lundi 29 mars 2021

Questions d’éthique et questions de droit autour de la pratique du « shunning » : le cas des Témoins de Jéhovah.

Questions d’éthique et questions de droit autour de la pratique du « shunning » : le cas des Témoins de Jéhovah.

 

 


Le terme « shunning » désigne une injonction faite aux fidèles par les instances dirigeantes d’une religion de cesser toutes relations avec ceux qui remettent en question leurs croyances. La conséquence en est une rupture des liens familiaux et amicaux. Cette punition est un moyen de dissuasion.

Une récente actualité nous rappelle que cette pratique soulève des questions fondamentales.

Ainsi, que les Témoins de Jéhovah aient pu être discriminés dans l’histoire, nous ne chercherons pas à le nier, ni à y trouver une justification morale. Par exemple dans une période récente la Grèce fut condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme lorsque fut infligée une sanction pénale à un Témoin de Jéhovah dont le seul tort avait été de faire du porte-à-porte… au domicile d’un chantre orthodoxe. Que cela soit clair, l’action du CLPS est fondée sur le respect des droits de l’homme, dans tous les cas. Que par la suite nul ne nous fasse dire ce que nous n’avons jamais dit !

Des discriminations anciennes ou présentes ne justifient pas non plus que les témoins de Jéhovah se rendent eux-mêmes coupables de discrimination. Et c’est là un débat juridique récurrent en Belgique, dont nous avons pu saisir un certain nombre d’éléments et dont nous continuerons à vous tenir informés.

Dans La Tour de Garde du 15 janvier 2007, un article s’intitule: restez fort si votre enfant se rebelle.

Nous en avions connaissance depuis longtemps. Ses termes, disons le franchement, nous semblent plus que sévères, c’est ainsi que nous les ressentons :

« Si votre enfant ne se reprend pas, et qu’il soit un chrétien baptisé, il devra peut-être recevoir la forme la plus sévère de discipline : l’excommunication. Les contacts que vous pourrez alors avoir avec lui dépendront de son âge et d’autres circonstances. Naturellement, si l’enfant est mineur et qu’ils vivent chez vous, vous continuerez à pourvoir à ses besoins physiques (…). Il n’en va pas de même lorsque l’enfant excommunié est majeur il n’habite plus sous le toit familial (…). Même si certaines questions familiales peuvent vous obliger à avoir quelques contacts avec votre enfant excommunié, vous devriez vous efforcer d’éviter les rencontres qui ne sont pas indispensables ».

Nous avions connaissance de ces passages qui nous semblaient déjà d’une extrême dureté. Nous ignorions alors que ce point de doctrine des Témoins de Jéhovah serait la source d’un contentieux judiciaire outre Quiévrain.

En effet, un disciple ayant abjuré sa foi ancienne, pour devenir protestant, avait poursuivi les Témoins de Jéhovah pour discrimination. Son départ ayant selon lui, du fait de ce type de directive, éloigné de lui tant son entourage amical que sa propre famille.

Ils s’ensuivit un feuilleton judiciaire. Voici tout d’abord un extrait d’un arrêt de la Cour d’appel de Liège en date du 6 février 2006:

« Il ressort des divers documents soumis à l'appréciation de la Cour que des pressions morales sont exercées sur les autres adeptes dès lors qu'il leur est conseillé de supprimer non seulement les contacts spirituels — ce qui est compréhensible — mais aussi les rapports sociaux et familiaux qui doivent se limiter au minimum indispensable. Cette pression morale résulte essentiellement du fait que si un membre de la congrégation va au delà de ce minimum, il peut être exclu. Dans ces conditions, la liberté de culte elle-même risque de ne plus être respectée dans la mesure où, si les pressions sont trop fortes, l'adepte qui souhaite quitter la communauté s'en trouve moralement empêché, obligé qu'il est de choisir entre deux situations moralement dommageables : soit continuer à adhérer à des principes auxquels il ne croit plus et maintenir sa vie privée familiale et sociale, soit quitter la communauté et se voir rejeté par sa famille et ses connaissances. Dans cette mesure, les consignes données - quoiqu'en dise l'intimée, il ne s'agit pas de simples « réflexions » — risquent, in abstracto, de créer une discrimination. »

Mais l’intéressé n’obtint pas satisfaction... cependant le principe était posé par la Cour d’appel!

