vendredi 19 mars 2010

les manipulateurs parmi nous?



Isabelle Nazare-Aga est thérapeute comportementaliste et cognitiviste. Elle exerce en cabinet libéral et anime dans les entreprises des séminaires d’affirmation de soi, de gestion de stress et de communication. Sympathiques, séduisants ou carrément tyranniques, les manipulateurs empruntent différentes attitudes, utilisent diverses manoeuvres pour parvenir à leurs fin. Agissant en douceur, nous flattant et nous charmant par leurs paroles, ces proches- parents ou conjoints, connaissances, collègues de travail- parviennent par ailleurs à nous culpabiliser et à nous dévaloriser, à semer en nous le doute et le malaise. Qui sont les manipulateurs? Comment s’y prennent-ils pour nous tenir sous leur emprise? En sont-ils conscients? Leurs victimes portent-elles aussi une responsailité? Quels sont les moyens de nous protéger de ces terroristes du sentiment? Dans cet ouvrage percutant, Isabelle Nazare-Aga répond à ces questions et montre à quel point les manipulateurs sont parmi nous. Curieusement la société actuelle confie à ce genre de personnes des postes clés, sans se préoccuper des dégâts psychologiques importants que celles-ci peuvent causer à leurs concitoyens. Ce livre de 16 chapitres, contient en deuxième partie un exposé exhaustif de techniques d’affirmation de soi, à pratiquer soi-même si besoin est.

résumé du livre


Le texte ICI

samedi 27 février 2010

date à retenir: le samedi 27 mars:lire ci-dessous



ECOLOGIE ET BIEN ETRE
Prévenir et déceler les dérives sectaires
SAMEDI 27 MARS 2010 DE 10 H A 17 H
Salle d'activités de DEYVILLERS dans la banlieue d'Epinal

Tous les ans le cercle laïque pour la prévention du sectarisme organise, avant son assemblée générale, une journée de réflexion sur un thème précis. Vous en avez d'ores et déjà le thème et la date ainsi que le lieu; comme l'an dernier, nos amis de l'ADED nous accueilleront.L'équipe du cercle vous proposera une réflexion menée initiée par Marie-Annick MEYER, Hayat El MOUNTACIR, Gilbert KLEIN, Evelyne PLEIGNET , Alain JOURDAN, etc...

Au sommaire, quelques recherches dans le passé, des recherches dans des publications passées et présentes
L'écologie vise entre autres à des transformations de nos comportements. Quand sont-ils légitimes, quand sont-ils déviants?
Le retour du naturel dans les médecines alternatives
le New Age

inscriptions: 16,50€, repas de midi et boissons incluses

à retourner et à renvoyer dès que possible à Jean RACINE, 379 le Clos Benitchamp, 88380 ARCHES, tel. 03 29 32 61 78

Nom prénom
adresse
s'inscrit pour personnes et joint un chèque de 16,50€ x = € à l'ordre de CLPS

jeudi 11 février 2010

Dans le canton de Vaud (Suisse), refus d'autoriser les Raéliens à tenir un stand sur la voie publique, par décision du Tribunal administratif


extrait significatif de la décision judiciaire



Selon la jurisprudence constante, l'autorité appelée à se prononcer sur une mesure restrictive de la liberté de réunion ou de la liberté d'opinion ne peut pas refuser une autorisation uniquement parce qu'elle désapprouve les idées et les objectifs politiques des organisateurs, mais elle doit s'en tenir à cet égard à une attitude neutre et objective. Seul est déterminant pour elle le danger, direct et imminent, qu'une manifestation pourrait objectivement entraîner pour l'ordre public.
Il va cependant de soi que le contenu des opinions à débattre lors d'une réunion peut également entrer en ligne de compte dans l'appréciation de ce danger. Le risque ne peut pas toujours être exclu que les organisateurs incitent, plus ou moins activement, les participants à mettre en pratique leurs idées et que celles-ci soient ainsi la cause d'actes illicites. Le contenu intellectuel des opinions exprimées doit donc d'autant plus être pris en considération lorsqu'il est en rapport direct et étroit avec les autres aspects de la réunion qui présentent un danger d'atteinte à l'ordre public, tant il est vrai que l'autorité doit empêcher l'organisation de réunions qui menacent directement d'entraîner la commission de délits


l'AVREF écrit au courrier des lecteurs de LA CROIX



Lettre relative à l'article :

l'Eglise Tente de se Prémunir contre les Dérives Sectaires.
Bruno Bouvet, La Croix du 11 janvier 2010.

