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lundi 24 septembre 2012

Jacques Mézard Question écrite N° 188 au Ministère de l'intérieur




Question soumise le 5 juillet 2012

Calendrier des réunions des groupes de travail préfectoraux sur la problématique des dérives sectaires

M. Jacques Mézard interroge M. le ministre de l'intérieur sur le calendrier de réunion des groupes de travail préfectoraux sur la problématique des dérives sectaires.

Il lui rappelle que l'action des services de l'État contre les dérives sectaires passe nécessairement par une mobilisation renforcée de tous les services déconcentrés dans le département : finances publiques, éducation nationale, santé, travail, formation professionnelle, justice, police et gendarmerie… Cette coordination interministérielle au niveau local ne peut pleinement porter ses fruits que sous l'impulsion des préfets de département qui manifestent, par leur engagement, la priorité de l'action de l'État en ce domaine. Par circulaire du 25 février 2008, le ministre de l'intérieur a mis en place, sur le modèle des groupes d'intervention régionaux (GIR), des groupes de travail restreints à dimension opérationnelle, regroupant autour du préfet l'ensemble des services concernés par la lutte contre les dérives sectaires. Selon la circulaire précitée, ces groupes doivent se réunir « en tant que de besoin et au moins une fois par trimestre ». La nécessité de mettre en place et de réunir ces groupes a depuis été rappelée chaque année par circulaires du ministre de l'intérieur, dont la dernière en date, celle du 2 avril 2011, recommande une fréquence annuelle ou « en tant que de besoin en fonction des nécessités locales ».

Or, moins de 20 réunions de ce type ont été tenues en préfectures en 2011, en contradiction tant avec la lettre qu'avec l'esprit des circulaires précitées. Il apparaît essentiel pour la mobilisation de l'État contre les dérives sectaires que se tienne une réunion semestrielle obligatoire de ces groupes, même dans les départements où le phénomène sectaire paraît très limité, et ce pour deux raisons essentielles : d'une part, ces groupes de travail sont des lieux de dialogue qui permettent aux services concernés de mieux se connaître, d'échanger leurs informations et ainsi d'apporter une réponse adaptée en cas d'urgence ; d'autre part, la connaissance du phénomène sectaire, par définition multiforme et évolutif, passe par une sensibilisation de tous les services concernés, que seul ce type de réunion peut permettre.

Il lui demande donc de bien vouloir lui indiquer les raisons ayant conduit à un si faible nombre de réunions, ainsi que les mesures qu'il compte prendre pour y remédier.

jeudi 6 septembre 2012

courrier des lecteurs adressé au journal LE MONDE





Madame LE BARS a publié dans Le Monde un article intitulé le criminel "irrécupérable" et le Témoin de Jéhovah: 

POUR LE LIRE


Le CLPS a envoyé rapidement un  courrier des lecteurs.
Le voici in extenso:

