jeudi 11 juillet 2013

Dans l'AUBE, un foyer de vie pour handicapés qui se réfère à la pensée de Rudolf Steiner

LES STATUTS DE L'ASSOCIATION GESTIONNAIRE

extraits

LE PROJET PEDAGOGIQUE

COURRIEL D'ACCOMPAGNEMENT DU CONSEIL GENERAL DE L'AUBE

En réponse à votre demande, je vous adresse, en pièce jointe, le projet d'établissement du Foyer de vie KERGLASS tel qu'il nous a été transmis lors de la procédure d'agrément.
Concernant les rapports d'inspection, ces documents sont inexistants car il y a pas eu d'inspections.

lundi 24 juin 2013

ELIMINER LE SAVOIR AU PROFIT DU CROIRE ! vu sur le site de l'association des victimes de la nouvelle médecine

ELIMINER LE SAVOIR AU PROFIT DU CROIRE !

24 juin 2013 lien vers le site de l'AIVNM
24 juin 2013 – AIVMN
N’est-ce pas là belle formule ? Éliminer le savoir au profit du croire. C’est celle empruntée par Jacques Mézard, rapporteur de la commission sénatoriale française d’enquête sur "l’influence des mouvements à caractère sectaire dans le domaine de la santé". Le savoir balayé par le croire. La science dégagée par la foi. Éternel débat, aux conséquences désastreuses quand il s’agit de santé. Leitmotiv des anti-médecine conventionnelle dont certains sont également conspirationnistes. Auquel cas l’on pourrait écrire: "Exterminer le savoir …", allusion faite à l’idée surprenante qu’une poignée de personnes s’ingénient à supprimer une partie de la population à coup de vaccins munis d’implants mortels, ou à coup de guillotines pour les résistants. Le siècle des lumières est bien loin de ces élucubrations. Dans le débat qui fait suite aux travaux de ladite commission, une sénatrice paraphrase Schopenhauer: Les sectes "sont comme les vers luisants: pour briller, il leur faut de l’obscurité". A méditer.

jeudi 6 juin 2013

Grégoire PERRA assigné pour diffamation par la Fédération des Ecoles Steiner avec Catherine Picard et Marie Drilhon: la Fédération déboutée.

la liberté de la presse vue par l'UNESCO

A l'origine un témoignage paru dans BULLES, journal de l'UNADFI lisible dans son intégralité sur son site.

J'ai pu assister à une bonne partie du procès dont je m'efforcerai de reproduire le plus fidèlement possible quelques extraits des déclarations (sous serment) des témoins à charge.

1)Une responqable d'école WALDORF précise à la barre qu'il n'y a pas d'enseignement de l'anthroposophie. Mais lorsque l'avocat de la défense lui demande si, notamment lors des opérations portes ouvertes, l'orientation anthroposophiques est expliquée aux parents, elle répond par la négative estimant que c'est à eux qu'il appartient de se renseigner.

2) Le secrétaire général  de la Fédération précise que  "l'anthroposophie est la source à partir de laquelle les Ecoles Steiner travaillent mais que chacun est libre d'appartenir ou de ne pas appartenir à la Société anthroposophique". Lorsque l'avocat de la défense lui demande s'il est anthroposophe, il répond: "je ne suis pas membre de la société anthroposophique". Devant l'insistance de l'avocat il dit être anthroposophe.

Une opinion personnelle: Maître BARATELLI, conseil de la Fédération a reproché à l'UNADFI de ne pas avoir mené une "enquête sérieuse" notamment en appelant la Fédération des écoles Waldorf pour recueillir son point de vue et sa version des faits. Mes modestes connaissances juridiques m'ont fait bondir: s'il fallait systématiquement recueillir et exprimer l'avis de la partie adverse où serait la liberté d'expression? Les associations de libres penseurs devraient-elles contacter les Eglises avant de publier, et vice versa?

Et rappelons la devise d'un journal satyrique (paraissant le mercredi): "la liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas".  Au delà du problème des Ecoles Steiner, le résultat de cette procédure est une victoire de la liberté de la presse, de la liberté d'expression.


