lundi 27 août 2012

tournée de conférences du cercle Bruno Gröning dans l'Est

Quelques liens de tendances opposées pour vous faire une idée:

page d'accueil du site internet des amis de Bruno Gröning

"Fais confiance et crois, la force divine aide et guérit." (Bruno Groening)

témoignages de guérison ici

juste un petit extrait:
Juste après la Noël, Madame U., une infirmière qui habite dans le même immeuble, me raconta qu'elle s'était mise pour moi en réception d'un courant guérisseur d'après l'enseignement de Bruno Groening. En janvier 1992, je suis allée avec elle à une initiation. Depuis, j'assiste régulièrement aux heures de communauté. Plus aucune douleur ne s'est manifestée. Au contrôle médical, la grande tumeur cancéreuse de l'estomac n'était plus visible, au grand étonnement du médecin de l'hôpital.

Pour trouver des informations de la MIVILUDES, c'est ICI entre les pages 33 et 53 du rapport 2005 qui s'affichera.



lundi 20 août 2012

La Fondation pour l'Ecole écrit au C.L.P.S.










Le Cercle Laïque pour la Prévention du Sectarisme (C.L.P.S.) enracine sa démarche sur les droits de l’enfant et les lois républicaines. À ce titre, il respecte la liberté des parents de choisir les modes d’enseignements prévus par les textes : école publique, écoles privées sous contrat avec l’État, écoles privées hors contrats, enseignement à domicile.

Le C.L.P.S s’interroge toutefois sur la défiscalisation des dons offerts aux écoles hors contrat.
En effet, l’État propose aux parents souhaitant une école spécifique, une aide de l’État sous réserve d’un contrôle minimum sur les connaissances transmises, les conditions d’accueil des enfants et les qualités des enseignants. Refuser ce contrôle et les aides, puis demander une défiscalisation, qui est de fait une aide de l’État, répond-il à l’esprit de la loi ? Quelle garantie prend alors l’État à l’égard de ces élèves, de leurs conditions d’accueil, des enseignements dispensés au regard de la Déclaration des droits de l’enfant ?

Ainsi, le C.L.P.S questionne les instances politiques sur la légalité de cette pratique. Il ne parle pas d’idéologies ou de religions. Il ne classe aucun mouvement, ni ne stigmatise une structure fut-elle minoritaire, atypique, voire étrange. Son regard étudie des éléments factuels, éventuellement présents, susceptibles de poser problème au regard de la Déclaration des droits de l’enfant, sans présager de l’idéologie des parents. 

Le CLPS n’est pas « hostile » (sic) aux religions ou à l’égard de l’une ou de l’autre. À l’égard de la question complexe du sectarisme, il s’appuie sur deux principes : la laïcité et l’exigence scientifique.

La laïcité est cette posture partagée qui permet aux membres du C.L.P.S. d’engager ensemble une lutte pour le respect des droits humains quelles que soient par ailleurs leurs croyances et leurs engagements.
Le C.L.P.S ne confond donc pas écoles privées hors contrats et écoles religieuses. Tous les établissements privés ne sont pas religieux.
Si le sectarisme (intolérance, fanatisme) et le totalitarisme (qui tente de contrôler la totalité des dimensions humaines tant privées que publiques) ont inspiré des fanatismes religieux divers, le C.L.P.S se rappelle que les deux grandes idéologies totalitaires et fanatiques du XXe siècle, responsables de si nombreuses victimes, étaient des idéologies non-religieuses ou antireligieuses : le Nazisme et le Stalinisme.

Le C.L.P.S. ne parle pas de secte, mais de sectarisme. Il ne s’appuie donc pas sur une classification secte/non-secte, mais observe des processus d’abus psychologiques. Qui dit processus, parle de périodes définies, de lieux précis, de dirigeants locaux, de contextes en évolution constante.
Sa démarche diffère de la sociologie des religions qui étudie l’apparition et l’évolution de mouvements religieux et qui les classe en religions, dénominations ou sectes (au sens de Weber et de Troeltsch).
L’approche du C.L.P.S., épistémologiquement aussi légitime, est pluridisciplinaire et elle s’appuie sur le droit, la psychopathologie, la psychologie sociale (de l'influence sociale ordinaire à l’emprise, les phénomènes de groupes…), l’éducation…
Son exigence scientifique et la recherche d’objectivité débutent dès la collecte des données de terrain effectuée par les membres du C.L.P.S., le croisement de celles-ci par des membres ayant des vécus différents de ces questions, comme participants ou aidants et se poursuivent à travers la discussion sur nos méthodologies et nos conclusions : beaucoup des travaux ont d’ailleurs été exposés et discutés dans des instances universitaires ad hoc pour l’obtention de masters ou de doctorats ou encore ont été publiés dans des ouvrages scientifiques à comité de lecture en aveugle.