L'édition de mon quotidien en date du 4 septembre 2012 présente le récit d'un détenu que la fréquentation de la Bible des Témoins de Jéhovah aurait libéré de ses pulsions criminelles et mené de la grande délinquance au porte-à porte prosélyte.
Ce récit est parfaitement plausible et il faudrait une dose de partialité mêlée d'un zeste de mauvaise foi pour ne pas admettre que cette métamorphose est bénéfique tant pour l'intéressé que pour la société. Mais tirer de ce cas particulier une règle générale nous semble quelque peu réducteur.
Mon expérience militante et surtout les longues recherches qui m'ont mené à la soutenance d'une thèse juridique (les sectes et l'ordre public, PUFC, 2005) me font rejeter tout énoncé unilatéral et préférer la nuance et la recherche à l'affirmation péremptoire. J'éprouve le respect le plus sincère des membres de groupes sectaires dont la sincérité ne fait aucun doute, je suis personnellement opposé à la mise en oeuvre de toute loi spécifique, le parcours du visiteur qui a converti le détenu relève du même idéalisme mais je ne peux que citer un paragraphe de mes recherches:
On ne peut en effet que constater que les groupes sectaires s'efforcent d'annihiler toute liberté, toute réflexion critique personnelle. La lecture de la presse des Témoins de Jéhovah l'atteste. Partout, les articles sont suivis de questionnaires destinés à permettre au lecteur de s'assurer qu'il a bien retenu le contenu du texte. Faire sienne la pensée de la secte est présenté comme le remède à tous les maux de la planète : être Témoin libérerait de la violence comme de la toxicomanie ou de la solitude. L'esprit critique n'a pas sa place dans une littérature qui s'oppose à toute réflexion, propose une vérité immuable et forme, non des êtres libres et responsables, mais des exécutants dociles. (...)Certes, il convient de ne pas dresser une image caricaturale des hommes et de rester nuancé .
Ici être Témoin libère de la grande délinquance. Si dans ce cas précis on peut admettre un bénéfice faut-il en déduire que la conversion est la panacée ? Et ne pourrait-on pas se demander si dans d'autres cas une addiction n'est pas remplacée par une dépendance, à un groupe en l'occurrence? Et  il est dommageable que LE MONDE fasse sien l'argumentaire des avocats des Témoins de Jéhovah aux yeux desquels le mouvement serait une Eglise à part entière, et non une secte...(rappelons qu'il existe des sectes non religieuses!)
Et surtout, comment ne pas oublier un article publié dans LA TOUR DE GARDE du 15 janvier 2007 , "restez fort si votre enfant se rebelle"
"Vous vous êtes efforcé d'inculquer à vos enfants l'amour de Jéhovah et le désir de le servir mais un ou plusieurs d'entre eux lui ont tourné le dos (...) même si certaines questions familiales peuvent vous obliger à avoir quelques contacts avec votre enfant excommunié vous devriez vous efforcer d'éviter les rencontres qui ne sont pas indispensables..."
Il s'agissait des enfant majeurs. Mais n'est-il pas choquant de voir prôner le refus du vivre ensemble et l'incitation aux ruptures familiales?
Au risque de nous répéter rappelons que nous excluons toute législation spécifique et toute attitude méprisante ou discriminatoire. Mais, lecteur du MONDE depuis plus de trente ans, je suis déçu par ces partis pris unilatéraux, une absence de nuances qui ne répondent pas à ce que j'attends de mon quotidien: l'éveil de l'esprit critique des citoyens.

Gilbert KLEIN
président du Cercle laïque pour la prévention du sectarisme


La rédaction  du Monde ayant fait savoir que ce texte était trop long pour qu'elle envisage de le publier, le texte a été résumé sous cette forme:

Le Monde du 4 septembre présente un détenu que la fréquentation de la Bible des Témoins de Jéhovah aurait libéré de ses pulsions criminelles et mené au porte-à porte prosélyte.
Ce récit est très vraisemblable. Mais tirer de ce cas particulier une règle générale nous semble réducteur. Mes recherches universitaires me font préférer la nuance et la recherche à l'affirmation péremptoire. Exemple: « Faire sienne la pensée de la secte est présenté comme le remède à tous les maux de la planète : être Témoin libérerait de la violence comme de la toxicomanie ou de la solitude.(...)Certes, il convient de ne pas dresser une image caricaturale des hommes et de rester nuancé » .
Dans ce cas il y a un bénéfice; pour d'autres une addiction n'est-elle pas remplacée par une dépendance au groupe? LE MONDE fait sienne sa revendication, Eglise, et non secte...
LA TOUR DE GARDE du 15 janvier 2007 , "Vous vous êtes efforcé d'inculquer à vos enfants l'amour de Jéhovah et le désir de le servir mais un ou plusieurs d'entre eux lui ont tourné le dos (...) même si certaines questions familiales peuvent vous obliger à avoir quelques contacts avec votre enfant (majeur NDLR) excommunié vous devriez vous efforcer d'éviter les rencontres qui ne sont pas indispensables..." N'est-ce pas inciter aux ruptures familiales et refuser le vivre ensemble?
Nous excluons toute législation spécifique et toute attitude méprisante ou discriminatoire. Mais aussi les partis pris unilatéraux et sans nuance qui n'éveillent pas l'esprit critique des citoyens.

Gilbert KLEIN
Docteur en droit, président du Cercle laïque pour la prévention du sectarisme





lundi 27 août 2012

tournée de conférences du cercle Bruno Gröning dans l'Est

Quelques liens de tendances opposées pour vous faire une idée:

page d'accueil du site internet des amis de Bruno Gröning

"Fais confiance et crois, la force divine aide et guérit." (Bruno Groening)

témoignages de guérison ici

juste un petit extrait:
Juste après la Noël, Madame U., une infirmière qui habite dans le même immeuble, me raconta qu'elle s'était mise pour moi en réception d'un courant guérisseur d'après l'enseignement de Bruno Groening. En janvier 1992, je suis allée avec elle à une initiation. Depuis, j'assiste régulièrement aux heures de communauté. Plus aucune douleur ne s'est manifestée. Au contrôle médical, la grande tumeur cancéreuse de l'estomac n'était plus visible, au grand étonnement du médecin de l'hôpital.

