samedi 10 octobre 2020

NOTRE RAPPORT D'ACTIVITES présenté à notre assemblée générale

CERCLE LAÎQUE POUR LA PREVENTION DU 

SECTARISME

 

RAPPORT 2019-2020







Notre activité s’est poursuivie cette année, malgré les vicissitudes sanitaires. Nous avons dû annuler notre rencontre dans les Vosges, avant même que l’interdiction de se rassembler soit prononcée. Il nous semblait imprudent de prévoir des déplacements, et la date qui avait été fixée pour notre rencontre se trouvait vraiment trop proche de la fin du confinement avec encore des limitations. Et c’est pourquoi nous avons choisi de faire l’assemblée générale  2020 en visioconférence ce qui présentait en outre un avantage, c’est celui de permettre à des adhérents très éloignés  de participer.


Nous avons toujours pu alimenter nos supports d’information, et notamment notre blog. Quelques exceptions mises  à part, tous les billets de blog que nous produisons sont rédigés par nos soins et sont souvent le résultat de très longues recherches. Depuis sa création, le CLPS s’est assigné pour mission d’enquêter, de réfléchir et de proposer.

Merci à nos militants qui se reconnaîtront, qui ont rédigé pour le blog, qui une étude très approfondie sur une université new age, qui un texte sur nos préoccupations sur la situation de la Miviludes . Merci aussi à nos sympathisants, qui nous documentent et nous donnent matière à informer plus largement nos lecteurs : ils se reconnaîtront également. Et notamment à la personne qui nous a confié un récit assorti d’un questionnement sur une communauté new age

Que personne ne craigne parmi nos adhérents ou nos sympathisants de nous proposer des documents ou des textes.

Toute cette période a été marquée par les menaces qui ont pesé sur la mission interministérielle de vigilance et de lutte  contre les dérives sectaires. Nous pensons avoir pris notre part, dans un premier temps, nous avons été très satisfaits de voir que le secrétaire général de la ligue des droits de l'Homme, qui, ce n’est un secret pour personne, milite dans notre association par ailleurs, a pris l’initiative au titre de la ligue, pendant quelques mois  d’assurer la coordination inter associative pour le maintien de la mission. A l’heure où nous  rédigeons le présent rapport, ce que nous redoutions s’est en partie accompli: déménagement express de la mission, qui doit intégrer ultérieurement les locaux du même ministère de l’intérieur,  et intégration de la structure administrative au Comité interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation. Nous avons émis des vœux, et ça n’a pas été une mince satisfaction de voir que grosso modo la ligue des droits de l'Homme dans une lettre au premier ministre reprenait  un certain nombre de nos préoccupations : un maintien au poste de tous les conseillers, maintien de l’acronyme , accès aux archives que ce soit sous la forme numérique ou papier, maintien du site internet et possibilité pour le public  de joindre la mission via le formulaire de contact du site.

Quelques jours avant la tenue de la réunion, nous avons appris que le Cabinet du Premier Ministre avait donné des assurances apaisantes à la LDH, mais nous pensons devoir rester vigilants sans pour autant devenir agressifs ou partisans ce que nous n’avons pensons-nous jamais été.


Peut-être pourrons-nous envisager que le mouvement laïque de la manière la plus large possible s’unisse pour la défense de cette structure qui a fait ses preuves depuis 20 ans ? Et reprendres sous une forme ou sous une autre les actions communes auxquelles nous avons participé l’an dernier ?


Notre répondeur est assez fréquemment sollicité, nous nous efforçons toujours d’apporter les réponses les plus approfondies qu’il nous est  possible. Dans un rapport que nous devons rendre public  nous ne citerons pas, par souci de discrétion que nous devons aux personnes qui nous ont sollicités le nom des structures mises en cause.


(...)


Nous avons à l'heure
actuelle des militants en Bretagne, en région parisienne, dans tous l’est de la France, en Ardèche et en Drôme, ainsi que dans le sud-ouest. Il nous arrive de répondre à des questions venant d’autres régions, car alors actuelle, avec le développement d’Internet, on peut communiquer à distance. Mais c’est le point noir ne cherch
ons pas à nous le cacher,  pour un certain nombre d’entre nous, nous avons 20 ans de plus que lorsque nous avons créé l’association, il est temps de l’étoffer. 