G.KLEIN

mercredi 29 mai 2013

Terre du Ciel, le procès vu par le Journal de Saône et Loire (extraits)




Ce n’est pas ce qui était jugé hier, mais c’était néanmoins dans l’air durant toute l’audience. Ça a même été abordé par moments : est-ce que Terre du Ciel, société qui propose des stages de développement personnel (yoga, chant, musique, massage…) a quelque chose d’une secte ?(...) Les faits, très techniques, qui ont été examinés hier par le tribunal de Chalon concernent tous des infractions au code du travail. Principalement des faits de travail dissimulé. Le plus important concerne l’organisation des stages eux-mêmes, pour une période comprise entre 2007 et 2010.
Cette qualification, difficile à appréhender pour les non spécialistes, aura des conséquences :(...) Terre du Ciel fait en fait appel à des intervenants extérieurs pour ses stages. Les stagiaires payent séparément l’intervenant, pour sa prestation, et Terre du Ciel pour l’organisation et l’hébergement. Alain Chevillat, en tant que directeur de Terre du Ciel, établissait des contrats de coproduction en traitant les intervenants comme des travailleurs indépendants. C’est ce que lui a reproché l’accusation, qui a argué qu’en raison du manque d’autonomie de ces intervenants, ils auraient en fait dû être salariés. (...)

Nous venons d'apprendre que l'URSSAF avait obtenu gain de cause sur certains points, après des débats très techniques qui n'auraient pas porté sur la nature sectaire de Terre du Ciel, rappelons qu'il n'existe pas de délit de secte en droit français!

dimanche 5 mai 2013

Rapport de la Miviludes : les dérives sectaires après la fin du monde


reproduit à partir du blog 
LIBERTE LIBERTES CHERIES
http://libertescheries.blogspot.fr/
Le rapport de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) a été remis le 25 avril 2013 au Premier ministre, dans une relative indifférence médiatique. A un moment où certains réclament un retour du religieux dans l'espace public, les instruments juridiques de la lutte contre les dérives sectaires apparaissent pourtant comme autant d'illustrations de la conception française de la laïcité.

Liberté religieuse et lutte contre les dérives sectaires

La Miviludes a été créée par un décret du 29 novembre 2002, dans le cadre de la mise en oeuvre de la loi Picard-About du 13 juin 2001 "tendant à renforcer la prévention et la répression des mouvements sectaires portant atteinte aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales". Comme le principe de laïcité, la lutte contre les dérives sectaires ne vise donc pas la croyance en tant que telle. Chacun demeure libre du choix de sa religion. 

En revanche, la loi réprime ce qu'il est désormais convenu d'appeler les "dérives sectaires", c'est à dire les pratiques qui constituent des infractions. Les plus nombreuses sont évidemment celles du droit commun, comme l'escroquerie, la tromperie ou l'abus de confiance pour les atteintes aux biens, l'exercice illégal de la médecine, la privation de soins, l'abus d'état de faiblesse, voire les agressions sexuelles pour les atteintes aux personnes. A ces infractions déjà connues, la loi About-Picard ajoute la « sujétion psychologique" sur une personne (…) résultant de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement (…) ». C'est évidemment la manipulation mentale que le législateur vise directement dans cette formulation.

La Miviludes n'est pas directement chargée de lutter contre ces dérives sectaires. Elle exerce plutôt une fonction d'observation de ces dernières, afin d'informer les pouvoirs publics et de venir en aide aux victimes et à leurs familles. Son rapport offre donc un véritable état des lieux en matière de dérives sectaires. 

Les personnes âgées, proies des mouvements sectaires

Le rapport de 2011-2012 insiste sur le fait que l'attention des mouvements sectaires se porte actuellement vers  les 2 500 000 habitants de notre pays âgés de plus de quatre-vingt ans. Ils sont des proies convoitées, car ils ont généralement des revenus, et souvent un patrimoine plus ou moins important. Ils sont aussi des proies faciles, fragilisées par l'âge, la maladie, le deuil, l'altération des capacités physiques et intellectuelles. Les mouvements sectaires vont d'abord pénétrer dans l'intimité de la personne, puis s'efforcer de couper les liens familiaux autour de la victime, avant de susciter dons et legs à leur profit. Il s'agit donc le plus souvent d'abus de faiblesse, infraction de droit commun.