Pour trouver des informations de la MIVILUDES, c'est ICI entre les pages 33 et 53 du rapport 2005 qui s'affichera.



lundi 20 août 2012

La Fondation pour l'Ecole écrit au C.L.P.S.










Le Cercle Laïque pour la Prévention du Sectarisme (C.L.P.S.) enracine sa démarche sur les droits de l’enfant et les lois républicaines. À ce titre, il respecte la liberté des parents de choisir les modes d’enseignements prévus par les textes : école publique, écoles privées sous contrat avec l’État, écoles privées hors contrats, enseignement à domicile.

Le C.L.P.S s’interroge toutefois sur la défiscalisation des dons offerts aux écoles hors contrat.
En effet, l’État propose aux parents souhaitant une école spécifique, une aide de l’État sous réserve d’un contrôle minimum sur les connaissances transmises, les conditions d’accueil des enfants et les qualités des enseignants. Refuser ce contrôle et les aides, puis demander une défiscalisation, qui est de fait une aide de l’État, répond-il à l’esprit de la loi ? Quelle garantie prend alors l’État à l’égard de ces élèves, de leurs conditions d’accueil, des enseignements dispensés au regard de la Déclaration des droits de l’enfant ?

Ainsi, le C.L.P.S questionne les instances politiques sur la légalité de cette pratique. Il ne parle pas d’idéologies ou de religions. Il ne classe aucun mouvement, ni ne stigmatise une structure fut-elle minoritaire, atypique, voire étrange. Son regard étudie des éléments factuels, éventuellement présents, susceptibles de poser problème au regard de la Déclaration des droits de l’enfant, sans présager de l’idéologie des parents. 

Le CLPS n’est pas « hostile » (sic) aux religions ou à l’égard de l’une ou de l’autre. À l’égard de la question complexe du sectarisme, il s’appuie sur deux principes : la laïcité et l’exigence scientifique.

La laïcité est cette posture partagée qui permet aux membres du C.L.P.S. d’engager ensemble une lutte pour le respect des droits humains quelles que soient par ailleurs leurs croyances et leurs engagements.
Le C.L.P.S ne confond donc pas écoles privées hors contrats et écoles religieuses. Tous les établissements privés ne sont pas religieux.
Si le sectarisme (intolérance, fanatisme) et le totalitarisme (qui tente de contrôler la totalité des dimensions humaines tant privées que publiques) ont inspiré des fanatismes religieux divers, le C.L.P.S se rappelle que les deux grandes idéologies totalitaires et fanatiques du XXe siècle, responsables de si nombreuses victimes, étaient des idéologies non-religieuses ou antireligieuses : le Nazisme et le Stalinisme.

Le C.L.P.S. ne parle pas de secte, mais de sectarisme. Il ne s’appuie donc pas sur une classification secte/non-secte, mais observe des processus d’abus psychologiques. Qui dit processus, parle de périodes définies, de lieux précis, de dirigeants locaux, de contextes en évolution constante.
Sa démarche diffère de la sociologie des religions qui étudie l’apparition et l’évolution de mouvements religieux et qui les classe en religions, dénominations ou sectes (au sens de Weber et de Troeltsch).
L’approche du C.L.P.S., épistémologiquement aussi légitime, est pluridisciplinaire et elle s’appuie sur le droit, la psychopathologie, la psychologie sociale (de l'influence sociale ordinaire à l’emprise, les phénomènes de groupes…), l’éducation…
Son exigence scientifique et la recherche d’objectivité débutent dès la collecte des données de terrain effectuée par les membres du C.L.P.S., le croisement de celles-ci par des membres ayant des vécus différents de ces questions, comme participants ou aidants et se poursuivent à travers la discussion sur nos méthodologies et nos conclusions : beaucoup des travaux ont d’ailleurs été exposés et discutés dans des instances universitaires ad hoc pour l’obtention de masters ou de doctorats ou encore ont été publiés dans des ouvrages scientifiques à comité de lecture en aveugle.