Pour des raisons de droit, l’arrêt fut cassé par la Cour de cassation belge. Et la même affaire fut traitée par la Cour d’appel de Mons. Le plaignant était soutenu par le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, créé par une loi belge de 1993. Il fut débouté, nous donnons les raisons, qui nous semblent aller à l’encontre des attendus de l’arrêt de la Cour d’appel de Liège.

« Le fait qu’un mouvement religieux édicte à l’égard de ses membres et publie dans ses revues des règles de comportement à adopter vis-à-vis des anciens membres régulièrement exclus–la régularité de cette exclusion ne faisant pas ici débat, lesquels se limitent à éviter de les fréquenter, de leur parler voire de les saluer, ne permet pas de présumer l’existence d’une quelconque discrimination. Pour autant que les limites de la légalité ne soient pas franchies, toute personne est libre de suivre ou non les préceptes de la religion qu’il a choisie, en ce compris à l’égard des membres de sa propre famille. L’article 9 CEDH garantit le libre exercice du droit à la liberté de religion. L’obligation de neutralité et d’impartialité interdit à l’État de porter une appréciation sur la légitimité des croyances religieuses ou sur la façon dont elle se manifestent dans le cadre du principe de l’autonomie personnelle des croyants. »

Comme à l’accoutumée, afin de permettre à nos lecteurs de se documenter de manière approfondie et de ne pas déformer le sens d’une décision judiciaire en ne la citant que partiellement, nous leur donnons accès aux textes complets sur ce lien

Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme changea de nom et devint Unia (service public indépendant qui lutte contre la discrimination, promeut l’égalité et protège les droits fondamentaux). Nous reproduisons un paragraphe de son rapport annuel 2019.

« La liberté de pensée, de conscience et de culte implique aussi que quelqu’un a le droit de ne pas (ou plus) avoir de conviction philosophique ou religieuse. En 2019, Unia a par exemple reçu de nouveaux signalements relatifs à la communauté religieuse des Témoins de Jéhovah. Le réseau social des Témoins de Jéhovah se limite souvent aux seuls membres de cette communauté. Lorsque des membres sont exclus ou veulent se retirer du groupe, ils se retrouvent dans un isolement social parce que cette communauté rompt tous les liens avec les anciens membres. Unia avait déjà déposé plainte auprès du parquet en 2015 à la suite du signalement d’un ancien Témoin de Jéhovah : selon Unia, la politique d’exclusion de cette communauté religieuse incite de manière répréhensible à la discrimination, à la haine ou à la violence. Le parquet a clôturé l’instruction en 2019 et Unia a été informé que le dossier serait transmis au juge pénal. »

Une nouvelle procédure était en cours. Elle vient de trouver un épilogue, provisoire s’il y a appel, avec un récent jugement du tribunal de Gand. Cette juridiction a donné satisfaction aux requérants dont l’action n’était pas prescrite, soit la grande majorité d’entre eux. Nous avons ci-dessus donné le lien vers l’article de presse qui annonce cette décision judiciaire.

Comme nous le faisons habituellement, nous attendrons d’avoir le texte intégral de la décision définitive, surtout si appel devait être interjeté. Nous ne ferons le point qu’à issue de la procédure.

Toutefois, nous pouvons déjà, à ce stade, et indépendamment des contentieux en cours ou à venir, dégager deux doctrines différentes, qui ont des incidences tant sur notre conception de la laïcité que sur celle des obligations pesant sur les Etats signataires de la Convention européenne des droits de l’homme.

Et les Témoins de Jéhovah ne sont pas les seuls à être concernés.

Selon la première conception, l’État doit rester neutre vis-à-vis des religions, (tout cela est valable pour des idéologies autre que religieuses), les laisser libres de s’organiser comme elles l’entendent, et donc ne pas intervenir  lors du contentieux qui pourrait opposer des disciples et/ou anciens disciples d’une confession entre eux. Le site human rights without frontiers cite Massimo Introvigne, du Centre d’études sur les nouveaux mouvements religieux (CESNUR) qui conclut ainsi un article : “En défendant les droits de leurs comités de discipline religieuse à se prémunir de toute ingérence de l’état quand ils décident de l’excommunication d’un membre ou d’autre chose, et leur droit à interpréter la Bible dans le sens où elle ordonnerait le rejet de ceux qui avaient été excommuniés, les témoins de Jéhovah défendent une fois de plus la liberté religieuse de tous, précisément dans un domaine où elle est actuellement particulièrement assiégée.” .”—The Journal of CESNUR,