Dans l' article du 11 janvier dernier: « L' Eglise tente de se Prémunir contre les Dérives Sectaires », Bruno Bouvet cite Monseigneur Denis Lecompte ; celui-ci affirme que les religieux doivent garder leur entière liberté de conscience dans leur for interne. Les supérieurs ne doivent pouvoir exercer aucune pression sur lui.Ces derniers ne peuvent être ni conseiller spirituel, ni confesseur d'un religieux qui dépend hiérarchiquement d'eux. Cette condition, indispensable pour éviter les dérives sectaires dans une communauté, n'est pas respectée par toutes les communautés, tous les instituts.
Etre religieux suppose une foi solide, une bonne maturité et un certain renoncement : tous ne sont pas faits pour la vie religieuse. Le processus par lequel un postulant réfléchit à un engagement religieux, et où la communauté voit si elle peut l'accueillir est appelé discernement ; de mauvais discernements peuvent conduire à des dérives sectaires et des désordres divers : dépressions, maladie psychiques, suicides, crimes sexuels. On peut douter de la valeur et de l'intérêt pour l'Eglise de la vie religieuse dans ces mauvaises conditions.
Des parents et amis de religieux ont été alertés par la fréquence de telles dérives dans plusieurs instituts. Ils ont créé en 1998 l'Association Vie Religieuse et Familles, AVREF, pour lutter contre elles, et conseiller les jeunes et les familles confrontés à ces problèmes. Avec l'expérience, l'AVREF peut affirmer aujourd'hui qu'il y a en France une dizaine d'instituts religieux qui ont eu de graves dérives au cours des dix dernières années. Il y a en France plusieurs milliers de personnes concernées. Certains instituts ont fait l'objet de mesures disciplinaires de la part de la hiérarchie ecclésiale : avertissements par les responsables, changement des supérieurs, dissolution etc...Souvent, il s'agit d'instituts diocésains de fondation récente. Le phénomène des dérives sectaires dans l' Eglise est un problème grave. L'association AVREF cherche, par des contacts avec la hiérarchie ecclésiale, avec les jeunes, les familles et les religieux, à lutter contre elles.



Association AVREF, 33 rue du Pavé des Gardes, 92370 Chaville

mardi 2 février 2010

Interrogations et inquiétudes à Terre du Ciel, le Journal de Saône-et-Loire, 29 janvier 2010

avis de la commission nationale consultative des droits de l'Homme sur le voile intégral


"La Commission nationale consultative des droits de l'homme (www.cncdh.fr/),
vient d'adopter un avis
sur la question dite du « voile
intégral », en cherchant à rappeler des principes fondamentaux permettant de guider la réflexion collective sur un sujet particulièrement complexe.
A ce titre le président de la CNCDH, Yves Repiquet, a souligné que « le
port du voile intégral choque nombre d'entre nous. Cependant, tout ce qui choque ne doit pas nécessairement être interdit, et l'interdiction n'est pas nécessairement la meilleure des solutions contre le fondamentalisme ».
La CNCDH a rappelé que, en vertu même de la Constitution française, la liberté est le principe et l'interdiction l'exception. Toute ingérence de la loi dans la vie privée doit non seulement être justifiée par un but légitime - comme la défense de l'ordre public ou des droits d'autrui – mais également être «strictement nécessaire dans une société démocratique »,
conformément à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme. Une interdiction générale du «voile intégral» sur l'ensemble du territoire national serait manifestement disproportionnée, s'agissant un phénomène qui reste marginal, et s'attacherait plus aux effets qu'auxcauses du fondamentalisme, laissant les femmes concernées encore plus isolées et vulnérables, les hommes échappant à toute sanction. La CNCDH a attiré l'attention sur les risques d'effets pervers, au regard même del'exigence de mixité.
La CNCDH a surtout cherché à examiner de manière aussi précise et nuancée que possible les enjeux du débat actuel, sous quelques grandes têtes de chapitre,
comme la question de l'ordre public, le principe de dignité, le principe de laïcité, le risque de stigmatisation d'une partie de la population et enfin la question de l'applicabilité d'une mesure de prohibition.
La CNCDH recommande notamment des efforts de pédagogie et d'éducation aux droits de l'homme, de sensibilisation et de médiation, afin de renforcer le vouloir vivre ensemble selon les principes républicains de liberté, d'égalité, de fraternité qui sont notre patrimoine commun. Elle encourage les autorités publiques à soutenir les femmes qui subissent des violences et à appliquer pleinement les réglementations existantes, en matière d'ordre public ou de neutralité des services publics.
En conclusion, le Président Yves Repiquet a souligné que, «dans l'attente des conclusions du rapport de la mission d'information parlementaire, la CNCDH poursuivra ses réflexions et ses travaux».