Si l'infraction existe, sa poursuite demeure difficile, car il est difficile de pénétrer dans la sphère privée des personnes âgées pour vérifier qu'elles ne font pas l'objet de sollicitations sectaires. En l'absence d'une famille proche et vigilante, les pouvoirs publics ne sont guère fondés à intervenir, et les pratiques d'abus de faiblesse demeure largement ignorées.

Observations empiriques

Les observations de la Miviludes demeurent empiriques, et elle reconnaît ne pas disposer de statistiques fiables sur la réalité de ces dérives sectaires. Son propos s'appuie essentiellement sur les plaintes des victimes et sur les observations des responsables de maisons de retraite, qui ont quelquefois bien des difficultés à déceler le mouvement sectaire derrière la sympathique association de bénévoles désireux d'aider les personnes âgées.

Cet empirisme ne doit pas être compris comme une limite à l'efficacité de la Miviludes. Au contraire, le rapport montre que son audience est de plus en plus large et que son activité est de mieux en mieux connue de la population. Durant l'année 2011, elle a reçu 2 283 saisines, soit une augmentation de plus de 25 % par rapport à 2010. Et sur les huit premiers mois de 2012, la tendance s'est confirmée avec 1 860 saisines, soit un accroissement de 22 % par rapport à 2011. Un sondage Ipsos publié en juin 2011 montre d'ailleurs que 44 % des Français connaissent la Miviludes, contre seulement 26 % l'année précédente. 

Quels sont les motifs de cette embellie ? La Miviludes fait état d'une politique de communication plus développée, notamment dans la presse. Mais il faut bien reconnaître que la publicité donnée aux rumeurs relatives à la fin du monde, soi-disant prévue pour le 21 décembre 2012 par le calendrier Maya, a certainement contribué à faire mieux connaître les dérives sectaires. Sur ce plan là au moins, la fin du monde, même si elle n'a pas eu lieu, aura servi à quelque chose.

Le rapport de l'USCIRF

Ce succès tranquille de la Miviludes doit certainement être mis en relation avec lerapport publié moins d'une semaine après, par l'US Commission on International Religious Freedom (USCIRF) créée par l'International Religious Freedom Act de 1998(IRFA). A dire vrai, ce second rapport a trouvé davantage d'écho dans les médias français, qui ont insisté sur le fait que nos amis américains critiquaient une politique française trop peu respectueuse de la liberté religieuse. N'avons nous pas l'outrecuidance de refuser le port du voile intégral dans l'espace public et de lutter contre les dérives sectaires ? Sur ce dernier point, le rapport américain est formel. A ses yeux, le droit français stigmatise des groupements religieux qui se trouvent qualifiés de sectes dans un sens très péjoratif. Le système français crée ainsi "un climat d'intolérance qui conduit à une discrimination aussi bien officielle que privée contre ces groupements".

On se serait tenté de demander à cette question de quoi elle se mêle.. Ou peut-être de créer une autre commission chargée d'étudier les traitements inhumains et dégradants aux Etats Unis, notamment la peine de mort. Mais il suffit d'aller voir la composition de cette US Commission on International Religious Freedom pour comprendre les motifs de ses positions. Cette "commission fédérale indépendante" est  certes composée de personnalités désignées par le Président des Etats Unis et le Congrès. L'étude de leur CV, qui figurent sur le site, montre cependant qu'elles sont, pour la plupart, des représentants des principaux mouvements religieux actifs aux Etats Unis. Rien de surprenant, dans un pays qui ignore la notion de laïcité, dont 92 % de la population se dit croyante, et qui a quelques difficultés à imposer l'enseignement du darwinisme à l'école. Mais au nom de quoi cette commission américaine donne t elle à notre pays des leçons de liberté religieuse ? Une question qui pourrait être posée à nos amis américains.

samedi 4 mai 2013

Le pianiste turc Fazil Say condamné pour "insulte aux valeurs religieuses"