Le C.L.P.S se félicite que la « Fondation pour l’école » explore le développement à l’esprit critique dans les écoles qu’elle finance et qu’elle s’appuie sur des normes de qualité pour retenir les établissements qui la sollicitent.
Cependant, notre dernière étude sur les rapports des inspections académiques des dix dernières années montre souvent une fragilité des données recueillies lors d’inspections souvent rapides et peu explicites, bien que les plus récentes évoluent qualitativement. Le C.L.P.S serait intéressé de connaître et d’étudier les outils et les méthodologies d’investigations proposés par la « Fondation pour l’école », comme les conditions de ces évaluations et le profil des acteurs qui les prononcent.



mardi 14 août 2012

Solidarité avec ASMA JAHANGIR


Nous écrivions dans notre bulletin  de décembre 2007,
et malheureusement l'histoire se répète:
Mme Jahangir  n’est pas une inconnue ; rapporteure des Nations unies sur l’intolérance religieuse, elle avait critiqué, à l’issue d’une visite en France la politique française en matière  de dérives sectaires. Nous avions pour le moins émis des réserves sur les conclusions de ce rapport. Nous ne retirons rien à nos positions antérieures. Pour preuve une citation extraite de son rapport:

 « Durant sa visite, la rapporteure spéciale a rencontré des représentants de certains des groupes religieux ou communautés de conviction qui avaient été inscrits sur la liste de 1996, dont des membres de l’église de scientologie et des témoins de Jéhovah. La plupart ont reconnu que leur situation s’était quelque peu améliorée, mais des cas de discrimination illégale ont continué  d’être soulevés, notamment dans l’enseignement, du fait d’une campagne antisectes qui est souvent menée sans encadrement approprié, d’où la stigmatisation d’un certain nombre d’enfants qui seraient membres de ces groupes ».

La voici victime d’une mesure privative de liberté du fait de ses engagements pour les Droits de l’Homme. Nous joignons notre modeste voix à toutes celles qui s’élèvent pour en demander la levée immédiate. Mais ne sommes - nous pas interpellés,? Comment se fait-il que des courageux défenseurs des libertés se soient trouvés opposés à nous ?  Cécité de leur part ? Spécificité d’un droit français auquel ils ne sont pas accoutumés? Maladresses dans notre manière de présenter  notre argumentaire ? 


Le débat est ouvert. Ne diabolisons pas ceux qui peuvent être nos adversaires, mais réfléchissons, et ne renonçons pas pour autant à nos convictions laïques ! 

Ci-dessous une action urgente qu'Amnesty International propose au public.




PAKISTAN : UNE AVOCATE DÉFENSEURE DES DROITS HUMAINS TOUJOURS EN DANGER


et voici l'appel de la Fédération internationale des droits de l'Homme:


Les autorités pakistanaises doivent enquêter sur les menaces de mort à l’encontre de Mme Asma Jahangir, vice-présidente de la FIDH
Mise à jour le 5 juin 2012

    La FIDH s’inquiète des menaces de mort qui ont été émises à l’encontre de Mme Asma Jahangir, vice-présidente de la FIDH et défenseur des droits humains de notoriété mondiale.
La FIDH appelle les autorités pakistanaises à enquêter sur ces menaces afin d’identifier leurs auteurs, et de prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir en toutes circonstances la protection de Mme Jahangir. 

Il est de la responsabilité des autorités pakistanaises de prendre les mesures de protection appropriées à l’égard de Mme Asma Jahangir et de tous les défenseurs des droits de l’Homme au Pakistan a déclaré Mme Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH

mercredi 1 août 2012

la CDEH déboute le mouvement raélien suisse (suite): l'avis du blog liberté libertés chéries


Les Raëliens devant la CEDH : tout ce que vous voulez savoir sur les sectes sans oser le demander



Dans sa décision du 13 juillet 2012, Mouvement Raëlien c. Suisse, la Cour européenne saisit l'opportunité de préciser sa position à l'égard des dérives sectaires. Une telle décision s'imposait, alors qu'un précédent arrêt, du 30 juin 2012, avait été présenté comme condamnant la France pour avoir refusé aux Témoins de Jéhovah le statut fiscal accordé aux religions. Certains avaient alors estimé que tout mouvement sectaire pouvait bénéficier de cette jurisprudence, se voir reconnaître le la qualité de religion, et bénéficier des avantages qui y sont attachés, qu'il s'agisse du statut fiscal ou de la protection particulièrement importante de la liberté d'expression.