Nous n’avons jamais cherché et nous ne chercherons jamais à faire des appels au peuple pour attirer adhérents et militants. Même si nous sommes de nature confiants de nature, pour ce genre de travail, il faut faire connaissance, il est indispensable qu’une ambiance de confiance mutuelle règne entre nous. Nous y sommes arrivés. Et alors nous pouvons lancer un appel à tous nos adhérents: trouvez-nous quelques personnes de confiance que vous connaissez personnellement, qui accepterait de consacrer quelques heures par an (bien utilisées, il n’est pas nécessaire d’embrasser un sacerdoce chronophage)

- soit sur une thématique relative aux dérives sectaires

- soit pour assurer la présence de notre association sur un territoire donné.

Nous pensons avoir trouvé une certaine originalité dans notre travail, notre ancrage laïque reste  notre référence.

C’est ainsi que c’est par le biais de la laïcité que nous abordons la problématique des dérives sectaires, que nous étudions les diverses mouvances de l’enseignement hors contrat.

Nous avons eu les premiers documents concernant des « Écoles démocratiques », également de certaines qui relèvent du réseau des colibris, et nous commençons à avoir une certaine documentation sur des établissements fondamentalistes ou intégristes.

En ce qui concerne  le réseau de la mouvance Steinerienne nous pensons avoir réuni déjà une abondante documentation. Nous nous sommes toutefois attachés à ne pas mettre en difficulté les fonctionnaires du service public de l’éducation, attachés que nous sommes à l’existence de l’école laïque. Aussi ne diffusons-nous pas notamment sur notre blog les rapports que nous avons reçus.

Nous avons toujours  eu comme objectif de ne pas froisser, et même de respecter ceux qui s’adonnent à des pratiques que, pour ce qui nous concerne, nous réprouvons.

Merci aux conseils départementaux des associations familiales laïques  qui nous ont aidés . Merci mille fois également à la fédération des œuvres laïques de l’Ardèche qui a son côté reproduit nos communications dans son remarquable journal « Envol » dont nous espérons bien accueillir un représentant au sein de notre conseil d’administration. Nous savons que parmi les militants laïques nombreux sont ceux qui nous soutiennent par l’esprit. Si une petite proportion d’entre eux acceptaient de nous rejoindre… Il n’est pas interdit de rêver !


 

vendredi 18 septembre 2020

MIVILUDES: le Cabinet du Premier Ministre apporte des apaisements à la Ligue des droits de l'Homme

 

 
 
Nous rappelons que la Ligue des droits de l'Homme avait saisi le premier ministre de ses préoccupations –qui étaient  d’ailleurs les nôtres– concernant l’avenir de la Miviludes.
 
Le Directeur de cabinet du premier ministre a donné à la Ligue les assurances suivantes quant au transfert qui vient d’avoir lieu :

– intégration de la mission au comité interministériel  de prévention de la délinquance et de la radicalisation  à effectifs constants, sans suppression de postes de conseillers ou de documentaliste .
 
– Aménagement des bureaux de manière à accueillir correctement la mission en réservant un espace pour les visiteurs, victimes, familles, de manière à préserver la confidentialité des échanges . Les locaux sont en cours de restauration.
 
– Maintien de l’acronyme Miviludes 
 
– Maintien du site Internet et de la possibilité de saisir la mission via ce site.
 
– Sauvegarde de l’intégralité des archives.
 
C’est ainsi que les services du premier ministre décrivent le récent transfert de la Mission au sein du ministère de l’intérieur.

Nous espérons que la description de ce transfert qui vient d’avoir lieu vaut engagement.

Même si nous avons souhaité que la Mission  reste en place sans changer de statut, ces assurances devraient  quelque peu nous rassurer. Gageons  que ces  promesses seront tenues, néanmoins nous resterons  vigilants . Nous nous efforcerons d’inciter à la même vigilance les mouvements d’éducation populaire, les organisations syndicales , qui se réfèrent à la laïcité, ainsi que l’ensemble du mouvement associatif.