mercredi 27 janvier 2010

Extrait du rapport parlementaire sur le port du voile intégral



La France s'est dotée d'une législation spécifique avec la loi n° 2001-504 du 12 juin 2001 tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales.


L'absence de définition de la secte en droit français, qui résulte d'un choix délibéré du législateur, n'efface pas la réalité de l'existence de victimes des dérives de mouvements sectaires. Cette notion de dérives sectaires est évolutive et son approche est à la fois pragmatique et textuellement encadrée. Dès 1995, la Commission d'enquête de l'Assemblée nationale avait souligné l'inopportunité d'élaborer un régime juridique spécifique aux sectes, une telle entreprise se heurtant inévitablement à un problème de définition. En deuxième lieu, ce régime serait apparu peu compatible avec plusieurs de nos principes républicains. « En effet, il conduirait à ne pas traiter de façon identique tous les mouvements spirituels, ce qui risquerait de porter atteinte, non seulement au principe d'égalité, mais aussi à celui de la neutralité de l'État vis-à-vis des cultes. D'autre part, dans la mesure où il aurait notamment pour but d'empêcher les « dérives» sectaires, il se traduirait probablement par un encadrement plus étroit des activités des sectes auquel il serait très difficile de parvenir sans toucher aux libertés de religion, de réunion ou d'association » (1), peut-on ainsi lire dans le rapport de cette commission d'enquête.

En effet, à défaut de définir juridiquement ce qu'est une secte, la loi réprime tous les agissements qui sont attentatoires aux droits de l'homme, aux libertés fondamentales ou qui constituent une menace à l'ordre public, commis dans le cadre particulier de l'emprise mentale. La loi précitée, dite « About-Picard », a complété l'article 223-15-2 du code pénal, pour définir le délit d'abus frauduleux d'état de faiblesse en étendant le délit déjà existant à des situations de sujétion physique ou psychologique. Ainsi, il importe peu que telles dérives soient commises par un mouvement sectaire, un nouveau mouvement religieux, une religion du Livre ou par un charlatan de la santé. Dès lors qu'un certain nombre de critères sont réunis, dont le premier est la mise sous sujétion, l'action répressive de l'État a vocation à être mise en oeuvre.

Cette nouvelle infraction est caractérisée par le fait de se servir, de mauvaise foi et par l'emploi de quelque stratagème, de l'état d'ignorance et de la situation de faiblesse non seulement d'une personne particulièrement vulnérable en soi (minorité et hypothèses classiques de particulière vulnérabilité tenant tant à l'âge, la maladie, qu'à une infirmité, une déficience physique ou psychique, un état de grossesse) mais aussi d'une personne soumise à une situation propre à altérer sa faculté d'appréciation du réel dans le but de conduire celle-ci à un acte ou à une abstention qui lui est gravement préjudiciable. Il apparaît donc que la finalité du comportement coupable figure au nombre des éléments constitutifs du délit. Par ailleurs, l'article 19 de la loi du 12 juin 2001 tend à limiter la publicité en faveur des mouvements sectaires : il incrimine d'une part, « le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit, des messages destinés à la jeunesse et faisant la promotion d'une personne morale, quelle qu'en soit la forme juridique ou l'objet […] » ; d'autre part, « le fait de diffuser, par quelque moyen que ce soit, des messages qui invitent à rejoindre une telle personne morale ».
La loi a aussi étendu la possibilité de mettre en jeu la responsabilité des personnes morales agissant comme mouvement sectaire et a élargi les cas où les associations de défense des victimes des mouvements sectaires peuvent se porter partie civile.
L'arsenal juridique pour lutter contre les dérives sectaires existe donc. La mission préconise que la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) établisse un état des lieux précis de des éventuelles dérives sectaires qui pourraient prendre place dans l'entourage des personnes portant le voile intégral et dont ce dernier pourrait être le révélateur.