Le C.L.P.S se félicite que la « Fondation pour l’école » explore le développement à l’esprit critique dans les écoles qu’elle finance et qu’elle s’appuie sur des normes de qualité pour retenir les établissements qui la sollicitent.
Cependant, notre dernière étude sur les rapports des inspections académiques des dix dernières années montre souvent une fragilité des données recueillies lors d’inspections souvent rapides et peu explicites, bien que les plus récentes évoluent qualitativement. Le C.L.P.S serait intéressé de connaître et d’étudier les outils et les méthodologies d’investigations proposés par la « Fondation pour l’école », comme les conditions de ces évaluations et le profil des acteurs qui les prononcent.



mardi 14 août 2012

Solidarité avec ASMA JAHANGIR


Nous écrivions dans notre bulletin  de décembre 2007,
et malheureusement l'histoire se répète:
Mme Jahangir  n’est pas une inconnue ; rapporteure des Nations unies sur l’intolérance religieuse, elle avait critiqué, à l’issue d’une visite en France la politique française en matière  de dérives sectaires. Nous avions pour le moins émis des réserves sur les conclusions de ce rapport. Nous ne retirons rien à nos positions antérieures. Pour preuve une citation extraite de son rapport:

 « Durant sa visite, la rapporteure spéciale a rencontré des représentants de certains des groupes religieux ou communautés de conviction qui avaient été inscrits sur la liste de 1996, dont des membres de l’église de scientologie et des témoins de Jéhovah. La plupart ont reconnu que leur situation s’était quelque peu améliorée, mais des cas de discrimination illégale ont continué  d’être soulevés, notamment dans l’enseignement, du fait d’une campagne antisectes qui est souvent menée sans encadrement approprié, d’où la stigmatisation d’un certain nombre d’enfants qui seraient membres de ces groupes ».

La voici victime d’une mesure privative de liberté du fait de ses engagements pour les Droits de l’Homme. Nous joignons notre modeste voix à toutes celles qui s’élèvent pour en demander la levée immédiate. Mais ne sommes - nous pas interpellés,? Comment se fait-il que des courageux défenseurs des libertés se soient trouvés opposés à nous ?  Cécité de leur part ? Spécificité d’un droit français auquel ils ne sont pas accoutumés? Maladresses dans notre manière de présenter  notre argumentaire ? 


Le débat est ouvert. Ne diabolisons pas ceux qui peuvent être nos adversaires, mais réfléchissons, et ne renonçons pas pour autant à nos convictions laïques ! 

Ci-dessous une action urgente qu'Amnesty International propose au public.




PAKISTAN : UNE AVOCATE DÉFENSEURE DES DROITS HUMAINS TOUJOURS EN DANGER


et voici l'appel de la Fédération internationale des droits de l'Homme:


Les autorités pakistanaises doivent enquêter sur les menaces de mort à l’encontre de Mme Asma Jahangir, vice-présidente de la FIDH
Mise à jour le 5 juin 2012

    La FIDH s’inquiète des menaces de mort qui ont été émises à l’encontre de Mme Asma Jahangir, vice-présidente de la FIDH et défenseur des droits humains de notoriété mondiale.
La FIDH appelle les autorités pakistanaises à enquêter sur ces menaces afin d’identifier leurs auteurs, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir en toutes circonstances la protection de Mme Jahangir. 