Nous exprimons notre gratitude à la Ligue et la remercions d’avoir bien voulu faire siennes nos préoccupations.

mardi 15 septembre 2020

Dérives sectaires, victimes à l’abandon UNE ENQUËTE DE LA RTBF en Belgique

 

 

 

 

 

 

 https://www.rtbf.be/article/derives-sectaires-quand-la-belgique-delaisse-les-victimes-10578408



 

La radio télévision  belge francophone, et plus précisément son émission investigation vient de produire un reportage
 
Dérives sectaires, victimes à l’abandon

Tout d’abord est présenté un groupe évangélique, "diffusion de l’Évangile", ainsi qu’une école interne à la communauté, qu'il décrit comme destinée à former de futurs disciples
Une école subventionnée par les pouvoirs publics francophones d’outre Quiévrain.
Le dernier point de cette émission est consacrée aux groupes qui pratiquent des guérison spirituelles, et une part importante est consacrée aux amis de Bruno Gröning.
On y voit notamment une scène de non-assistance à personne en danger . Cette scène ne fait que confirmer un de nos billets précédents sur le même cercle, témoignage doublé d’un article du journal belge flamand De Morgen.
Le reportage est long, 1h18, mais nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs intéressés par le phénomène sectaire de le visionner

dimanche 6 septembre 2020

Sur le site de la MIVILUDES l'arrêt de la Cour d'appel administrative de Paris qui n'enjoint pas à l'administration de retirer la fasciathérapie du guide de la Mission relatif à son guide SANTE

Arrêt de la Cour administrative d’appel de Paris du 26 mai 2020 relatif au Guide santé

Le 04/06/2020 - Évènements

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Dans le cadre de sa mission d’information du public, la Miviludes a publié en 2012 un guide sur les dérives sectaires en santé qui avait pour objectif d’aider à repérer les situations de danger, d’alerter sur les risques et de proposer des outils pratiques pour pouvoir réagir en conséquence. Le guide a fait l’objet de recours en justice dont celui de la société Point d’appui et de l’association nationale des kinésithérapeutes fascia thérapeutes (ANKF). Leur requête a été rejetée.

L’arrêt du 26 mai 2020 est consultable ci-dessous
 

Fichier attachéTaille
caa_paris_26mai2020_web.pdf531.12 Ko

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EXTRAIT

 


jeudi 3 septembre 2020

introduction publique à la réflexion interne du CLPS:

l'avenir de la MIVILUDES au regard des quatre dernières décennies de prévention du sectarisme.

Sur les dernières positions de notre association sur l'avenir de la Mission nous vous invitons à consulter nos derniers billets de blog.

Par Gilbert Klein 

CONSULTER LE TEXTE DE LA VIDEO

samedi 22 août 2020

recherches sur les écoles Steiner nos conclusions (provisoires)




En Grande-Bretagne, les rapports d’inspection des écoles privées sont publiés sur le site Internet du service chargé de ces évaluations. Rien de tel en France, serons-nous présomptueux en affirmant que nous vous aurions été quasiment les seuls à utiliser tous les moyens de droit en vue de les obtenir ? Nous ne les avons pas tous obtenus loin de là, mais assez pour nous faire une idée. Pour les raisons que nous allons développer ci-dessous, nous agirons comme le site  du café pédagogique qui avait résumé un rapport sur un sujet proche mais en se gardant bien de le mettre en ligne ! S'il en est encore besoin, nous précisons que nous nous intéressons au hors contrat en général sans nous focaliser sur la mouvance steinerienne!

Toutefois, à quoi bon réfléchir sur des rapports que nous avons du mal parfois à obtenir si c’est pour les laisser dormir sur un disque dur ? Aussi nous vous proposons ci-dessous un  récapitulatif des documents publics et une synthèse des rapports d’inspection, après réflexion.