Athée revendiqué, M. Say manie régulièrement l'ironie et le sarcasme contre le conservatisme religieux, qu'il estime de plus en plus visible dans son pays depuis l'arrivée au pouvoir du Parti de la justice et du développement (AKP) de Recep Tayyip Erdogan, formation politique qu'il déteste ouvertement. Lors de la première audience de son procès, en octobre 2012, le pianiste était venu clamer son innocence en assurant qu'aucun de ses messages "n'avait pour objectif d'insulter, d'humilier"l'islam et ses adeptes.
"TOUT CELA EST POLITIQUE"
Il avait expliqué avoir essentiellement reproduit des vers du poète persan Omar Khayyam, également répétés par des centaines d'internautes. Pour lui, "tout cela est politique". "Derrière, il y a des gens de l'AKP. Ils veulent me faire croire en Dieu en me faisant passer un an et demi en prison", avait-il affirmé en décembre, au cours d'une émission télévisée. Il avait ensuite menacé de s'exiler au Japon en cas de condamnation.
Deux citoyens turcs, proches de la secte du gourou créationniste Adnan Oktar, sont à l'origine de la plainte déposée contre Fazil Say, depuis longtemps dans le collimateur de la mouvance conservatrice. "Personne n'a le droit de diffamer les croyances ou les idées d'un autre. Si les mêmes insultes avaient été lancées contre Fazil Say et sa vision du monde, il n'est pas difficile d'imaginer quel type de réactions serait apparu dans la presse mondiale", a justifié Ali Emre Bukagili, l'un des plaignants, réfutant toute attaque contre la liberté d'expression

Guillaume PERRIER , LE MONDE du 17 avril 2013
lire ici l'article entier.

mercredi 1 mai 2013

MES QUESTIONS SUR LES NOUVELLES EGLISES EVANGELIQUES




Le 30 avril, France 5 diffusait une enquête de Serge MOATI qui avait interrogé longuement les pasteurs de la PORTE OUVERTE CHRETIENNE à Mulhouse et du CENTRE DU REVEIL CHRETIEN à Saint-Denis. Un regard nullement malveillant quoique distancié. Certes, l'accent n'est pas mis sur le sectarisme mais plutôt sur les comportements, sur la doctrine. On y voit en Seine-Saint-Denis une communauté au sein de laquelle l'homosexualité est un péché et un mal qu'on exorcise, à Mulhouse un pasteur qui ressuscite un mort par imposition des mains. On en en déduit une doctrine très conservatrice.


et pour écouter sur les ondes un entretien avec Serge Moati:

Renaud Machart , a publié dans les colonnes du Monde le 3 mai une chronique très justement intitulée "l'oreille et le tact", et note fort à propos:

"Et il faut le faire, car ce qu'on voit n'est pas de toute quiétude. Jocelyne Goma, cofondatrice du Centre du réveil chrétien, une église pentecôtiste installée dans un ancien supermarché, à Saint-Denis, en bordure de périphérique parisien, remet à neuf le disque dur des brebis égarées : elle enjoint les femmes "libérées" à revenir dans le droit chemin de la soumission à leur époux (qui doit être leur premier et seul homme, il va de soi), "guérit" d'une imposition de main le cancer d'une malheureuse fidèle, repousse comme un démon l'homosexualité avouée - ou dénoncée - d'un jeune Noir qui se convulse à terre."

 et plus loin:

On voit même Christine Boutin rendre visite à sa "petite Jocelyne" pour débattre en public dans le cadre d'un Forum politique chrétien. On savait la dame un rien rigide sur les questions morales, mais la voici donc frayant avec ceux qui prononcent les plus effrayantes outrances au nom du Dieu des chrétiens. Ce que Moati, avec une jouissive autant qu'élégante cruauté, a le tact de ne pas relever mais qui n'aura pas échappé au téléspectateur, reconnaissant de ne pas être pris pour un crétin présumé

le texte complet de la chronique de R.Machard ici.








Dieu est mon GPS - Les Eglises évangéliques en Belgique, un reportage du CAL de Belgique




Nous remercions le CENTRE D'ACTION LAÏQUE de Belgique de nous avoir autorisés à rebloguer cette vidéo, qui complète le reportage de Serge Moati.
Vous pouvez retrouver le CAL de Belgique sur