La seconde conception résulterait notamment d’un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme. Lors d’un contentieux opposant l’État néerlandais à une jeune fille handicapée et à son père, les Pays-Bas furent condamnés. La jeune fille avait été abusée par le fils de la directrice de l’établissement qui l’hébergeait. L’État n’était pas directement responsable bien entendu de cet agissement, mais la Cour européenne avait estimé que les sanctions pénales prévues par  l’État membre n’étaient pas appropriées.

Les juges de Strasbourg ont élaboré une conception exigeante des droits de l’homme : le rôle des Etats n’est pas uniquement de s’abstenir de les enfreindre, mais de tout faire pour que les droits fondamentaux soient respectés dans les rapports entre particuliers.

Et c’est bien là le nœud  de cette divergence d’appréciation entre juridictions d’un même pays.  Dans le cas présent, soit l’État belge doit se borner à respecter la liberté de culte des Témoins de Jéhovah, les laisser s’organiser comme ils l’entendent, et bien entendu ne pas les discriminer (nous récusons les atteintes aux libertés et les discriminations!), soit il est tenu également de veiller à ce que les disciples ne deviennent pas eux-mêmes auteurs d’une quelconque violation des droits fondamentaux à l’égard de quiconque. Dans le cas présent cette atteinte serait une discrimination à l’encontre  de celles et ceux qui se tourneraient vers une autre conviction. 

Sans doute la liberté de chacun de fréquenter qui il veut doit-elle être respectée. Mais ériger en principe, en impératif, un ostracisme, et surtout  interdire en conséquence les relations intrafamiliales, notamment entre parents et enfants nous semblerait une  atteinte à la vie privée et familiale au sens de la Convention européenne (article 8), sur laquelle viendrait se greffer une discrimination (article 14).

Que ce soit encore clair, nous ne mettons pas en cause en tant que telle la doctrine des Témoins  de Jéhovah, qui reste protégée par la même Convention européenne des droits de l’homme. Nous récusons avec force tout ce qui pourrait s’apparenter à la haine. Nous faisons seulement nôtre une conception exigeante de la défense des droits de l’homme, qui vise à une régulation des rapports entre individus respectueuse de la dignité de chacun.




 

 

dimanche 21 mars 2021

lundi 15 mars 2021

« agence des médecines complémentaires et alternatives »...MALAISE

Malaise…


Ce 15 mars 2021, nous tenons à exprimer ici le malaise que nous ressentons devant une initiative récente. Malaise car nous ne comprenons pas clairement à quelle cause cette initiative est véritablement dédiée.

À l’automne 2020, naissait l’« agence des médecines complémentaires et alternatives ».  

L'association des patients de la médecine anthroposophique saluait cette initiative « avec joie ».

En même temps, cette « agence » se prévalait du soutien de la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaire) et de sa volonté de lutter contre les dérives sectaires.

Le 13 mars 2021, un collectif regroupant des anciens ministres, des députés, et des personnels soignants (non des moindres) exprimait dans les colonnes du Monde sa volonté de transformer cette agence en agence gouvernementale.

Les statuts du CLPS ne lui donnent pas de compétences en matière médicale. Si nous sommes amenés à mentionner des thérapies, c’est uniquement dans les cas où elles nous paraissent susceptibles de fournir un prétexte à des emprises et induire de la dépendance.

Cela va mieux en le disant.


Toutefois un malaise.


Possible confusion…


Tout d’abord, le terme d’agence utilisée pour nommer cette structure nous semble ambigu.

S’il n’y a rien d’illégal dans cette appellation, nous notons toutefois qu’elle est en mesure d’induire en erreur.

Traditionnellement, l’agence désigne un démembrement de l’État, administré par une structure qui dispose d’une certaine autonomie pour gérer un service public.

En l’état actuel, cela ne semble pas être le cas. De plus, nous n’avons en mémoire aucun exemple d’une association de droit privé qui ait demandé à être transformée en organisme d’État. 

Rien ne nous permet d’affirmer, loin de là, que les activités de cette structure présenteraient une quelconque illégalité.