Nous rappelons que la fédération des écoles Steiner n’a pu obtenir la reconnaissance d’utilité publique. Le lien vers l’arrêt du tribunal administratif (que la fédération n’a pas contesté) ici.


Mais l’école proche de Colmar a obtenu l’équivalent de cette reconnaissance en droit local alsacien.


Cette même école avait fait parler d’elle lorsque suite à un voyagescolaire en Allemagne, des élèves avaient contracté la rougeole,les parents assumaient ne pas vouloir faire vacciner leurs enfants.

 

Nous rappelons le chapitre sur les écoles Steiner, qui comporte des extraits de rapports, et figure dans le corps du livre de Paul Ariès, enquête sur un pouvoir occultes.  Nous n’avons pas de copyright qui nous permettrait de reproduire ce chapitre sur notre blog.

En revanche, nous vous soumettons un extrait du rapport de la mission interministérielle de lutte contre les sectes, l’ancêtre de notre Miviludes. Ce rapport date de l’année 2000, la Mission, en ce temps-là, publiait chaque année une étude de cas, et cette année là, elle était consacrée à la mouvance de Steiner. Nous avons retenu le chapitre un relatif  aux écoles. (cliquer sur chaque page pour agrandir)

Nous ne reprenons pas des documents déjà rendus publics sur notre blog et que vous pourrez aisément retrouver dans notre dernière étude exhaustive.

 



 




Depuis quasiment la date de création de notre association, nous sollicitons des autorités académiques la communication des rapports d’inspection des établissements scolaires hors contrat. Lorsque nous n’avions pas de réponse, ou en cas –beaucoup plus rares– de refus, nous nous adressions à la commission d’accès aux documents administratifs, une autorité administrative indépendante.

Immanquablement, cette commission déclarait que les rapports étaient communicables sous réserve d’occulter les noms des personnes physiques. L’une de ces autorités académiques, sur notre demande, nous a bien précisé que ces rapports n’avaient pas vocation à être diffusés. Aussi ne l’avons-nous pas fait,  non que cette diffusion aurait été répréhensible pénalement, mais comme notre vocation est de défendre le service public, et notamment celui de l’éducation nationale, notre objectif n’était surtout pas de mettre en difficulté les fonctionnaires chargés de le mettre en œuvre.

Nous avons souhaité partager avec nos lecteurs certaines de nos connaissances, mais de manière synthétique, sans préciser de quels établissements il s’agissait, et surtout sans utiliser les mots et les expressions issues des rapports. Nous nous basons  sur des rapports issus de cinq écoles, nous ne précisons pas, pour les raisons ci-dessus indiquées, desquelles il s’agit.

L’une des principales questions qui s’est posée à nous à la lecture desdits documents, c’est la conformité de l’enseignement prodigué au sein des écoles Steiner au socle commun de connaissances et de compétences qui est élaboré par administration de l’éducation nationale. 

Dans un des cas, l’inspecteur chargé de la visite de l’école estime que les contenus abordés en cours dans l’école dans l’établissement sont conformes à ce qui est requis. 

Dans une autre école en revanche, et il est noté l’inadéquation des apprentissages avec les programmes. Il est noté des retards en lecture,  ainsi qu’en mathématiques. La contrepartie semblait être une vie scolaire qui vise à l’épanouissement et à l’ouverture artistique. 

Dans la troisième école étudiée, il semble que lors d’une première inspection, les fonctionnaires se soient interrogés sur le contenu de l’enseignement. Mais ils concluent quelques années après  à la conformité de l’enseignement dispensé au sein de cet établissement aux attentes du code de l’éducation. 

Dans un quatrième cas, des manquements semblent notables: pas d’apprentissage correct de la lecture ou des mathématiques, ni de l’histoire et de la géographie. Pas de développement de l’esprit critique, c’est l’imitation qui semble privilégiée.