Proposition n° 13
Demander à la Miviludes (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) de dresser un état des lieux des éventuelles dérives sectaires qui pourraient avoir lieu dans l'entourage des personnes portant le voile intégral et dont ce dernier pourrait être le révélateur

vendredi 15 janvier 2010

un avis sur la "communication facilitée"


Ces derniers temps , les média ont beaucoup parlé de cette personne handicapée belge , Rom Houben , considérée à tort par ses médecins comme plongée dans un coma végétatif depuis 23 ans suite à un grave accident . Il serait en fait parfaitement conscient , selon eux ,et actuellement occupé à écrire un livre relatant son histoire extraordinaire .Malheureusement, il semblerait qu'il utilise la méthode dite "Communication Facilitée" , très clairement démasquée et dénoncée en France et aux Etats-Unis ces dernières années comme une escroquerie . Le principe est simple : la personne handicapée , appelée le Facilité ,est assistée d'une tierce personne , le Facilitant . Ce dernier saisit fermement la main du Facilité dont il laisse dépasser un doigt ,puis appuie avec ce doigt sur les touches d'un clavier d'ordinateur ou autre , produisant ainsi des phrases écrites . En voyant la scène , on se rend compte immédiatement que c'est bien évidemment le Facilitant qui écrit. Cette" méthode" peut donc s'appliquer sans aucun apprentissage préalable pour la personne handicapée , quels que soient son âge (même un nourrisson) , l'état de son cerveau , sans qu'elle n'ait besoin de savoir lire ou de regarder le clavier . En France ,elle a été épinglée dans les rapports 2004 et 2005 de la MIVILUDES , Mission Interministérielle de Vigilance et de Lutte contre les Dérives Sectaires , et très sévèrement dénoncée dans le rapport de la Commission d'enquête parlementaire relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs ,en décembre 2006: "pratique portant atteinte à la dignité des enfants handicapés" ,"faux espoirs donnés aux parents" ,"vampirisme intellectuel" ,"version modernisée du spiritisme", "procédé charlatanesque tirant profit du désarroi des parents d' enfants handicapés" , et" portant atteinte aux droits fondamentaux des enfants ". Ainsi , on ne peut qu'être inquiet des suites de ce formidable coup publicitaire autour de la méthode , en redoutant le suivant à l' occasion de la sortie du livre "de" Rom Houben.

Dr Laurent Jézéquel , le 8/12/2009.

jeudi 7 janvier 2010

Une heureuse initiative d'une organisation laïque




Le 21 novembre la Fédération des Oeuvres laïques de l'Ardèche organisait avec le CLPS une réunion d'information sur le sectarisme et la laïcité. Gilbert KLEIN y était invité ainsi qu'Anne-Marie FRANCHI, membre du CLPS, et ancienne vice-présidente de la Ligue de l'Enseignement.
Elle a traité le sectarisme et la liberté de conscience au regard notamment de la Convention européenne des droits de l'Homme et de la jurisprudence de la Cour.

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Gilbert KLEIN relaté l'expérience acquise par le CLPS suite à son enquête sur les écoles privées hors contrat. Le fondamentalisme enseigné dans un collège protestant, le totalitarisme dans les établissements intégristes ou encore les carences éducatives relevées par l'Education nationale dans les écoles Steiner en 1999 (que sont-elles devenues?) ont été évoquées. Ne confondons pas les genres, mais interrogeons-nous sur ces écoles privées.


Le cercle reste à la disposition de toutes les associations préoccupées par le sectarisme et qui voudraient prendre exemple sur la FOL 07 que nous remercions chaleureusement.