Toutefois, il semble au CLPS qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’un débat sur des pratiques médicales.

Transformer une association qui participe à un débat d'idées en organisme gouvernemental ne nous semble pas conforme au cadre démocratique.

Elle serait à la fois juge et partie.


Autre réserve : la Mission interministérielle a déjà produit un guide publié par les services de l’Etat sur les dérives sectaires en santé. Selon nous, le meilleur moyen de pérenniser cette alerte initiée par la mission est de la renforcer, la faire connaître le plus largement possible. Certainement pas la doubler d’un organisme issu d’une association de création très récente et sur laquelle, de fait, nous ne disposons pas de garantie suffisante.

Selon notre habitude nous livrons nos interrogations à nos lecteurs en les invitant à élaborer leurs réponses personnelles.

À bientôt.






 

samedi 13 mars 2021

polémiques autour de CASASNOVAS

Depuis quelques jours, Thierry Casasnovas fait parler de lui. Nous l'avons évoqué à plusieurs reprises. Notamment lorsqu'il s'associait avec Crevecoeur, Tal Schaller et Trotta dans une vidéo de 2h 15 et lorsqu'il faisait la promotion de l'instruction à domicile. Rappelons-le, l'objectif des jeunes qu'il interrogeait était... la fermeture de classes.


Nous partageons ci-dessous un article le concernant issu d'un journal de consommateurs.


Il faisait l'objet d'un développement étayé dans l'émission de FRANCE 5 "la fabrique du mensonge".

Une jeune femme souffrant d'une maladie invalidante, longuement interrogée tout au long de l'émission, le décrivait en ces termes dont nous avons retranscrit le verbatim le plus scrupuleusement possible, court extrait:

Je suis boulimique de vidéos parce que je veux absolument me soigner, donc tous les jour,s tous les jours, dès que je me pose une question c’est Thierry Casasnovas et je tape le mot qui correspond à ma question et hop j’ai le savoir, on devient des pros de la santé ! Et on ne s’arrête plus parce qu’il est là tous les jours. Il y a un rythme à un moment où il peut publier deux vidéos dans la journée . On est complètement englobés de toutes ces vidéos, de tous les réseaux sociaux c’est même pire qu’une secte. Parce qu’à la limite il y a un contact humain. Là on est livré à nous-mêmes face à des vidéos, face à un contenu qui est inarrêtable et c’est ça que je trouve le plus dangereux ;  sur le moment je n’ai pas l’impression de rentrer dans une secte. J’ai l’impression de découvrir la vérité absolue.

Quelques jours après, la même personne se rétractait longuement dans une vidéo dont la durée excédait une heure, interrogée par Casasnovas sur sa page Facebook. Il en était de même sur le site France-Soir; elle se disait "piégée" et mettait en cause un montage qui déformait son intention initiale. Durant la même période, la chaîne sur laquelle Casasnovas partage ses vidéos lui notifiait un premier avertissement pour "informations médicales incorrectes".

Bien entendu, nous restons en alerte pour vous tenir informés.







dimanche 28 février 2021

A propos d'un livre qui rejoint nos préoccupations, sur l'histoire de la vaccination en empruntant aux talibans à l'anthroposophie et à l'intégrisme catholique, trois mouvances sans aucun lien entre elles

 A propos d'un livre qui rejoint nos préoccupations:

ANTIVAX, la résistance aux vaccins du XVIIIéme siècle à nos jours
ed.Vendémiaire


L'hebdomadaire Télérama avait signalé, lors d’une interview de Madame Salvadori, virologue, la publication d’un ouvrage sur les anti-vaccins. Le coauteur en est Laurent-Henri Vignaud, historien. Nous l’avons lu pour vous, mais après avoir découvert deux ouvrages d’un médecin anthroposophe récemment décédé, Jean Pilette.


Nous retiendrons, en approfondissant et en donnant certaines sources, quelques points de cet ouvrage dont l’objet est l’étude des opposants à la vaccination. La publication remonte à l’été 2019, donc antérieurement au déclenchement  de la pandémie actuelle. Les polémiques et débats en cours actuellement ne sont pas abordés. Lors des balbutiements de la vaccination, déjà apparaissait le débat entre les tenants de la liberté individuelle et ceux de l’intérêt collectif, deux notions qui pouvaient entrer en conflit.