dimanche 24 mars 2013

la Cour européenne et la taxation des dons manuels



Les récents arrêts de la Cour européenne des droits de l'Homme constatent des violations des dispositions conventionnelles par la France à l'encontre de mouvements « sectaires ». Dans un sens, ou dans l'autre , les réactions ont été passionnées. Certes, nous ne pouvons nous réjouir du résultat final à l'instar de certains sociologues des religions. Mais tentons de dépassionner le débat comme nous le faisons toujours! La colère est fort mauvaise conseillère!
D'abord ne tirons pas à boulets rouges sur la Cour; lorsqu'elle a condamné la France pour avoir abusé de la procédure « prioritaire » pour refuser l'asile à un réfugié soudanais originaire du Darfour, nous avons été bien contents qu'elle existe! Nous le concédons, rien de commun avec le sectarisme... hormis le souci des droits de l'Homme!
Certes, les juges européens sont parfois tendres avec les dérives sectaires, sans doute par crainte des atteintes qui pourraient être portées à la liberté de religion. Ainsi avec l'arrêt Thimmenos a-t-elle vu dans les Témoins de Jéhovah un inoffensif groupe religieux pacifiste. Mais la Cour est-elle la seule responsable?

L'affaire commence avec les Témoins de Jéhovah. Le rapport Guyard est rendu public peu après le dénouement tragique des suicides collectifs de l'Ordre du temple solaire, l'émotion de l'opinion est à son comble, le sectarisme cesse d'être un problème familial pour devenir politique. Tous les ministères s'y intéressent. L'administration fiscale contrôle les comptabilités des groupes « listés » par les parlementaires. Elles y trouvent des offrandes que les fidèles déposent lors des cultes, soit, en langage fiscal, des dons manuels, dont la transmission n'exige aucune formalité. Efforçons nous de faire simple car l'affaire se complexifie.
Le code des impôts ne taxait les dons manuels que si l'association récipiendaire les « révélait » spontanément à l'administration. Le fisc, en les trouvant, estime que le contrôle a permis de les révéler... et les taxe à hauteur de 60%. Il vous est peut-être déjà arrivé de faire un don à une association... ou à une Eglise; aimeriez-vous que l'Etat ponctionne 60%? Les Témoins ont nié la notion même de don, voyant des ces offrandes des fidèles la contrepartie de l'exercice de leur culte.
D'ailleurs, si cette interprétation de la réglementation se généralisait, le monde associatif ne serait-il pas en danger? La Cour d'appel de Versailles reconnaissait en ce qui concernait les Témoins de Jéhovah que « sans nier les conséquences de la réforme introduite par le législateur pour le monde associatif, qui tire l'essentiel de ses ressources de la générosité de ses bienfaiteurs adhérents ou sympathisants, il n'appartient toutefois pas au Juge de réformer ou corriger la loi, si inadéquate soit-elle ».
La révélation sponstanée des sons manuels est-elle un obligation?  Pour les groupes qui ont subi les redressements la réponse est négative, la révélation est une mesure fiscale favorable aux contribuables et qui peut servir leurs intérêts, l'association cultuelle du Temple pyramide, dans ses observations, l'expose fort clairement.



"On peut se demander quel intérêt un donataire peut avoir à révéler un don manuel à l'administration fiscale, puisque cette révélation génère le paiement de droits d'enregistrement. Il en existe deux, en matière d'impôt sur le revenu et dans le domaine des
successions.
En premier lieu, la révélation de dons manuels permet à une personne physique dont les revenus sont faibles, mais qui dispose de sommes d'argent et de biens de valeur, d'éviter de subir une taxation d'office au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques calculée sur une évaluation de ses «signes extérieurs de richesse » (ex. : voiture, bateau, etc.) par l'administration, en révélant à celle-ci qu'il s'agit de biens qui lui ont été donnés, et non de biens qu'elle a achetés avec des revenus non déclarés. L'article 757 est donc une disposition de faveur, permettant au contribuable d'éviter 
de subir une taxation d'office. 


En second lieu, en matière successorale, l'intérêt de la révélation résulte du fait que, d'une part, la formalité de l'enregistrement confère à l'acte une date certaine et le rend pleinement opposable aux tiers, d'autre part, l'existence d'abattements en ligne directe permet de donner des sommes d'argent sans payer de droits d'enregistrement jusqu'à un certain montant (...). Ainsi, des parents voulant aider un ou plusieurs de leurs enfants par des dons manuels, tout en veillant à éviter un litige entre leurs enfants lors de leur succession quant à l'existence et au montant des dons manuels effectués à tel ou tel, peuvent les révéler à l'administration fiscale, sans payer de droits d'enregistrement (...) On le voit, la révélation, combinée à l'abattement, est conçue par la loi comme une faveur, et nullement comme un piège qui se retournerait contre le donataire". 