Il est de la responsabilité des autorités pakistanaises de prendre les mesures de protection appropriées à l’égard de Mme Asma Jahangir et de tous les défenseurs des droits de l’Homme au Pakistan a déclaré Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH

mercredi 1 août 2012

la CDEH déboute le mouvement raélien suisse (suite): l'avis du blog liberté libertés chéries


Les Raëliens devant la CEDH : tout ce que vous voulez savoir sur les sectes sans oser le demander



Dans sa décision du 13 juillet 2012, Mouvement Raëlien c. Suisse, la Cour européenne saisit l'opportunité de préciser sa position à l'égard des dérives sectaires. Une telle décision s'imposait, alors qu'un précédent arrêt, du 30 juin 2012, avait été présenté comme condamnant la France pour avoir refusé aux Témoins de Jéhovah le statut fiscal accordé aux religions. Certains avaient alors estimé que tout mouvement sectaire pouvait bénéficier de cette jurisprudence, se voir reconnaître le la qualité de religion, et bénéficier des avantages qui y sont attachés, qu'il s'agisse du statut fiscal ou de la protection particulièrement importante de la liberté d'expression.

Les Raëliens

En l'espèce, le requérant est  le mouvement Raëlien, association implantée en Suisse, et dont l'activité principale consiste à établir des contacts avec les extra-terrestres. Il conteste le refus des autorités de police de Neuchâtel d'autoriser une campagne d'affichage représentant, comme il se doit, des petits êtres verts et des soucoupes volantes, illustrations accompagnées du numéro de téléphone du mouvement et de l'adresse de son site internet. Ce refus n'est évidemment pas motivé par le désir de la secte de communiquer avec les martiens, activité finalement assez bénigne.Il repose aussi sur des objectifs non conformes à l'ordre public suisse, notamment la promotion d'une société fondée sur la domination de ceux ayant un fort quotient intellectuel, appelés à se reproduire par le clonage humain. Surtout, les autorités suisses reprochent à ces amoureux des extra terrestres des activités nettement plus terre à terre, plusieurs plaintes pour pédophilie ayant été enregistrées à l'encontre des responsables Raëliens.

Absence de violation de l'article 10

Tenant compte de ces éléments, la Cour européenne estime que cette interdiction d'affichage ne constitue qu'une ingérence limitée dans la liberté d'expression de l'association Raëlienne. Rien ne lui interdit en effet de s'exprimer par d'autres moyens, comme son site internet, ou la distribution de tracts. Cette ingérence n'est donc pas disproportionnée et les autorités suisses n'ont pas violé l'article 10 de la Convention. La Cour ajoute que cette restriction à la liberté d'expression répondait à un "besoin social impérieux", dès lors que l'association développe un programme favorable au clonage humain, et que plusieurs décisions de la justice suisse l'avait considérée comme une "secte à caractère dangereux", en raison de dérives sexuelles possibles à l'égard des mineurs.



Les Envahisseurs. Série télévision. 1967
Secte, ou dérive sectaire ?

Comme le droit français, la Cour européenne refuse, dans cette décision, d'utiliser la notion de secte,  extrêmement dangereuse dans la mesure où elle est généralement définie par la doctrine à l'aune de la notion de religion. Autrement dit, une religion serait une secte qui a réussi, et une secte serait une religion en devenir. Cette définition, adoptée aux Etats Unis, constitue en réalité un moyen pour les sectes d'affirmer leur légitimité, en se présentant comme un groupe de fidèles réunis autour d'une foi partagée. Tel est le cas des Témoins de Jéhovah qui parviennent, peu à peu, à obtenir le statut de religion, avec l'aide de la Cour européenne.

Accepter que les Témoins de Jéhovah soient considérés comme une religion ne conduit cependant pas à étendre ce statut à tous les groupements dirigés par des gourous plus ou moins allumés, plus ou moins dangereux pour les adeptes, parfois fort peu nombreux.

C'est la raison pour laquelle le droit français se réfère à la notion de dérive sectaire, qui s'applique lorsqu'un groupement "poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités". Cette formulation, issue de la loi About-Picard du 12 juin 2001, donne ainsi une définition pénale de la dérive sectaaire. Il n'y a pas de lutte contre les sectes, mais une lutte très affirmée contre la manipulation mentale, l'abus de faiblesse, l'escroquerie, la pédophilie, et autres pratiques illicites. 