Mais retenons quelques points; les auteurs évoquent la guerre de la polio, un reportage qui a reçu le prix Albert Londres et qui a pour sujet la persécution des soignants qui vaccinent dans les zones contrôlées par les talibans.

Ne nous étendons pas sur ce sujet, pour une bonne raison : nous avons retrouvé ce film sur le Net, et nous vous proposons ci-dessous le lien de partage.


 




Un  chapitre est consacré à la mouvance de Steiner et notamment aux écoles. Nous avons d’ailleurs trouvé dans cet ouvrage un long développement sur les écoles Steiner. 

Nous avons lu des conclusions, qui révélaient une grande convergence avec celles que nous avons développées tout au long de ce blog : « sur les sites officiels vantant les écoles du mouvement Waldorf,  les porte-parole de l’institution sont toutefois très prudents : ils mettent en avant l’écoute individualisée et l’absence de contraintes permettant à chacun de découvrir son potentiel, l’expression artistique et corporelle, autant d’orientations pédagogiques partagées par tous les tenants de l’éducation nouvelle, et alléchante pour les parents, mais la doctrine anthroposophique, fondement de l’enseignement, à laquelle les enseignants se doivent d’adhérer, n’est pas enseignée en classe, prétend-on. » 

Il est question d’un voyage scolaire à Berlin, au cours duquel un élève de l’école Steiner de Colmar fut contaminé par la rougeole, entraînant d’abord dans l’école une épidémie locale. Nous avions traité de ce sujet et mis en ligne le reportage qui est décrit par les auteurs, le voici à nouveau.

Et cela nous amène  à la question de la position des disciples de Steiner par rapport à la vaccination.

Officiellement, la médecine anthroposophique n’est pas opposée à la vaccination : Voici un extrait d’un site qui était fondé sur cette idéologie, en cliquant sur la citation, vous trouverez le site d’origine.

Mais c’est ce que cela veut dire  qu’ils sont pour autant prêts à se faire vacciner ? Vous avez pu visionner le site le reportage des informations régionales sur l’épidémie née d’un voyage scolaire de l’école Mathias Grünewald de Colmar.


 


Ce cas ne semble pas isolé puisque le même phénomène a été observé à l'école Steiner de Bienne en Suisse; la RTS a consacré un sujet à cet épisode que vous retrouverez sur ce lien (de5'05'' à 16 mn)


https://www.rts.ch/play/tv/mise-au-point/video/144-la-jacinda-mania--rougeole-et-vaccino-sceptiques--interview--christian-constantin--brexit--stocker-pour-eviter-la-penurie--lexplosion-des-jeux-de-societe?urn=urn:rts:video:10313968




Et nous avons lu également deux ouvrages d’un médecin décédé il y a peu, Jean Pillette.
Qu’il soit anthroposophe ne fait pas l’ombre d’un doute. Il a publié en 1997 un ouvrage de vulgarisation: nous te protégerons, la poliomyélite,  quels vaccins ? quels risques ?
Il donne une image négative du vaccin contre une maladie qui fit des ravages. On ne connaîtrait pas son appartenance steinerienne sans un minimum de recherches. La seule allusion, c’est la mention d’un médicament issu de la médecine anthroposophique. Mais à aucun moment dans le livre il n'en fait état
Il a également commis un livre électronique, maladies infectieuses et vaccins . Il ne se présente pas non plus comme anthroposophe dans cet ouvrage mis en ligne et qui lui permet de mettre en cause l'ensemble des vaccins, tour à tour inefficaces ou générateurs de pathologies. Il se décrit en couverture comme membre de european forum for vaccine vigilance.Lors de son décès en 2019 la Ligue pour la liberté des vaccinations lui a rendu hommage en rappelant qu'il en était membre d'honneur. L'ouvrage a été écrit en collaboration avec l'association Liberté information santé, membre dudit forum européen, dont le site nous semble révéler une forte méfiance à l'encontre de la vaccination, et qui promeut ce livre sur son site.
Nous pouvons être gênés par ce silence sur son appartenance elle-même possiblement à l'origine de sa vigilance face aux vaccins,toutefois cela n'enlève rien à son désintéressement: son dernier ouvrage est mis en ligne gratuitement, disponible et reproductible sans frais pour tout usage non lucratif.
Le livre de Madame Salvadori et de Monsieur Vignaud n’aborde qu'allusivement in fine la méfiance de la vaccination au sein des milieux intégristes catholiques, et notamment de la fraternité Saint Pie X. Les auteurs renvoient le lecteur au rapport 2016--2017 de la Mission  interministérielle. Nous vous en donnons le lien, le développement de Madame Lucie Guimier sur le refus de vaccination est disponible à partir de la page 115.