Par l'arrêt en date du 28 février 2002, la même Cour d'appel de Versailles estimait au contraire " peu réaliste de prétendre que le législateur a voulu laisser au donataire qui fait l'aveu dans un écrit du don manuel, le choix de se soumettre ou pas à l'imposition , une fois ce don révélé en l'espèce à l'administration fiscale". 
La Cour européenne a considéré qu'en estimant qu'un don était révélé non parce que le donataire le déclarait spontanément mais lors d'un contrôle de la comptabilité, l'administration n'avait pas permis aux bénéficiaires des offrandes d'en prévoir les conséquences et que l'ingérence dans leurs libertés n'étaient pas prévues par une loi. 

L'arrêt qui concerne l'Eglise évangélique missionnaire se réfère aux motivations de sa décision relative aux Témoins de Jéhovah.
En ce qui concerne ce groupe, citons un jugement du Tribunal de grande instance de Besançon en date du 13 mars 2003; cette décision judiciaire, qui sera infirmée, annulait la taxation des dons manuels:

Au cas d’espèce, il résulte des statuts de l’Église Évangélique Missionnaire que l’objet de l’association est d’assurer l’exercice public du culte évangélique et de pourvoir aux frais et besoins de ce culte. L’administration fiscale fait valoir que loin de se livrer à l’exercice exclusif d’un culte, l’association demanderesse pratique le prosélytisme, c’est-à-dire une forme de propagande. Toutefois, ce faisant, elle procède par voie de pure allégation et ne fournit aucune pièce de nature à établir que l’association en cause ne se consacre pas exclusivement à la poursuite de l’objet défini dans ses statuts.

Il n'existerait aucune pièce de nature à l'établir? Que penser alors de cet arrêt en date du 24 mars 1994 de la Cour d'appel de Besançon?


Attendu que quelques paragraphes de ce fascicule font référence aux procédés utilisés par l'Association Evangélique de Pentecôte pour se faire connaître, et donnent comme exemples des affiches émanant d'une part de SOS ESPERANCE et d'autre part du Groupe FLAMBO, par lesquelles les personnes étaient invitées soit téléphoner soit se rendre des réunions, le CCMM se contentant de préciser que les affiches ne faisaient pas mention de l'Eglise Evangélique de Pentecôte, alors que "SOS ESPERANCE" est une filiale vésulienne de l'Eglise Evangélique et que le "Groupe FLAMBO"-est celui de cette Eglise, ce qui n'est pas contesté par cette dernière ; (…) Qu'en aucun cas, il ne saurait être reproché au C.C.M.M. d'avoir ainsi abusé de son droit de libre discussion, reconnu par la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, ce droit devant être respecté par l'appelante qui prétend tort avoir fait l'objet d'une diffamation alors qu'en fait des questions pertinentes sur ses méthodes lui étaient posées, favorisant ainsi sa réflexion ;

Plus haut, l'affiche de SOS Espérance (rien à voir avec SOS Amitié!).

La Cour de cassation a confirmé cet arrêt en retenant  « certaines de ses pratiques, notamment celles concernant la guérison des maladies et ses modes de recrutement par l'intermédiaire d'organismes offrant du secours sans indiquer qu'ils sont des émanations de cette communauté », 
N'eût-il pas été nécessaire que l'administration fiscale se renseigne avant de déposer ses conclusions...notamment auprès des associations? Ce serait d'ailleurs tellement plus facile si les réunions en préfecture étaient régulières! Le réconfort par téléphone est-il constitutif de l'exercice d'un culte? Rappelons que l'objet unique, l'exercice du culte est une condition essentielle de l'octroi aux associations cultuelles des avantages fiscaux qui leur sont réservés.
La discussion devant la Cour fut quelque peu surréaliste. L'Eglise requérante ne cessait de voir dans le contrôle fiscal un effet pervers de la politique de lutte contre les sectes tandis qu'à aucun moment le mémoire du Gouvernement n'invoque ni un fonctionnement sectaire ni des pressions sur les fidèles mais seulement des considérations de droit fiscal.