Sur ce point, la Cour européenne semble infléchir quelque peu  une jurisprudence qui reposait traditionnellement sur la notion de "secte à caractère religieux". Le groupement ainsi qualifié pouvait bénéficier du statut de religion. Celui qui ne recevait pas cette qualification pouvait voir son activité soumise à restrictions en raison du danger qu'il représente. En l'espèce, la Cour ne reprend pas cette distinction, et se borne à rappeler la légitimité de la lutte des autorités suisses contre un mouvement sectaire considéré comme dangereux. Sur ce point, elle se rapproche de l'approche réaliste du droit français, et contribue à légitimer la lutte contre les dérives sectaires.

Lien vers ce blog LIBERTE LIBERTES CHERIES

vendredi 27 juillet 2012

la C.E.D.H. déboute le mouvement raélien suisse.




Cet été, le 13 juillet 2012, la Cour européenne a confirmé, réunie en Grande Chambre, que la Ville de Neuchâtel en Suisse, était fondée à refuser de mettre à disposition du Mouvement raélien suisse les panneaux de la Ville en vue d'une campagne d'affichage dudit mouvement.

En attendant une étude approfondie des conséquences de cet important arrêt, pour le consulter, suivez ce lien.

mardi 26 juin 2012

ferme des deux soleils: courts extraits du site remiremontinfo.fr





C’est fini pour le magasin bio ouvert au Thillot par la Ferme des deux soleils. Il vient de fermer ses portes comme les autres magasins ouverts en Haute-Saône. « Le local est à louer » indique Raymond Dechez, journaliste à Radio des Ballons.
(...)
S’ils travaillent entre 12 à 15 heures par jour, les membres ne sont pas rémunérés. Ils sont considérés comme des bénévoles tout en devant payer le gîte et le couvert mais aussi des outils et même l’agencement des magasins.

15 juin 2012

lundi 25 juin 2012

conférence sur la pédagogie Steiner dans la banlieue dijonnaise


D'après Le Bien Public du 23 juin 2012, Un professeur de l'Ecole Mathias Grünewald de Colmar a tenu à Plmbières les Dijon une conférence: court extraits de l'article:

Il a mis en valeur les inté­rêts de cette pédagogie pour le respect des rythmes de l'enfant, pour son ouverture sur l'autre et sur le monde, et pour l'attention portée au développement global de chaque enfant.(...) Cette soirée a aussi été l'oc­casion de présenter l'asso­ciation qui a pour but d'or­ganiser d'autres conférences sur les alternatives pédago­giques présentes en Europe (jardins d'enfants en Alle­magne, système éducatif fin­landais... et qui envisage de mettre en place des ateliers pour les enfants le mercredi, avec des intervenantes for­mées à la pédagogie Steiner Waldorf, dès la rentrée de septembre, dans l'agglomé­ration dijonnaise.

Reprenons DANS LE TEXTE un extrait de l'inspisrateur de cette pédagogie, Rudolf Steiner :Prenons quelques extraits d’un ouvrage paru chez l’éditeur qui diffuse la pensée de STEINER, extraits qui ne se suivent pas nécessairement.





les bases spirituelles de l’éducation

En éducation, nous devons pouvoir atteindre la nature humaine en son entier ; or, elle comporte un corps, une âme et un esprit.
Si l’on comprend bien l’éducation, on en arrive à ne pas chercher uniquement la connaissance de Dieu pour l’apaisement du cœur, mais on cherche à réaliser la volonté de Dieu afin d’agir selon ses intentions. L’éducation repose alors sur cette base spirituelle dont je vais vous parler dans les jours qui vont suivre.
Toute la vie de l’enfant jusqu’à sa 7ème année est une constante imitation de ce qui se passe autour de lui (...) l’enfant est tout entier un organe sensible.
Observons le changement qui s’est produit dans l’enfant entre la 7ème et la 14ème année. D’organisme sensible qu’il était , il est devenu entièrement âme. Pas encore esprit, pas encore celui qui attachera la plus grande valeur à la logique, à l’intellect, ce qui n’arrivera que lorsque quelque chose durcira dans son âme. (...) l’enfant n’a pas encore besoin de la logique tandis qu’il n’a besoin de notre âme, de notre humanité.
Que doit-être le maître pour qu’il devienne cette autorité évidente, ce médiateur entre l’ordre divin du monde et l’enfant? Là est le nœud du problème.
Lorsque l’enfant qui a été soumis à l’autorité atteint la puberté, il acquiert par ce changement physiologique un rapport tout différent avec le monde extérieur. C’est maintenant l’heure où l’esprit s’éveille dans l’être humain. C’est le temps où l’adolescent cherche à comprendre dans tout l’élément du langage ce qui exprime l’élément rationnel, logique. Maintenant, nous pouvons faire appel avec quelque succès à l’intellect au moyen de l’éducation et de l’instruction.