Les Raëliens

En l'espèce, le requérant est  le mouvement Raëlien, association implantée en Suisse, et dont l'activité principale consiste à établir des contacts avec les extra-terrestres. Il conteste le refus des autorités de police de Neuchâtel d'autoriser une campagne d'affichage représentant, comme il se doit, des petits êtres verts et des soucoupes volantes, illustrations accompagnées du numéro de téléphone du mouvement et de l'adresse de son site internet. Ce refus n'est évidemment pas motivé par le désir de la secte de communiquer avec les martiens, activité finalement assez bénigne.Il repose aussi sur des objectifs non conformes à l'ordre public suisse, notamment la promotion d'une société fondée sur la domination de ceux ayant un fort quotient intellectuel, appelés à se reproduire par le clonage humain. Surtout, les autorités suisses reprochent à ces amoureux des extra terrestres des activités nettement plus terre à terre, plusieurs plaintes pour pédophilie ayant été enregistrées à l'encontre des responsables Raëliens.

Absence de violation de l'article 10

Tenant compte de ces éléments, la Cour européenne estime que cette interdiction d'affichage ne constitue qu'une ingérence limitée dans la liberté d'expression de l'association Raëlienne. Rien ne lui interdit en effet de s'exprimer par d'autres moyens, comme son site internet, ou la distribution de tracts. Cette ingérence n'est donc pas disproportionnée et les autorités suisses n'ont pas violé l'article 10 de la Convention. La Cour ajoute que cette restriction à la liberté d'expression répondait à un "besoin social impérieux", dès lors que l'association développe un programme favorable au clonage humain, et que plusieurs décisions de la justice suisse l'avait considérée comme une "secte à caractère dangereux", en raison de dérives sexuelles possibles à l'égard des mineurs.



Les Envahisseurs. Série télévision. 1967
Secte, ou dérive sectaire ?

Comme le droit français, la Cour européenne refuse, dans cette décision, d'utiliser la notion de secte,  extrêmement dangereuse dans la mesure où elle est généralement définie par la doctrine à l'aune de la notion de religion. Autrement dit, une religion serait une secte qui a réussi, et une secte serait une religion en devenir. Cette définition, adoptée aux Etats Unis, constitue en réalité un moyen pour les sectes d'affirmer leur légitimité, en se présentant comme un groupe de fidèles réunis autour d'une foi partagée. Tel est le cas des Témoins de Jéhovah qui parviennent, peu à peu, à obtenir le statut de religion, avec l'aide de la Cour européenne.

Accepter que les Témoins de Jéhovah soient considérés comme une religion ne conduit cependant pas à étendre ce statut à tous les groupements dirigés par des gourous plus ou moins allumés, plus ou moins dangereux pour les adeptes, parfois fort peu nombreux.

C'est la raison pour laquelle le droit français se réfère à la notion de dérive sectaire, qui s'applique lorsqu'un groupement "poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités". Cette formulation, issue de la loi About-Picard du 12 juin 2001, donne ainsi une définition pénale de la dérive sectaaire. Il n'y a pas de lutte contre les sectes, mais une lutte très affirmée contre la manipulation mentale, l'abus de faiblesse, l'escroquerie, la pédophilie, et autres pratiques illicites. 

Sur ce point, la Cour européenne semble infléchir quelque peu  une jurisprudence qui reposait traditionnellement sur la notion de "secte à caractère religieux". Le groupement ainsi qualifié pouvait bénéficier du statut de religion. Celui qui ne recevait pas cette qualification pouvait voir son activité soumise à restrictions en raison du danger qu'il représente. En l'espèce, la Cour ne reprend pas cette distinction, et se borne à rappeler la légitimité de la lutte des autorités suisses contre un mouvement sectaire considéré comme dangereux. Sur ce point, elle se rapproche de l'approche réaliste du droit français, et contribue à légitimer la lutte contre les dérives sectaires.

Lien vers ce blog LIBERTE LIBERTES CHERIES

vendredi 27 juillet 2012

la C.E.D.H. déboute le mouvement raélien suisse.