"Le mouvement revendique aujourd’hui entre 150 et 200000 fidèles, dont 35000 en France. La congrégation religieuse a pendant un temps bénéficié d’un puissant relais médiatique avec l’institut Civitas (fondé en 1999), association satellite de la Fraternité Saint-Pie-X, jusqu’à ce que l’association ne devienne un parti politique en 2016, déclenchant la distanciation de la congrégation religieuse. La dispersion rapide de la rougeole à l’échelle intrafamiliale dans le réseau d’obédience lefebvriste résulte de toute évidence d’une couverture vaccinale insuffisante des enfants de la communauté, des carences possiblement liées aux aspirations spirituelles de leur famille. Les circonstances des prises de décision de ces parents restent toutefois inconnues et il serait imprudent d’en tirer des conclusions univoques".

Mais en conclusion, nous n'affirmons pas que le refus de la vaccination serait l’exclusivité de groupes totalitaires où tout le moins impliquant l'emprise  d’une idéologie sur le mode de vie. Pour des raisons bien différentes, des familles peuvent refuser la vaccination.

Nous n'avons jamais prétendu que les statuts de notre association nous donnaient compétence en matière médicale; toutefois, nous nous sentons légitimes à nous interroger sur les rapports entre des comportements et des doctrines lorsqu'elles sont prégnantes. Nous soumettons comme nous le faisons habituellement ce dossier pour permettre à nos lecteurs  de se documenter, de réfléchir, et de se forger leur opinion personnelle en toute liberté.  

 

lundi 22 février 2021

LA DESCRIPTION D'UNE REUNION DU CERCLE DES AMIS DE BRUNO GRÖNING

Un de nos sympathisants a eu l'occasion naguère d'assister à une réunion du CERCLE DES AMIS DE BRUNO GRÖNING. Un récit long et précis qui corrobore ceux que nous avons déjà publiés. Nous le livrons à votre attention sans le commenter comme à l'accoutumée.


BRUNO GRONING : soirée de guérison spirituelle, dans une ville francophone belge en 2001

Rappel :

1998 fut la première année où l'on remarqua le groupe en Belgique (foire bio Valériane à Namur). Ayant établi un contact, j'ai été contactée régulièrement , voire même quelque peu harcelée : leur insistance est du type "témoins de jéhovah" : invitation à rejoindre un des groupes constitués, insister pour vous donner la force de guérison par téléphone.

J'ai également reçu régulièrement leurs brochures et cassettes audio, le tout gratuitement. Les envois partaient de Hollande, mais depuis peu (fin 2001), je note que les envois se font au départ de l'Allemagne ;

Le foyer rayonnant du groupe est la région germanophone belge (Eupen) : logique pour un groupe d'origine allemande. Les habitants de cette région étant tous bilingues, voire trilingues, c'était le meilleur angle pour démarrer une diffusion.

Au début et jusqu'en 2000, six lieux de rencontre, dans des villes belges.

En 2000 et 2001, une série de conférences de recrutement eurent lieu en province pour séduire, y compris les médecins et les paramédicaux. But avoué (et réussi) : constitution du plus grand nombre possible de groupes pour couvrir tout le pays.

 

LIRE ICI LE RECIT ENTIER

dimanche 14 février 2021

Le gouvernement apporte des assurances quant au maintien de la mission interministérielle Nous renvoyons à notre billet :

Le gouvernement apporte des assurances quant au maintien de la mission interministérielle
Nous renvoyons à notre billet :  
 
 


Nous sommes satisfaits de  constater que nos souhaits  sur les conditions d’accueil des victimes, sur le maintien des effectifs, et sur celui du site internet ont été bien pris en compte.
Dont acte.
 
Nous resterons vigilants.
 