Le compte rendu de la conférence ne fait nulle adhésion à cette théorie spiritualiste. Nous ne pouvons que nous interroger: inspire-t-elle toujours les pédagogues qui s'en réclament? Ont-ils pris du recul? Si oui, en quoi? Autant de questions qui n'ont pas de réponse claire, faute d'avoir été posées par les éducateurs qui se réfèrent à l'anthroposophie de Rudolf Steiner.

samedi 16 juin 2012

ferme des deux soleils: suite de l'enquête de l'Est Républicain

illustration tirée du site de l'association quand elle se dénommait a-jir
16.06.12

FRANCHE-COMTÉ : LES DEUX SOLEILS NE BRILLENT PLUS


Soupçonnée de dérives sectaires, l’association implantée à Servance, dont le gourou présumé est en détention, ferme ses boutiques les unes après les autres.


«Fermeture définitive. » À Lure, où un laboratoire de traiteur bio avait vu le jour en début d’année, c’en est donc fini. Idem à Champagney, Luxeuil, Le Thillot. Subsistent la brasserie ouverte en avril à Valentigney (25) et l’épicerie d’Héricourt. Depuis la révélation, dans les colonnes de L’Est Républicain (notre édition du 2 juin) de la mise en examen et de l’incarcération de Luce Barbe, les affaires de la société Lustra s’avèrent délicates.
Luce Barbe, du nom de celle que la justice soupçonne d’être le gourou d’une secte œuvrant sous couvert d’un retour au naturel via le maraîchage bio. Cette thérapeute de 49 ans, spécialiste des méthodes alternatives, aurait, selon les enquêteurs, pris un ascendant psychologique sur la vingtaine d’adhérents que compte cette structure associative. Surveillée depuis 2004 après l’internement d’un membre qui « n’avait pas supporté les séances de magnétisme et de globalisation des énergies » pratiquées lors d’un séminaire dans le Jura, elle a plusieurs fois changé d’appellations, comme de siège social. Avant de s’implanter à Servance, en 2009, sous la dénomination « Espace nature éveil ».
Ici, dans une ferme située sur les hauteurs de la commune achetée sous forme de SCI par l’ensemble de la communauté, les occupants entendent faire valoir leur indépendance. Et dénoncent « l’amalgame » dressé entre les accusations portées contre Luce Barbe et les activités développées à travers Lustra et la Société civile d’exploitation agricole, les deux entreprises destinées à produire et commercialiser les fruits et légumes notamment produits sous les serres implantées à Saint-Germain, à quelques encablures de là. À leurs yeux, les personnes ayant porté plainte seraient animées d’un esprit de revanche et surtout par la volonté de récupérer l’argent investi, qui se monte parfois à plusieurs dizaines de milliers d’euros.

« TAISEZ-VOUS, JE TRANSMUTE »