Enfin, dans un cinquième cas, et les fonctionnaires notent des points favorables, telles que l’observation des besoins des élèves suivant leur âge, une volonté de sérénité et de bienveillance, et la place accordée à l’éducation esthétique.  Mais en revanche,  les inspecteurs se montre préoccupés. Toujours des carences sont relevées en ce qui concerne la formation de l’esprit critique, un enseignement organisé suivant la doctrine de  Steiner, qui comporte des risques au cas où les enfants devraient être rapatriés en cours de scolarité dans des écoles publiques ou privées plus contrôlées. Quelques années après, l’administration note toujours les points favorables, mais garde les mêmes sujets de préoccupation. Il est même évoqué même une faiblesse culturelle mais qui pourrait être compensée dans le milieu familial.

Une remarque qui intervient de manière récurrente, c’est la référence pédagogique et intellectuelle de ces écoles à la pensée de Rudolf Steiner. De toute évidence les représentants de l’administration préféreraient un amoindrissement de cette inspiration au profit d’un objectif davantage inspiré par les programmes officiels et le socle commun de connaissances et de compétences.

Le deuxième point qui nous intéresse, et qui a retenu notre attention, c’est celui du respect de la laïcité. Nous rappelons qu’un jour, en visitant une journée portes ouvertes dans une école,  l’enseignement Waldorf nous a été présenté comme privé laïque. 

Dans l’une des écoles étudiées, les inspecteurs observent des dessins avec une forte inspiration biblique, tout en notant que les couleurs de ses dessins sont très stéréotypées. Exemple : des dessins d’anges. 

Dans un autre cas, il est noté des rituels du type religieux qui rythment la vie de l’établissement.  Ou encore dans une autre école, au début de la journée, une prière issue d’un poème de Steiner.

Dans une autre les fortes connotations bibliques de certaines activités sont relevées.

Dans un  cas, l’administration s’interroge d’un point de vue éthique : il lui semble mais cela ne concerne qu’une seule école, que les buts énoncés ne soient pas conforme à la réalité interne de l’établissement. En gros, la doctrine de Steiner devrait être présentée spontanément aux parents afin qu’ils puissent s’inscrire leurs enfants dans cette école après un choix éclairé.

Cela n’est pas sans nous rappeler  l’un des témoins au procès de Grégoire Perra, qui affirmait ne pas se sentir tenu d’informer les parents de ce qui était la doctrine steinerienne, c’était à eux-mêmes selon cette personne, qu’il incombait de se renseigner. 

Enfin, de grandes inégalités entre les écoles au niveau de la régularité du point de vue administratif. Dans une école, des documents administratifs ne peuvent dans la majorité des cas être présentés. Ceux relatifs à la sécurité ne sont pas à jour et les conditions d’hygiène et de sécurité sont insuffisantes.  Une proportion non négligeable d’enfants fréquentant l’école ne sont pas vaccinés, du fait d’un choix personnel des parents. Dans un autre établissement, certains auxiliaires intervenant dans les classes ne possèdent pas les diplômes requis.  Le fonctionnaire n’exclut pas sans en avoir la preuve que ces intervenants puissent se retrouver seuls devant des élèves. Également dans la même école, des enfants ne sont pas vaccinés. Encore un autre cas : l’établissement est équipé de toilettes  sèches, ce qui entraîne des incommodités. Des problèmes de sécurité se posent.

En revanche, dans une autre école, l’inspecteur note un souci de transparence et s’en félicite.

Peu après le vote de la loi ROYAL sur le contrôle des établissements hors contrat, toutes les écoles Steiner avaient été inspectées simultanément. Un extrait, cité par Paul Aries ( l’anthroposophie, enquête sur un pouvoir occulte ) résume parfaitement certaines de ces considérations, il concerne un institut médico-éducatif en Bourgogne :


Tout ce qui a été observé au cours de la matinée (de 9 heures à 12h) est en totale contradiction avec ce qui est énoncé dans le projet de l’établissement. La pédagogie développée dans les différentes classes ne permet absolument pas aux enfants de développer leurs potentialités cognitives, leurs possibilités d’expression, de communication, et leur créativité. La méthode d’enseignement ne ressemble en aucune façon à une méthode active. On assiste plutôt à un bourrage de crâne. Les jeunes sont transformés en de simples exécutants gentils, mais béats. On ne leur demande surtout pas de réfléchir. Tous les programmes d’enseignement dans les différents champs disciplinaires sont basés sur des thèmes mythiques et mystique s(…) Les savoirs enseignés sont parfois erronés.


