est à ce moment seulement que le corps éthérique se révèle. De même ce n'est qu'au moment de la puberté que le corps astral entre en jeu.

Deux phrases significatives : les écoles Waldorf enfin soutiennent que l' anthroposophie n'est pas enseignée aux élèves... Cependant les idées de Steiner au sujet du développement éducatif inspirent leur enseignement.

La conclusion est cependant que l'expansion des écoles Waldorf à travers le monde ne peut que plaider en leur faveur. Une mère d'élève estime que c'est bien moins sectaire que l'année dernière à l'école publique ou c'était marche ou crève. 

Nous avons sincèrement essayé d'exposer les idées contenues dans cet ouvrage sans les déformer ni les caricaturer. Comme nous l'avons dit ne nous avons tenté de nous mettre dans la peau de l'auteur de ce livre.

Maintenant nous pouvons en faire une analyse critique. Tout d'abord il est permis de se demander s'il est nécessaire d'envisager que les enfants apprennent sans cesse dans la joie pour reprendre les termes employés. Malheureusement la vie n'est pas faite que de joie et le monde du travail est hélas de plus en plus dur. L'éducation ne consiste-t-elle pas également à apprendre à l'enfant à surmonter des obstacles et à lui donner le sens de l'effort ? 

L'auteur est-il certain que les enseignants des écoles dont l'enseignement religieux  par la prélature de l'Opus Dei ont le souci permanent d'éduquer dans la joie ? Et surtout il n'est pas fait mention du rapport d'une école Steiner en Grande Bretagne dont nous avons reproduit de larges extraits de la traduction dans un récent billet. Nous y renvoyons les internautes.

A travers la critique du Ministère de l'éducation en France c'est celle du service public  de l'éducation qui est faite. Et peut être celle de la notion même de service public à la française. A notre avis mais cela reste une opinion subjective et nous l’assumons comme telle, la publication de ce livre ne nous semble pas bienvenue car elle ne fait que conforter les multiples attaques contre l'éducation nationale au profit des écoles privées, terme employé par les conservateurs ou au profit des écoles alternatives, terme utilisé par des pseudo-progressistes pour désigner la même réalité.