« Tout ça », martèle Claude, « ce sont des outils qu’on veut apporter aux gens pour qu’ils se sentent mieux. » Membre de l’association depuis ses débuts en 2004, cet ancien dessinateur industriel aujourd’hui au RSA assure ne pas se rappeler de l’épisode de l’internement. Il pointe plutôt un choix de vie qui aurait tendance à susciter la suspicion. Tous ici reconnaissent Luce Barbe comme leur thérapeute. Ne nient pas le recours de cette dernière à la pratique des souvenirs induits. Une méthode, sectaire selon l’observatoire des sectes en France, consistant à vous assimiler à un personnage du passé coupable du pire. Ce qui aurait tendance à favoriser l’emprise sur le patient. « C’est un travail de lecture, de décryptage visant à se défaire du mal », explique Pascal, le mari du gourou présumé. Lui, comme les autres, se défend d’être victime de toute manipulation. Alors qu’il était calme en garde à vue au commissariat de Vesoul pour avoir retourné un bureau dans un service préfectoral, il reconnaît être subitement devenu très agressif après avoir eu son épouse au téléphone. « Elle m’a fait comprendre que j’étais sous l’emprise des policiers, ça fait partie de son travail : ne pas tomber dans certains travers psychologiques. »
Ici, les enfants fréquentent l’école publique. « On veut juste monter une société et vivre selon un mode de vie que l’on a choisi. » Reste que depuis la révélation de l’affaire, des proches de membres se sont fait connaître. « C’est bien que les langues se délient », philosophe Pascal.
À quelques centaines de mètres, un voisin raconte : « Quand on les a vus assis en cercle, que l’une a dit aux enfants : ‘’Taisez-vous, je transmute’’, on s’est vraiment posé des questions ».
On ne doute pas, au sein de l’association, que les réponses soient de nature à la laver de tout soupçon…
Sébastien MICHAUX

vendredi 15 juin 2012

ARCHIVES

Index des bulletins




jeudi 14 juin 2012

documents sur un groupe de méditation


Sahaja Yoga a fait parler d'elle il y a plusieurs années maintenant. Un enfant avait été envoyé par ses parents suivre sa scolarité sur les contreforts de l'Himalaya. Le groupe y avait construit son école. Le Juyge des enfants avait ordonné son retour et les parents avaient été condamnés non pour "manque de soins" (rien n'indiquait qu'ils se désintéressaient du sort de leur enfant) mais pour manque de direction. Ils s'étaient démis de leurs responsabilités au profit du groupe.
Quelques années après la Cour de cassation dans une affaire en tous points semblable avait reconnu à d'autres parents le droit d'envoyer leur enfant sous les mêmes cieux. Ce qui explique l'aticle dont nous avons proposé un extrait.
Les documents que nous proposons mettent en relief quelques aspects de la dérive sectaire.
- l'image omniprésente du dirigeant ou de la dirigeante symbole de son pouvoir
- la possibilité de s'adapter, de se moderniser (la capture d'écran que nous proposons reprend toutefois l'image de la dirigeante décédée)
- la sévérité extrême (pour le moins) des méthodes appliquées à l'encontre des enfant et qui apparaît dans quelques préceptes cités dans l'extrait de presse
-l'idée du groupe sectaire selon laquelle les enfants n'appartiennent pas à leur famille biologique mais à lui-même (même document de la presse)


du temps de la fondatrice...



La m^me photo de la dirigeante mais en Roumanie...
maintenant...


les enfants dans le groupe, extrait de presse.

HUMEUR
Secte gagnante
Les parents pourront désormais confier l'éducation de leurs enfants à une secte, quitte à ce que ces cours se déroulent à des milliers de kilomètres du foyer. Les gourous n'en demandaient pas autant. Une telle décision risque d'être utilisée par les mouvements qui ont compris que plus les adeptes sont jeunes, plus ils sont perméables à leur message.
La Cour de cassation a jugé que la santé et la personnalité d'un enfant de six ans envoyé en Inde pour suivre les cours d'un mouvement reconnu comme une secte par une commission d'élus de la République, n'était pas en danger. N'est-il pas trop tôt pour se prononcer quand on sait qu'il faut parfois des années avant qu'un enfant, devenu adulte ne confesse qu'il a souffert?
Il est évident que les parents ont le droit de donner à leur progéniture l'éducation qu'ils jugent la meilleure et qu'en matière spirituelle, les frontières sont souvent ténues. Pourtant la notion de secte est désormais solidement établie. Seuls les USA manifestent une tolérance coupable envers les extrémismes religieux et l'on sait où cette dérive peut conduire.
Alors que l'actualité ne cesse de nous montrer des images d'enfants embrigadés dans des mouvements extrémistes, on pouvait espérer une autre protection pour ceux qui vivent dans un pays démocratique.

in Le Pays de Franche-Comté,  1/2 novembre 2001


autre extrait, VSD, mai-juin 1991