Mais nous pouvons pas dire en conclusion s’il s’agit d’une coïncidence: L’école dont le rapport est le plus critique et dont les critiques sont les plus précises surtout est celle dont nous possédons les rapports les plus récents. Est-ce le fait du hasard, de la conscience et de l'observation d’un fonctionnaire d’inspection, ou est-ce que cela traduit  et une vision plus claire de l’enseignement Waldorf par l’Education nationale ? Et en effet, ces dernières années, du fait notamment à des contentieux judiciaires avec Grégoire Perra, les écoles Waldorf se sont retrouvées à leur corps défendant médiatisées.

Et aucun rapport ne préconise une saisine de la justice en vue d’une fermeture, mais sur ce point nous nous en tenons à notre posture habituelle: nous ne sommes ni l’administration ni la justice, notre seul rôle, c’est l’information du public. Nous essayons de le faire le plus honnêtement possible, sans parti pris, mais il ne nous appartient nullement de nous féliciter ou de regretter la mise en œuvre ou l’absence d’une procédure judiciaire !












mardi 18 août 2020

UN MESSAGE DE NOTRE AMI JEAN PIERRE CAMBIER , NOTRE REPONSE;

Nous avons reçu de JEAN PIERRE CAMBIER, le rédacteur du blog la biodynamie au risque de l'anthroposophie, le message que nous reproduisons avec notre réponse qui nous permettra de revenir sur nos fondamentaux! merci de nous avoir interpellés!


 
Le "conventionnement" de cette école anthroposophique devrait alerter tous les laïcs républicains sur la puissance de l'infiltration de ce mouvement ésotérique dans nos sphères dites "responsables". Pourquoi pas un grand mouvement unitaire laïc pour dénoncer une telle infiltration ?

Notre réponse

Merci cher ami de votre message qui nous donne l’occasion de revenir sur ce qui fait la charpente de notre action militante.

Dans la vigilance à l’endroit des les dérives sectaires, nous avons toujours privilégié le rassemblement avec toutes  les associations, organisations syndicales  et notamment celles  dont la raison d’être est à la défense de la laïcité.

Lorsqu’il s’est agi de défendre la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, nous avons travaillé avec plusieurs mouvements de défense de la laïcité. 

Notre objectif : la défense de la liberté de conscience, de la liberté d’expression, et partant de cela la lutte contre tous les abus et les emprises organisées.

Ainsi nous ne luttons  pas contre une quelconque doctrine particulière, si aberrante qu’elle puisse paraître. S’il nous arrive de la discuter c’est dans la mesure où ses méthodes nous paraissent remettre en cause l’ordre républicain, ou la liberté de conscience.

Sur le problème que vous  soulevé, nous vous renvoyons à ce que nous avons écrit sur l’éducation selon Steiner ou sur la triarticulation  sociale.

Nous ne saurions nous focaliser, ni demander à des mouvements laïques  de se focaliser, sur une mouvance. C’est un principe que nous défendons, la liberté de conscience, et adopter la posture d’une lutte contre un courant d’idées précis nous ferait faillir à notre conception de la laïcité.

On peut légitimement s’interroger sur les raisons de la reconnaissance d'utilité publique de la fondation pour l’école, sur les  financements  indirects reçus par espérance banlieue.

Il existe également tout un réseau d’écoles  qui relève de la mouvance évangélique. Et l’expansion rapide des écoles démocratiques nous interpelle également.  Nous avons également écrit sur les écoles relevant des acteurs colibri.

Nous essayons toujours, derrière nos interrogations sur les doctrines, et surtout  sur les méthodes, de respecter les hommes et les femmes qui en font la promotion.

Voilà en quoi nous, qui sommes des défenseurs de l’école publique, appelons les militants et les associations laïques  à nous soutenir. Avons-nous bien répondu à votre question ?

Merci encore et très amicalement