Cet été, le 13 juillet 2012, la Cour européenne a confirmé, réunie en Grande Chambre, que la Ville de Neuchâtel en Suisse, était fondée à refuser de mettre à disposition du Mouvement raélien suisse les panneaux de la Ville en vue d'une campagne d'affichage dudit mouvement.

En attendant une étude approfondie des conséquences de cet important arrêt, pour le consulter, suivez ce lien.

mardi 26 juin 2012

ferme des deux soleils: courts extraits du site remiremontinfo.fr





C’est fini pour le magasin bio ouvert au Thillot par la Ferme des deux soleils. Il vient de fermer ses portes comme les autres magasins ouverts en Haute-Saône. « Le local est à louer » indique Raymond Dechez, journaliste à Radio des Ballons.
(...)
S’ils travaillent entre 12 à 15 heures par jour, les membres ne sont pas rémunérés. Ils sont considérés comme des bénévoles tout en devant payer le gîte et le couvert mais aussi des outils et même l’agencement des magasins.

15 juin 2012

lundi 25 juin 2012

conférence sur la pédagogie Steiner dans la banlieue dijonnaise


D'après Le Bien Public du 23 juin 2012, Un professeur de l'Ecole Mathias Grünewald de Colmar a tenu à Plmbières les Dijon une conférence: court extraits de l'article:

Il a mis en valeur les inté­rêts de cette pédagogie pour le respect des rythmes de l'enfant, pour son ouverture sur l'autre et sur le monde, et pour l'attention portée au développement global de chaque enfant.(...) Cette soirée a aussi été l'oc­casion de présenter l'asso­ciation qui a pour but d'or­ganiser d'autres conférences sur les alternatives pédago­giques présentes en Europe (jardins d'enfants en Alle­magne, système éducatif fin­landais... et qui envisage de mettre en place des ateliers pour les enfants le mercredi, avec des intervenantes for­mées à la pédagogie Steiner Waldorf, dès la rentrée de septembre, dans l'agglomé­ration dijonnaise.

Reprenons DANS LE TEXTE un extrait de l'inspisrateur de cette pédagogie, Rudolf Steiner :Prenons quelques extraits d’un ouvrage paru chez l’éditeur qui diffuse la pensée de STEINER, extraits qui ne se suivent pas nécessairement.





les bases spirituelles de l’éducation

En éducation, nous devons pouvoir atteindre la nature humaine en son entier ; or, elle comporte un corps, une âme et un esprit.
Si l’on comprend bien l’éducation, on en arrive à ne pas chercher uniquement la connaissance de Dieu pour l’apaisement du cœur, mais on cherche à réaliser la volonté de Dieu afin d’agir selon ses intentions. L’éducation repose alors sur cette base spirituelle dont je vais vous parler dans les jours qui vont suivre.
Toute la vie de l’enfant jusqu’à sa 7ème année est une constante imitation de ce qui se passe autour de lui (...) l’enfant est tout entier un organe sensible.
Observons le changement qui s’est produit dans l’enfant entre la 7ème et la 14ème année. D’organisme sensible qu’il était , il est devenu entièrement âme. Pas encore esprit, pas encore celui qui attachera la plus grande valeur à la logique, à l’intellect, ce qui n’arrivera que lorsque quelque chose durcira dans son âme. (...) l’enfant n’a pas encore besoin de la logique tandis qu’il n’a besoin de notre âme, de notre humanité.
Que doit-être le maître pour qu’il devienne cette autorité évidente, ce médiateur entre l’ordre divin du monde et l’enfant? Là est le nœud du problème.
Lorsque l’enfant qui a été soumis à l’autorité atteint la puberté, il acquiert par ce changement physiologique un rapport tout différent avec le monde extérieur. C’est maintenant l’heure où l’esprit s’éveille dans l’être humain. C’est le temps où l’adolescent cherche à comprendre dans tout l’élément du langage ce qui exprime l’élément rationnel, logique. Maintenant, nous pouvons faire appel avec quelque succès à l’intellect au moyen de l’éducation et de l’instruction.

Le compte rendu de la conférence ne fait nulle adhésion à cette théorie spiritualiste. Nous ne pouvons que nous interroger: inspire-t-elle toujours les pédagogues qui s'en réclament? Ont-ils pris du recul? Si oui, en quoi? Autant de questions qui n'ont pas de réponse claire, faute d'avoir été posées par les éducateurs qui se réfèrent à l'anthroposophie de Rudolf Steiner.