Ne serait-il pas plus sûr juridiquement de sanctionner les groupes dérivants par leur point faible, les dérives sectaires? Les dons ont-ils été obtenus sans pression? Rappelons un arrêt de la Cour d'appel de Grenoble (Eglise évangélique de pentecôte de Grenoble c/A., 30/03/1999):

La possession ne doit pas être viciée et il a notamment été décidé que nul ne peut prescrire en vertu d'une possession s'établissant sur des actes illicites ou irréguliers et que la possession est paisible lorsqu'elle est exempte de violences matérielles ou morales dans son appréhension et durant son cours.

Cette question n'a pas été abordée lors de cette procédure et reste sans réponse. (Pour éviter tout confusion il s'agit dans cet arrêt de l'Eglise de Grenoble). N'y a-t-il pas d'activités autres que le culte? Et contraires à l'ordre public? En 2003, le Tribunal administratif a annulé une décision par laquelle le Préfet du Doubs avait refusé à l'association requérante l'autorisation de recevoir des dons et legs: « si l'autorité préfectorale expose que de fortes présomptions permettraient de penser que des manquements graves aux droits élémentaires de personnes en état de faiblesse existent, ces présomptions ne sont assorties d'aucun commencement de preuve ». Peut-être les associations disposaient-elles de témoignages probants?

En fait, qui sera remboursé? Nous connaissions l'éclatement de la Fédération évangélique missionnaire. Il semble que plusieurs filiales aient fait scission pour créer l'Union des Eglises missionnaires, que d'autres (au moins une) aient rejoint la Fédération protestante de France , mais en tout cas l'ensemble homogène que nous connaissions il y a dix ans n'est plus. Tout cela est confirmé par le blog de Sébastien Fath, sociologue des religions et peu suspect d'hostilité systématique à l'encontre de l'Eglise requérante et qui cite Amiotte Suchet, aussi peu suspect d'animosité: quelques jours après avoir déploré sur les mêmes pages de son blog que des organes de presse qualifient l'Eglise évangélique de secte, le sociologue reconnaissait que la perte d'influence n'était pas la conséquence du "matraquage fiscal" mais des "marivaudages" d'un pasteur. Il reconnaissait également  l' "ascendant pastoral indû, rampe savonneuse pour l'adultère". Et concluait en ces termes: "des dérives sectaires, oui, une secte, non".


Gilbert KLEIN

samedi 23 mars 2013

Journée du CLPS à Arches (Vosges) autour de la laïcité

extrait d'HOMMES ET LIBERTES, journal de la Ligue des droits de l'Homme




extrait du blog de Jean Baubérot, sociologue des religions et de la laïcité.


Le critère majeur est celui des objectifs et de la personnalité du gourou. Volonté de puissance, talents  d'escroc, visées politiques, prétention à détenir la vérité ultime qui permettra de guérir, orienter les esprits ou sauver des dangers, il y a de tout cela en proportion variable dans chaque gourou. La rencontre entre le gourou et ses adeptes, la prégnance sur tous les temps de la vie quotidienne, font le reste. C'est la nature et la force du lien que les laïques devraient récuser avec force et en priorité. Les moyens d'action, en particulier de prévention, existent. Encore faut-il les rechercher et les mettre en oeuvre, sans arguties. Souvenons-nous de ce propos de M. Moon à ses adeptes  :  "désormais,  je  suis  votre cerveau': Quel homme libre peut s'en accommoder ?

Conférence en octobre 1982 d'Anne-Marie FRANCHI, à l'époque vice-présidente de la Ligue de l'Enseignement et membre du CLPS



Ci-dessus quelques documents pour lancer la discussion.

Pour s'inscrire, envoyer dès que possible un chèque de 16,50 € à
Jean RACINE 379 le Clos Benitchamp  88380 ARCHES
à l'ordre de CLPS
03 29 32 61 78  ou  06 30 17 82 10

SUJETS TRAITES

Liberté de conscience

de la loi de 1905 à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme
par Gilbert   (CLPS)
la liberté de conscience confrontée à la religion  par Régine  (CLPS) 

pour une écologie expurgée de l'ésotérisme  avec Marie, militante écologiste

l'approche du sectarisme par certains sociologues des religions par Hayat El Mountacir



POUR CLORE LA JOURNEE

"Projets départementaux de prévention des dérives sectaires:
utopie d'aujourd'hui? Réalité de demain?
Quelle place pour les associations?"
avec Jean-Claude DUBOIS