 
 
 
15ème législature

Question N° 32636
de M. Pierre Henriet (La République en Marche - Vendée )
Question écrite
Ministère interrogé > Intérieur
Ministère attributaire > Intérieur

Rubrique > sectes et sociétés secrètes

Titre > Moyens humains et financiers à disposition de

Question publiée au JO le : 29/09/2020 page : 6592
Réponse publiée au JO le : 09/02/2021 page : 1216
Date de signalement: 01/12/2020

Texte de la question

M. Pierre Henriet interroge M. le ministre de l'intérieur sur les incidences du rattachement au ministère de l'intérieur de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) résultant du décret n° 2020-867 du 15 juillet 2020. De quels moyens financiers et humains disposera la Miviludes pour la réalisation de ses missions d'observation, de coordination des actions de prévention et de lutte, de formation, d'information du public et de mise en œuvre de l'aide aux victimes du phénomène sectaire? Plus spécifiquement, les équipes de la Miviludes disposeront-elles de moyens matériels suffisant pour la réalisation de leurs missions, notamment d'un accès à l'ensemble des dossiers et des archives relatifs à leurs activités? Il lui demande sa position sur ce sujet.

Texte de la réponse

Le ministre de l'Intérieur a présenté en Conseil des ministres du 15 juillet 2020 un décret n° 2020-867 modifiant les dispositions du décret n° 2002-1392 du 28 novembre 2002 instituant une mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Rattachée au ministère de l'Intérieur, sous l'autorité du secrétaire général du comité interministériel de la prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR), la Miviludes conserve l'intégralité des missions d'observation, de coordination des actions de prévention et de lutte ; de formation, d'information du public et de mise en œuvre de l'aide aux victimes du phénomène sectaire. Le rapprochement de la Miviludes et du SG-CIPDR permet, au-delà de la rationalisation de l'organisation administrative et des moyens, de renforcer la coopération et l'efficacité des services sur des sujets communs, tels que les violences faites aux femmes et les violences intrafamiliales, l'embrigadement et la protection des mineurs, le complotisme, le rôle d'Internet et des réseaux dans l'émergence de nouvelles radicalités, les atteintes aux libertés individuelles et le détournement des circuits économiques. La mutualisation des moyens, la dynamique et les synergies tirées du rapprochement doivent rapidement se traduire par une amélioration du service rendu au public, une coordination renforcée sur le terrain, un enrichissement dans l'appréhension des phénomènes de radicalisation, de séparatisme, d'extrémisme, et une plus grande efficacité dans le soutien apporté aux associations spécialisées et à la recherche dans ses domaines. Les conditions organisationnelles et matérielles du transfert assurent le maintien à la fois de la visibilité et de l'accès du public au service, qui conserve l'acronyme Miviludes ; de l'expertise développée ; et de la coordination interministérielle des actions. Plus précisément, l'ensemble des postes de conseillers affectés à la Miviludes est maintenu, et notamment les mises à disposition de la police et de la gendarmerie, des ministères de la Justice, de la Solidarité et de la santé, de l'Education nationale, de l'Economie et des finances, ce qui assure le même niveau de compétences. Ces fonctionnaires ont été accueillis au mois de septembre 2020 dans les locaux du SG-CIPDR spécialement réaménagés pour leur fournir des conditions de travail adaptées à la spécificité de leur mission, comme la possibilité de recevoir de façon confidentielle des personnes victimes de dérive de nature sectaire. Le transfert de l'ensemble de la documentation et d'une base de données de près de 20 000 dossiers garantit dans la durée l'analyse du phénomène sectaire. Le maintien du site Internet Miviludes et l'amélioration des formulaires de saisine par le développement d'une télé-procédure préservent l'identification par les usagers et la bonne prise en compte de leur demande, et contribuent à améliorer les remontées d'informations de terrain qui sont précieuses. La détermination du Gouvernement à lutter contre les dérives sectaires reste pleine et entière, et c'est pourquoi le service en charge de cette politique publique est non seulement pérennisé, mais ses moyens opérationnels sont renforcés sous l'autorité du SG-CIPDR.

 

vendredi 12 février 2021

merci à GOLIAS de nous avoir autorisés à reproduire l'article sur l'ABUS DE FAIBLESSE

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“Golias, l’empêcheur de croire en rond” comme ils se définissent eux-mêmes, que nous invitons nos lecteur à visiter.